SCÈNE XXIV et dernière
Les Mêmes, LE PAGE, PHILIPPE-
PHILIPPE(pleurant.) Je veux lui parler, laissez -moi lui parler!
LE PAGE
Eh bien! qu'est-ce que tu veux, rival, est-ce qu'on pleure aujourd'hui-
Mon gênerai» je suis bien heureux d'avoir été délivre par vos soldats, mais je suis bien malheureux de ce qui m'est arrivé,ce n'est pas ma faute! Je vous en prie faites moi grâce! BAYARD
Que veux tu-dire? releve-toi .
PHILIPPE
Vous savez ben la lettre dont vous m'avez charge, et ben en traversant le camp des ennemis, j'ai été arrête, ils m'ont fouille'; ils ont trouve' la maudite dépêche, je n'ai pas eu le temps de la de'chirer et ils 1 ont lue, ne me punissez pas. . . . [e
vous prie !
BAYARD
Te punir !. . . . c'est toi qui a sauve' Me-
zieres
PHILIPPE(sautant.) J'ai sauve' Mezieres ! je ne m'en doutais pas.
BAYARD
Au lieu d'une punition, c'est un récompense qu'il te faut .
PHIL1PPR (prenant Fanchette.) La v'ià ma récompense, je la tiens!. . .
LE PAGE
Rh bien! Mademoiselle Fanchette, vous la laissez prendre, et moi donc.
FANCHETTE
Oui, j'entends» vous êtes bien gentil, joli vilain petit page, mais c'est égal, j'ai me Philippe, j'aime Philippe, c'est décidé . ...(.avec un gros soupir.) J'aime Philippe .
im-
PHILFPPR.
'Oui, bel homme, elle aime Philippe. ' LR PAGR.
Monseigneur, le Comte de. S*--.- Paul qui coi mande l'avant-garde du Roi, arrive en ce moment j il est chargé de vous remettre le brevet de lieutenant-général et le grand Collier de st.- Michel.