MANNY
et du chœur de l'église actuelle.
tées, chez Darling,
Les Établissements paroissiaux
remplies au ciment. Cependant, ce ne fut qu'en 1888, pendant l'administration de M. Lussier, que cette affaire de cloche fut terminée. Il fut parfois question de procéder par voie judiciaire contre le vendeur Darling; en 1888, M. Lussier résolut la question en vendant la vieille cloche pour $240.00 et en en achetant une nouvelle (Chanteloup) de 1,860 livres pour $636.
Cette nouvelle cloche fut bénite par M. le curé Lussier le 9 décembre 1888 et baptisée sous les noms de Marie-Clément- Joseph qui étaient les noms de l'ancienne cloche. La cloche qui était en usage avant 1871 a servi, depuis lors, à l'hospice Saint-Joseph.
Vers le temps que s'élevaient les tours, les paroissiens de Saint-Clément songeaient à achever aussi Y intérieur de l'église; en 1868, l'on confiait à M. Nicolas Manny le soin de faire le travail de décoration, comme il avait fait celui du chœur en 1859; bientôt, cependant, ce contrat fut brisé, et ce ne fut qu'en 1874 que la décoration intérieure de l'église fut faite par l'artiste-peintre James Weston, de Montréal, au coût de $4,000.
En 1871-1872 eurent lieu de grands travaux de réparation; depuis quelque temps, la voûte de l'église laissait à désirer; un rapport de MM. N. Manny, J.-R.
Poitras et Augustin Laberge l'avait déclarée dangereuse. Le temps parut venu d'une réparation générale de l'édifice. Une requête de 207 habitants de Saint-Clément — du 23 mars 1871 — demandait à l'évêque la permission de faire ces travaux. L'abbé H. Moreau fut envoyé à Beauharnois comme commissaire enquêteur. Son rapport fut favorable à l'entreprise des travaux. Il demandait: 1° Une nouvelle couverture de l'église, avec combles plus à pic si possible; des châssis doubles; des enduits aux murs intérieurs. 2° Une nouvelle voûte de l'église; l'achèvement des
jubés latéraux; l'amélioration de l'intérieur de la sacristie. 3° Un chemin couvert. Le rapport était approuvé par l'évêque le 12 août 1871.
Conformément à ce rapport, le 21 septembre, des syndics étaient nommés "pour surveiller les travaux de réparation de l'église et de la sacristie:" ces syndics étaient MM. Moïse Branchaud, C. R., président, Louis-Antoine Bertrand, Louis Hainault, Bénoni Monpetit et Luc Paquette.
Le 5 septembre 1872, les syndics comparaissaient devant Mtre Joseph Léonard, N.P., pour faire un acte de répartition. La répartition — de $16,000— affectait des biens évalués à $310,950; elle devait se faire pendant six ans en deux versements. Voici le détail des travaux à faire: "Toiture; tringler les murs; glacer les murs; calfeutrer les châssis; faire des châssisdoubles; faire un chemin couvert et ouvrir une porte au côté de l'église; remplacer les colonnes des jubés par des piliers; faire les galeries des jubés; réparer la sacristie; boiser l'église; vitrer les châssis en verre colorié; décorer les murs en ornements de style renaissance et les colonnes en imitation de marbre."
L'architecte fut M. Lévesque, de Montréal; l'entrepreneur, M. Valiquette, aussi de Montréal; le décorateur, M. James Weston, de Montréal.
Les travaux commencèrent immédiatement. En 1872, les bancs étaient concédés d'après un nouveau règlement qui a fait loi jusqu'ici pour Saint - Clément.(1) En 1874, le vieux banc d'œuvre est rem-
(1) Voici le résumé de ce règlement: 1° Chaque banc à crier devra être annoncé deux dimanches ou fêtes consécutifs. 2° Il sera laissé au dernier et plus haut enchérisseur pour argent comptant. 3° Seuls les paroissiens majeurs et jouissant de droits civils peuvent avoir un banc. 4° Un seul banc à chaque paroissien. 5° Le preneur d'un banc peut le
Histoire religieuse de Beauharnois
placé par le premier banc dans la petite rangée du côté droit. En 1874 James Weston décore l'église; l'année suivante, . changement définitif du banc d'œuvre. En 1876, l'on prépare des bancs pour les élèves du collège au jubé de l'orgue. En 1877, M. Philippe Deslauriers— pour $900.00— couvre l'église du côté est, et, en 1879, la sacristie et le presbytère. En 1877 aussi, dédi-
légale de 1871 se firent au milieu de graves difficultés de fabrique consignées aux registres; il serait d'autant plus inutile de les narrer qu'elles sont étrangères aux travaux euxmêmes. Il s'agissait simplement de savoir jusqu'à quel point le marguillier en charge est tenu de rendre ses comptes à la fabrique, et les cours décidèrent que ce devoir est strict et absolu.