MESSIRE M. -RAPHAËL CAILLÉ-JASMIN
Huitième curé de Saint-Clément (1881-1886)
Monsieur Pierre- Eucher Lussier (1886-1904)
Le neuvième curé de Beauharnois futile chanoine Pierre-Eucher Lussier. Il était né à Boucherville le 21 octobre 1835, d'Antoine Lussier, cultivateur, et de Marie- Anne Roch-Célérier; il fit ses études, grâce à la protection de M. Pépin, curé de Boucherville, au collège de Saint-Hyacinthe et au séminaire de Montréal. Il fut ordonné prêtre à Montréal le 2 septembre 1860 par Mgr Bourget. Il fut d'abord vicaire à Laprairie (1860-1862) puis à Boucherville, chez son protecteur M.
Pépin, de 1862 à 1886. En 1868, il partit avec le premier détachement des Zouaves canadiens pour Rome ; il y fut l'assistant de l'abbé E. Moreau à l'aumônerie des Zouaves canadiens; il suivit aussi des cours de droit canonique, et le 17 août 1870 il reçut le titre de docteur. Le 20 septembre de la même année il fit, en compagnie de M. Archambault, curé de Saint-Hughes, et de M. Primeau, futur curé de Boucherville, un pèlerinage aux Lieux Saints de Jérusalem. Il revint au Canada en 1871.
Il fut d'abord vicaire desservant de Boucherville jusqu'à la mort de M. Pépin, son protecteur, le 29 décembre 1875. Appelé à l'évêché de Montréal en janvier 1876, il fut
Le Personnel paroissial: les Curés
nommé, deux ans plus tard, chanoine et chancelier du diocèse. En juin 1879, il était desservant, puis en 1880, curé de Saint- Henri-des-Tanneries; en 1882, Mgr Fabre le nommait curé de Contrecœur. Enfin, en 1886, le Chanoine Lussier était nommé curé de Saint-Clément de Beauharnois; il resta à ce poste pendant 18 ans, jusqu'au 1er octobre 1904. A cette date, il se retira à l'hospice Saint-Joseph, et y mourut le 24 décembre 1911. Le 6 septembre 1910, dans l'intimité du presbytère de Beauharnois, il célébrait ses noces d'or sacerdotales.
A Saint-Clément, son administration fut remarquable: au presbytère il fit ajouter une aile, pour la construction de laquelle il prêta à la fabrique $3,000.00 à 5% à fonds perdu, et amena l'eau de l'aqueduc ; à l'église il fit crépir les murs, acheta une nouvelle cloche, procura de magnifiques ornements, des chandeliers, des
statues, des bannières, des vases sacrés. Jusqu'à son arrivée à Beauharnois, seules existaient la confrérie du Saint-Rosaire, la société des Dames de Sainte- Anne, et celle de la Tempérance ;(1) quand il quitta la cure en 1904, Saint-Clément avait l'Union de