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O OC

La Seigneurie de Beauharnois

daté du 1er décembre 1860. D'après ce rapport, la seigneurie avait 3,354 lots ou concessions; la valeur totale en était estimée à $402,834.00, et la compensation due par le gouvernement à $78,890.83.

6° The Montréal Investment Association*1 »

Le 18 décembre 1866, devant le notaire J.-O. Bureau, Edouard Ellice, Jr., vendait la seigneurie de Beauharnois à la Montréal Investment Association pour la somme de $276,000, plus $1,666.67 pour le fief Primeaù:(2)

7° The Montréal Investment Trust13'

Enfin, le 24 septembre 1880, la Montréal Investment Trust succédait légalement à la Montréal Investment Association, et acquérait la seigneurie de Beauharnois au prix de $240,000. C'est à cette compagnie, représentée à Beauharnois par son agent, M. le notaire J. Claver Trudeau, que sont actuellement payés les droits seigneuriaux.

Les agents seigneuriaux ont été: Francis Winter, de 1795 à 1808; Thomas McCord, de 1808 à 1810; John Milne, de 1810 à 1821; Lawrence George Brown, de 1821 à 1851; James Keith, K. Nicholson, Browning, É.-H. Bisson, J.-C. Trudeau, depuis 1851.

Primitivement, vers 1810, le château seigneurial fut à l'embouchure de la rivière

visées en concessions séparées par des routes ou montées; de chaque côté des montées, le terrain était partagé en lots longs et étroits, p.e. 3 x 30, 3 x 20, 3 x 40, etc. Chaque lot était numéroté. Ces lots étaient concédés au censitaire moyennant une redevance annuelle. Sous la domination anglaise, le même mode continua, avec addition de township, concédés pour prix de vente seulement, sans rente annuelle. Des difficultés continuelles ayant existé entre seigneurs et censitaires, le système seigneurial fut aboli en 1854. Il fut décidé ceci : le régime seigneurial serait aboli, mais des rentes seigneuriales seraient payées en compensation des anciens droits et rentes qui allaient disparaître. Les censitaires, depuis 1854, peuvent, ou bien continuer à payer la rente, pendant 99 ans à partir de 1854, et les seigneurs ne peuvent exiger autre chose; ou bien se racheter, c'est-à-dire, payer le capital représenté par la rente qu'ils paient à raison de 6 pour cent

Saint-Louis, à l'endroit aujourd'hui occupé par la résidence privée de l'agent seigneurial, M. le notaire J.-C. Trudeau.

Plus tard, en 1852, le ' 'manoir" seigneurial actuel, aujourd'hui manoir Robert, fut la résidence des agents seigneuriaux, et le bureau d'affaires était à l'endroit du bureau d'enregistrement.

Les seigneurs — quand ils venaient à Beauharnois— et leurs agents, menaient un grand train de vie; des visiteurs de marque séjournèrent au Château seigneurial, entre autres, le général Williams, commandant des troupes anglaises au Canada et administrateur du Canada vers 1855.

Les chemins de la seigneurie semblent avoir été ouverts assez tard; d'après une carte publiée par Jobin en 1802, il n'y a d'ouverts que les chemins du bord du fleuve, de la rivière Saint-Louis et de la Beauce; en 1818, le rang Sainte-Marie est ouvert, c'està-dire, un chemin allant du fleuve à la rivière Saint-Louis; en 1827, les rangs Saint- Georges et Saint-Laurent existent aussi; les autres existèrent quelques années plus tard.

C'est dans cette seigneurie de Beauharnois que furent taillées les paroisses de Beauharnois, Saint-Timothée, Sainte-Martine, Valleyfield, Saint-Louis-de-Gonzague, Saint-Étienne, Saint- Stanislas, Ormstown,

par an, et alors, les seigneurs sont tenus d'accepter et de donner quittance finale. En 1953 les seigneurs pourront forcer les censitaires à payer le capital. A Beauharnois, le taux du cens est de 10 x/i centins de l'arpent, à l'exception d'une partie de Saint-Clément et de Saint-Timothée où les rentes sont moins élevées, parce que les terrains furent les premiers concédés.

(1) Une copie du contrat de vente du 18 décembre 1866 nous a été gracieusement fournie par M. E.-Z. Massicotte, archiviste au Palais de Justice de Montréal.

(2) L'arrière-fief Primeau avait des droits de $100 annuellement envers les seigneurs de Beauharnois.

(3) L'agent seigneurial, M. le notaire J.-C. Trudeau, nous a gracieusement fourni une copie du dernier contrat de vente de la seigneurie.

La Seigneurie de Beauharnois

Howick, Saint-Urbain, Saint-Jean-Chrysos- n'entendait que les coups de hache ou le

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