‹ BeauharnoisChapitre 47 sur 107 · SYNDICS DE · texte numérisé non relu

SYNDICS DE

(1) Moïse Branchaud. — (2) Louis-Antoine Bertrand. — (3) Bénoni Montpetit. — (4) Luc Paquette. — (5) Louis Hainault, N.P.

cace des deux autels latéraux par Mgr Fabre. En 1879-80, le système de chauffage à eau chaude est inauguré dans l'église. En 1881, la fabrique cède gratis un banc au curé. (,) Les travaux prévus par la répartition

En 1881, les syndics rendirent leurs comptes; ils avaient reçu $16,268.54 et dépensé $13,280.51.

Depuis cette réparation générale de 1871- 1881, il n'y a guère eu de travaux considé-

garder toute sa vie ou le remettre. (>° La veuve peut garder le liane de son mari défunt aussi longtemps qu'elle reste veuve. 7° Les enfants ont le privilège de racheter le banc paternel immédiatement après l'adjudication en payant le prix adjugé. 8° Le prix d'adjudication est le moulant de la rente annuelle.

9° La rente est payable au marguillier en charge. 10° Si le preneur ne paie pas avant le 31 décembre, la fabrique reste en possession du banc.

(1) En 1904, cette concession d'un banc — No 54 — a été renouvelée en faveur du curé actuel, M. Xepveu.

Les Établissements paroissiaux

râbles jusqu'à la restauration de 1919.

Signalons, toutefois, certains travaux et certaines dates .(1)

En 1883, la fabrique achète un nouvel orgue Brodeur au prix de $2,000; il remplaçait le 1er orgue construit — $600 — en 1852. En 1890, l'on crépit les murs de l'église. En 1896, l'on peintura la couverture de l'église, l'on plâtra l'intérieur des tours. En 1900 l'on répare le paratonnerre brisé par la foudre le 26 juin. En 1902 l'on fait des améliorations au système de chauffage. En 1908, l'orgue est reconstruit et bénit le 17 mai. En 1905, l'on répare le toit de l'église, l'on renouvelle la couverture des ponts des cloclers. En 1913, l'église et la sacristie ont un système d'éclairage à l'électricité. En 1915, Monsieur Joseph Charlebois donne $200 pour la décoration à l'électricité des chapelles de la Sainte Vierge et de Sainte Anne. La même année, l'honorable A.-A. Thibaudeau donne une statue du Sacré-Cœur et l'honorable M. Achille Bergevin, une statue de la Sainte Vierge pour le fronton de l'église.

En 1917, l'on commença à penser sérieusement au centenaire de la paroisse, et l'idée s'imposa d'une restauration en grand de l'église paroissiale; si, en effet, l'extérieur de l'église était magnifique, il était évident que l'intérieur ne l'était plus; les bancs étaient vieux et démodés,

(1) Voici quelques détails sur le mobilier de notre église paroissiale: Le chemin de la Croix qui a été remplacé en 1919 avait été acheté en 1880; les stations avaient été données ($10.00) par le juge L. Bélanger, MM. L.-R. Baker, maire, Célestin Bergevin, M. P. P., Julien Leduc, Leduc et Fortin, L.-T. Descarries, vicaire, Napoléon et Pierre Laberge, L.-A. Seers, John O'Sullivan et Achille Marchand, P.-N. Trottier, et les familles de la ville, les familles de Melocheville, les familles du Bas du Fleuve, les familles de Saint-Georges. Un chemin de croix avait été antérieurement érigé en 1848.

Vases sacrés: Un calice doré acheté par M. Charland en 1848, et deux autres calices dont l'un acheté en 1885 par les Congrégations. Un ostensoir, don du Dr Perreault, bénit par S. S. Léon XIII, le 4 novembre 1886, et deux autres; quatre ciboires.

les planchers menaçaient ruine, les peintures, défraîchies par l'usure et la poussière, faisaient oublier les belles lignes architecturales de notre temple. Pour toutes ces raisons, en 1917, les marguilliers autorisaient Monsieur le curé Nepveu "à consulter pour réparations et décorations."

En janvier 1919, une assemblée des marguilliers anciens et nouveaux déclarait: "Il n'est pas à propos d'attendre plus longtemps pour procéder à la restauration de notre église; que la fabrique avise aux moyens à prendre pour commencer ces travaux aussitôt que possible; lesquels travaux devant être faits par et aux frais de la fabrique, à même ses revenus ordinaires, et au moyen d'emprunt si besoin." Le 2 février une assemblée de paroisse confirmait et ratifiait les délibérations de fabrique de janvier précédent.

Le même 2 février 1919, une assemblée de fabrique autorisait le curé et les marguilliers "à faire préparer par MM. Gauthier et Daoust, architectes, des plans, devis et spécifications des travaux à faire à l'église et à la sacristie, à demander des soumissions et à signer des contrats." Les travaux étaient confiés à M. Joseph David, entrepreneur de Valleyfield, lequel donnait le sous-contrat de décoration à Monsieur l' artiste-peintre T.-X. Renaud, de Montréal. Ces travaux comprenaient prin-

Candélabres: Les candélabres-chandeliers du maître-autel ont été achetés par M. Charland pendant son voyage d'Europe en 1854.

Ornements: Le vestiaire de l'église est bien pourvu d'ornements grâce surtout à M. le curé Lussier; il compte un complet en drap d'or, un complet en drap d'argent, un autre en satin rouge, un autre en moire antique noire, un autre en velours noir, 3 chapes noires, 4 chapes blanches, 1 en drap dor , 1 en soie violette, 2 rouges, 1 verte.

Statues: La statue de Saint-Joseph a été donnée par Madame Tranchemontagne, les deux anges de chaque côté de l'autel sont un don de M. l'avocat Seers; les autres ont été fournies surtout par les Congrégations.

Histoire religieuse de Beauharnois

cipalement une nouvelle décoration complète de l'église, la confection de nouveaux bancs, d'un bas-chœur, d'un plancher (Mi bois-franc, le renouvellement de la boiserie latérale, 2 confessionnaux, la restauration de la sacristie, la construction d'une voûte de sûreté, le percement d'une porte du côté ouest. Ils furent exécutés aussi rapidement que le permirent des

en ciment à la façade de l'église, plancher en tuiles pour le porche. La fabrique et la paroisse acceptèrent ces réparations que permit Sa Grandeur Monseigneur l'Evêque de Valley field.

Ces différents travaux ont été menés à bonne fin: à la volonté de M. le curé Nepveu, qui a su en faire admettre l'opportunité, ont répondu chez les ouvriers une

restaurateurs de l'église (1919)

(1 et 2) MM. les architectes Gauthier et Daoust. — (3) M. Renaud, peintre-décorateur. — (4) M. J. David, entrepreneur-général.

contretemps indépendants de la volonté de l'entrepreneur.

En juillet 1919, il parut que des travaux supplémentaires s'imposaient; réparation des châssis de l'extérieur, plancher de boisfranc dans le sanctuaire, changements à l'installation de l'électricité pour fins d'éclairage, d'illumination et de balayage, ainsi que pour la soufflerie de l'orgue, perron

habileté qui en assura le succès.

Et maintenant, notre beau temple paroissial est terminé. Si déjà, en 1908, un envoyé de la Presse pouvait dire que notre église faisait l'orgueil de toute la population, que n'en dira pas celui qui la visitera après les récents travaux de restauration ? La beauté de son site, l'élégance et la majesté de ses tours et de ses

Les Établissements paroissiaux

"intérieur de l'église actuelle

(Après les réparations de 1919.)

Les Établissements paroissiaux

clochers, le fini de ses décorations, l'heureuse proportion de ses lignes architecturales, la richesse et la délicatesse de ciselure de son chœur, la commodité de ce qu'on est convenu d'appeler les améliorations modernes font certainement de notre église paroissiale un très digne objet de notre admiration et de notre vénération. Qu'ils soient remerciés et bénis, tous ceux qui ont contribué à l'élever: curés, desservants et vicaires, marguilliers et paroissiens, architectes et ouvriers! Qu'elle demeure longtemps, toujours, au haut de cette colline dont tant de générations n'ont cessé de faire la montée! Qu'elle soit pour Beauharnois une protection constante et une bénédiction.

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