scène xxm
LesMemes, B AYARD, ensuite les deux Chevaliers et.MONMOKEAU.
BAYARD Hé bien '.Mesdames, vous savez que la victoire
a couronne nos armes
RE CXI LIN- Oui, M. Bavard, j'ai tout dit dans le plus grand
détail .
BAYARD j'ajouterai donc seulement que NassaW a levé le siège de Me'zières . Il a voulu un instant résiste, a mes bataillons; mais nous avons aperçu de loin les bannières du Roi: c'était un ordre de vaincre, et nous avons obéi . - Mad.de SANCERRE .
; Mais, Chevalier, je n'aperçois pas vos deux
compagnons d'armes ! (On les aperçoit dans le fond.) BAYARD (à part.) Je veux éprouver son cœur, (haut) Tous les deux ont fait des prodiges....
Mad.de SANCERRE- Monsieur de Montmorency! . . .
S'est exposé beaucoup trop, et . . . . Mad.de SANCERRE-
Ciel ! serait-il mort !
BAYARD
Rassurez vous, Madame, le voici.
Mad.de SANCERRE (avec foie, et s'appnyaiît sur MadamedeTavannes.) Ah! Chevalier, combien vous m'avez effrayée !
Mad.de TAVANNES (avec joie) C'est lui qu'elle aime.
BAYARD
Messieurs, l'un de vous doit être l'amant, Vautre l'ami; d'Hannebaut ?... .
d'hannebaut.
C'est moi qui suis 1 ami !
MONTMORENCY (tombant a ses pieds.) Quoi, Madame, il se peut !;...
Mad.de SANCERRE.
Levez-vous, Montmorency, j'espère que votre ami me pardonnera et m'oubliera.
d'hannebaut.
Madame, X moitié de ce que vous demandez
est déjà beaucoup.
BAYARD (a Madame deTavannes.) Ne consolerons-nous pas ce pauvre d'Han-
nebaut!
Mad.de TAVANNES.
On pourrait y penser, mais les consolations sont l'ouvrage du tems.
MONTMORENCY
Mon ami, voila le premier triomphe que nous ne partageons pas.
d'hannebaut.
j'en conviens, mais je partage au moins ton
bonheur!