‹ Bayeux à la fin du XVIIIe siècleChapitre 6 sur 35 · OG · texte numérisé non relu

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ressait vivement. C'était vers elle que l'appelaient ses goûts et ses inclinations particulières. La visite significative du port de Cherbourg fut la plus importante démarche qu'il ait faite pendant son règne avant la Révolution. L'Angleterre et M. Pitt, le célèbre ministre, en conservèrent un durable ressentiment (*).

Dès 1781 M. le prince de Condé et M. le duc de Bourbon, son fils, étaient venus a Cherbourg avec les ministres de la marine et de la guerre. Ils visitèrent la rade, firent faire des sondages sous leurs yeux, et ces opérations amenèrent la fixation définitive de la direction que devait occuper la Digue, de l'Est à l'Ouest (s). Ces deux Princes ne s'arrêtèrent point a Bayeux.

Lorsque Louis XVI se fut décidé à venir lui-même donner par sa présence une sanction a cette hardie et gigantesque entreprise, il envoya, comme son précurseur, M. le comte d'Artois , son plus jeune frère, visiter les préparatifs de ces travaux. Ce Prince accompagné de M. le duc d'Harcourt , gouverneur de la province, de MM. de Vaudreuil, de Crussol, de Mailly, de Puységur, du prince d'Hénin et du chevalier de Coigny, arriva à Bayeux le 21 mai 1786, et descendit directement au palais Episcopal, malgré l'absence de Mgr de Cheylus, que ses fonctions d'aumônier de Mrae la comtesse d'Artois retenaient a Versailles. ïl repartit le lendemain pour Cherbourg d'où il revint le 29 du même mois. Le Prince dîna chacun de ces jours au Palais dont les honneurs lui furent somptueusement faits au nom du Prélat. Il admit a son audience tous les Corps de la ville; mais il n'en invita aucun à prendre part au dîner. L'étiquette de cette époque ne permettait pas aux Princes de faire asseoir a leur table les

i') Mémoires de Mme Campan. T. II. p. 188. (-) Histoire de Cherbouro, par Vérusmpr.

autorités civiles. Le major-commandant du régiment de Lorraine, M. de Boulon, tut le seul invité, et les Corps de la ville assistèrent, mais debout, au repas H.

On fut charmé de cette figure gracieuse , de cette tournure chevaleresque qui faisaient de ce Prince l'idole de la Cour; mais on lui tint une certaine rigueur de la frivolité et de l'étourderie de son âge, défauts qu'on pardonne aisément dans les jours heureux, et qu'on se rappelle dans les jours de disgrâce. Que d'événements entre ce premier voyage et le dernier où, quarante-quatre ans après , successeur de ses deux frères, et renversé du trône, il venait au même port s'embarquer pour son troisième et dernier exil !

Le voyage du Roi suivit, un mois après, la visite du comte d'Artois. Il avait été précédé par le ministre de la guerre, M. de Ségur, et par le ministre de la marine, M. de Castrics. Tous les mémoires contemporains s'accordent a proclamer l'allégresse publique que ce voyage fil éclater sur les pas de Louis XVI, Il n'y avait alors dans les provinces nulles dissensions, nulles divisions, et les transports de la joie générale n'étaient point suspects d'être le témoignage du triomphe d'un parti.

Le Roi arriva au château d'Harcourt le 21 juin 1786. Le duc d'Harcourt n'avait rien négligé pour rendre la réception digne du Monarque qui l'acceptait et du grand seigneur qui l'offrait (2). Quand le Roi eut monté les dernières marches du perron du château, le Duc l'invita à se retourner pour jouir du spectacle qu'offrait une population immense couvrant les campagnes et les coteaux voisins, exprimant sa joie par ses acclamations. « Ah ! M. le Maréchal, s'écria Louis

(') Reg. de l'Hôtei-de-Ville. 1786.

(2) On conserve encore an château un portrait de la duchesse d'Harcourt dans le costume qu'elle avait choisi pour recevoir le Roi.

XVI en lui prenant la main, votre château est bien beau , mais ce que vous venez de me faire voir est bien mieux encore (') ».

Les habitants de Bayeux s'étaient flattés que le Roi, à l'exemple de son frère, déjeunerait ou dînerait dans leurs murs ; mais une lettre du duc d'Harcourt du 16 juin H avait détruit ces espérances. On expliqua dans le temps cette lettre par une mésintelligence entre l'Evêque de Bayeux et le duc d'Harcourt qui employa son influence pour priver le Prélat de par^ tager avec lui l'honneur de recevoir le Roi.

Par suite de cette rivalité, ce fut a Ste-Croix-Grandtonne, dans une ferme, sur le bord même de la route de Caen à Bayeux, à mi-chemin entre ces deux villes, que le Roi s'arrêta pour prendre son déjeuner. Le château de M. le marquis de La Guiche n'était qu'à quelques pas de la, mais soit que M. le duc d'Harcourt eût voulu être le seul seigneur normand qui reçût le Roi sous son toit , soit, comme on l'a dit dans le temps, que le chemin qui conduisait au château fût en mauvais état, ce déjeuner dont des œufs et des fruits, dit-on, firent tous les frais, eut lieu dans la ferme (*), chez un fermier, nommé Cussy, dit Gérême.

La tradition rapporte que le Roi daigna s'entretenir avec la fille de son hôte d'occasion, et que celle-ci encouragée par cette indulgente bonté lui raconta que son père refusait son

(') Le château de Thury-Harcourt était considéré comme une demeure royale. On lit dans la charte du mois de septembre 1578 qui érigea cette baronnieen marquisat au profit de Pierre de Montmorency qu'elle était accompagnée d'un beau château et forte place qui démontre grand signe et marque d'ancienneté, et auquel nous (Henri III), les princes de notre sang et seigneurs de notre suite pouvons loger quand notre chemin s'y adonne.

(2) Reg. manusc. de l'Hôtel-de- Ville. — Corresp. 1786.

(3j Cette ferme appartient aujourd'hui à Mme la comtesse de Chastenet. tille du marquis de la Guiche qui a péri révolulionnairement, et à qui sa piété fdiale a fait élever un monument funèbre dans l'église de Stc-Croix.

consentement à son mariage à cause de l'indigence de celui qu'elle aimait. Le Roi pouvait lever cet obstacle en dotant le jeune couple. Il le fît avec une bonhomie charmante, et faisant remettre au père une bourse bien garnie, il obtint le consentement jusques-là refusé (!). De ce jour, cette ferme qui portait alors le nom de la grande bâtisse a pris celui à' Hôtel Fortuné, nom de bon augure qu'elle a toujours conservé depuis. La nappe qui couvrit la table du Roi, la serviette et le verre qui lui servirent ont été précieusement gardés pendant longtemps dans la famille du fermier, en témoignage de cette hospitalité (2).

Dans toute la route, le Roi trouva sur son passage les paysans endimanchés , accourus , les curés a leur tête, pour le saluer de leurs acclamations. C'était a qui se signalerait par quelque témoignage d'un plus démonstratif respect. Au relai de Bretteville-l'Orgueilleuse, entre Caen et Baveux, son portrait brodé en or et en soie lui fut présenté, accompagné d'un bouquet, et le curé y joignit un compliment en vers où le sentiment l'emportait sur le talent du poète.

Le Roi arriva à Baveux le jeudi 22 juin, a une heure et demie de l'après-midi. C'était le premier souverain que cette ville recevait dans ses murs depuis François Ier qui y avait séjourné quelques jours en lo32. Louis XVI avait dans sa voiture M. le duc d'Harcourt, gouverneur de la province, le prince de Poix, capitaine des gardes, le duc de Villequier , premier gentilhomme de la chambre, et le duc de Coigny, premier écuyer. Il traversa la ville au pas, trouvant sur son passage le régiment de Lorraine bordant exclusivement la

(2) Des recherches faites dans la contrée ont appris que cette anecdote est vraie : seulement ce ne fut point la fille du fermier que le Roi gratina, mais une fille d'un village voisin qui osa s'approcher de lui et solliciter sa bonté.

('-) 11 y a moins de vingt-cinq ans qu'un de ses petits enfants refusa de vendre ces objets. On ne sait aujourd'hui ce qu'ils sont devenus.

haie H. Il y fut accueilli par les plus ardentes acclamations. Il avait été ordonné que pour laisser aux habitants la faculté de jouir plus longtemps de la présence du Roi qui ne pouvait s'arrêter que quelques minutes, les relais seraient préparés sur la place Saint-Patrice ? h l'autre extrémité de la ville. Arrivé sur cette place, le Roi trouva le corps municipal et tous les corps de la ville, le chapitre à droite et le bail— lage à gauche. Toute harangue avait été interdite. M. le duc d'Harcourt, en sa qualité de gouverneur de la province, ayant fait le signal d'approcher, le maire, M. Larcher de La Londe, se présenta à la portière a la tête du cortège, et offrit au Roi les clefs de la ville dans un bassin d'argent (*). Le Roi les reçut avec bonté, d'un air satisfait et affectueux , et les confia à M. le duc d'Harcourt.

Ayant remarqué dans le cortège un vieillard décoré du cordon rouge que son âge empêchait de se mêler a la foule , il apprit que ce vieux guerrier était M. de Saint- Vast, officier général, qui avait gagné ses grades sur les champs de bataille et notamment pendant la guerre de Sept Ans. Il le fit approcher de sa voiture et lui parla avec une affabilité qui fit verser des larmes au vieux soldat.

Le Roi touché de l'enthousiasme de cette foule qu'il saluait d'un air riant et content, prolongea de quelques instants le temps du relai, et se plaça a la portière de sa voiture de manière à être vu de la population qui se pressait au-

(') Il y avait cependant à Bayeux une milice bourgeoise, organisée en cinq compagnies, conformément aux Edits de 1694 et 1708 ; mais suivant les règlements militaires la milice bourgeoise ne pouvait prendre les armes dans les villes où il y avait garnison.

(*) Ces clefs et ce bassin sont conservés à la Bibliothèque. Ils avaient été confectionnés à Bayeux par M. Desmares, orfèvre, et avaient coûté 101 liv. — Une délibération du 15 avril 1790 avait ordonné qu'il en serait fait hommage à la nation a titre de don patriotique. Mais heureusement ils ne furent point envoyés.

tour de lui. Enfin après avoir joui, pendant une demi-heure à peu près, de ces témoignages de l'amour du peuple bayeusain, il continua sa route vers Saint-Lo. Pour faciliter l'accès de cette roule à partir de la place Saint-Patrice, l'administration avait fait aplanir et dresser un passage le long de l'enclos des Bénédictines, et depuis ce moment ce passage prit le nom de Rue Royale qui lui fut donné, a cette occasion, par une délibération du Conseil général de la ville (*).

Le Roi passa quatre jours a Cherbourg au milieu d'un spectacle non interrompu de fêtes maritimes si nouveau , si intéressant pour lui. Il assista entr'autres a un combat naval, et navigua plusieurs fois en pleine mer, a bord du vaisseau le Patriote, amère dérision de la fortune qui attachait le pavillon royal au grand mât d'un vaisseau portant un nom qui devait plus tard servir de ralliement à ses ennemis !

L'enrochement de la Digue, cet ouvrage digne des plus beaux jours de Rome , se pratiquait alors par le moyen des Cônes (2). On fît amarrer, immerger et remplir un cône devant lui. Dans un brillant canot, orné d'une tente magnifique, manœuvré par deux cents rameurs vêtus de blanc et ceints d'une écharpe rouge, commandé par un capitaine de vaisseau (M. La Couldre de la Bretonniôre), le Roi , naviguant bord à bord avec un cône richement pavoisé, monté de cent personnes , traversa une escadre de dix-sept bâtiments de guerre , au bruit du canon des vaisseaux et' des forts et se rendit sur le huitième cône déjà rempli, et qu'on avait magnifiquement préparé pour le recevoir. Plus de cent mille personnes accou-

(») Reg. des délibérations de l'Hôtel-de-Ville. 1786.

(2) Grande caisse de soixante pieds de haut et soixante pieds de base, composée de gros madriers liés avec du fer, qu'on coulait et qu'on remplissait de pierres, au lieu où l'on établissait la digue. Quatre-vingt-dix étaient jugés nécessaires. Chaque cône devait coûter de 110 à 150,000 livres.

rues de toutes parts bordaient le rivage. La mer était couverte de barques , de chaloupes, de bâtiments de toutes dimensions portant une foule empressée et d'où sortaient sans cesse ou les accents de la musique, ou les cris de Vive le Roi. Né de sang royaliste, mon enfance fut bercée aux récits de ces fêtes, contraste douloureux avec les tempêtes qui grondaient déjà.

Après avoir passé a Cherbourg quatre jours, les derniers beaux jours peut-être de sa vie , le Roi reprit le chemin de Versailles, et passa de nouveau par Bayeux le lundi 26 juin à trois heures de relevée. Le Maire était monté à cheval et précédait la voiture du Roi pour lui servir de guide, depuis l'entrée de la ville jusqu'au relai. Le Roi reçut de nouveau sur la place Saint-Patrice (l) les hommages des différents corps de la ville. Sa physionomie exprimait la satisfaction et la joie. On remarqua que les personnes admises dans son carrosse au retour n'étaient pas les mêmes que celles qui l'accompagnaient a son premier passage. Il y avait fait monter les ministres de Ségur et de Castries, M. de La Rochefoucault-Liancourt , grand-maître de la garde-robe, et M. le marquis de Lafayette (2) qu'il avait trouvé a Cherbourg et qui trois ans après devait devenir la terreur de la Royauté. Le Roi ne s'arrêta que quelques instants. Un courrier envoyé par lui l'avait précédé et avait rapporté aux officiers municipaux le bassin et les clefs d'argent qui lui avaient été offerts, et dont , par inadvertance, M. le duc d'Harcourt était resté saisi (s).

(') Dans l'intervalle du passage au retour une délibération du Conseil général avait donné à cette place le nom déplace Royale, et à la rue partant de l'église St-Vigor-le-Petit allant rendre au marché au Bois ( aujourd'hui rue Tardif) le nom de rue comte d' Artois, en souvenir du passage de ce prince.

(2) Histoire du duché de Normandie. — Goubes.

(5) A son retour de Cherbourg le Roi le nomma gouverneur du Dauphin

Ce passage du Roi par Bayeux (') ne laissa pas seulement des souvenirs de sentiment, mais il fut marqué aussi par des actes de la munificence royale qui ont contribué plus tard à l'embellissement de la ville. La porte Arborée, dernier vestige des anciennes portes murales de la ville du moyen-âge, ainsi qu'une seule tour, la tour Louise, existaient encore, et non-seulement étaient inutiles, mais étaient nuisibles a la facilité des communications.

La porte Arborée, placée à l'extrémité de la rue des Chanoines, formait un engorgement périlleux pour les voitures. C'était l'une des raisons pour lesquelles l'administration avait ouvert la rue Royale pour le passage du Roi. Ce Prince sur la demande qui lui en fut faite, à cette occasion , en ordonna la démolition et fit don a la ville des matériaux qui en proviendraient (2K

L'ancien château féodal, bâti par le duc Richard IBr, avait été en partie détruit. De son enceinte, de ses tours, de ses murs, il ne restait plus que des ruines, mais ces ruines, mais le sol qui les portait étaient la propriété de l'Etat. La ville n'y pouvait faire ni travaux ni embellissements. L'administration municipale était depuis dix années en réclamation à

Louis, qui mourut à Versailles le 4 juin 1789. Le père du duc d'Harcourt mort en 1783, avait une immense popularité dans la province où il avait laissé le souvenir de nombreux services et de grands bienfaits. Son oraison funèbre fut prononcée dans l'église St-Pierre de Caen par dom Gallis de Mesnilgrand, prieur de l'abbaye Saint-Etienne, et fut citée comme une œuvre fort remarquable.

(*) Les dépenses occasionnées par ce passage, y compris les clefs et le bassin d'argent, s'élevèrent à 916 liv, 3 s. 6 d. — Registre de l'Hôtel-de- Ville. — 1786.

(*) Lettre de MM. de Ségur et de Caux. — Septembre 1786. — Cette démo lition eut lieu dans l'hiver de 1789, malgré l'opposition de Mme la marquise de Campigny qui réclamait des droits sur cette porte à cause du fief principal de son marquisat, et qui vint, elle-même en personne, sur les travaux protester par une clameur de haro dont elle fut déboutée par une

ce sujet auprès du gouvernement ('). Des mémoires avaient été présentés, des échanges proposés, une instruction commencée. L'affaire était sans cesse renvoyée de l'intendance au conseil du Roi, du conseil à l'administration des domaines, de cette administration au ministère de la guerre, de ce ministère à celui des finances ; rien n'aboutissait au terme désiré. Un mémoire ayant été remis au Roi par le Maire pendant que S. M. s'était arrêtée sur la place Saint- Patrice, appela son attention sur cette affaire, et peu après le retour du Roi à Versailles, la concession des matériaux , et celle du vaste emplacement qui forme aujourd'hui la place Saint-Sauveur, des murs et de tous les fossés, fut faite à la ville (2), ce qui a permis de changer et d'améliorer complètement la face de plusieurs quartiers.

Le détour que le Roi fut obligé de faire par Saint-Lo pour se rendre a Cherbourg l'avait étonné. Il apprit qu'il était rendu nécessaire par les obstacles que le Petit Vey apportait à la communication directe du Bessin avec la presqu'île du Gotentin, que depuis longtemps le projet de relier l'un a l'autre par un pont avait fixé l'attention des intendants, mais sans produire aucun résultat. A son retour à Gaen P), il fit appeler M. Le Fêvre , ingénieur en chef de la généralité, et lui ordonna de mettre la dernière main aux plans et études com-

sentence du baillage en date du 18 décembre 1789. Les armes des Hamon, anciens seigneurs de Carapigny, figuraient en relief au-dessus de cette porte. Ces seigneurs étaient tenus d'en faire la garde à leurs frais en temps de guerre, et prenaient le titre de Maréchal hérëdital de la ville et cité de Bail eux.

(') Dès 1771 la ville avait fait élever devant le château une esplanade sur l'emplacement des fossés et de quelques jardins y attenant.

(2) Lettre de MM . de Ségur et de Caux déjà citée.

(3) Le Roi retourna à Paris par Honfleur et le Havre. Il s'embarqua sur un bâtiment nommé Y Anonyme, et subit une rude traversée de trois neuves.

mencés pour construire un pont sur le petit Vey, et pour dessécher la baie inondée par les eaux de la mer, afin de rendre ce terrain a l'agriculture et d'améliorer la salubrité du pays (*). La Révolution vint mettre un obstacle momentané à l'exécution de ce double projet, dont la première partie a été terminée en 1824 (2), et dont la seconde paraît devoir être entreprise en 1857, plus de soixante-dix ans après (3).

(') Histoire du duché de Normandie.— Goubcs.

{-) Le pont du Polit- Vey et la chaussée ont été litres à la circulation le 1" mai 1824.

(3) Décret impérial du 1" juillet 1856 qui accorde la concession delà baie des Veys.

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