LE CHER FRÈRE NETHELM
1 Nous regrettons de. n'avoir pu guère trouver de ren- -eigne: le séjour des Frères dos Écoles Chrétiennes a Beauharnois: "nous ne i>ossédons plus l'historique de cette maison", nous ont dit le- Supérieurs de l'Institut
2 La I rèPB Adalhortus est l'un des quatre premiers In revenus de France au Canada en 1837; il est mort en grande réputation de sainteté à Maisonneuve, en 1891, après 52 ans de séjour au Canada. Le curé Lussier disait de ce religieux: "Je tenais le Cher Frère Adalhortus pour un saint homme,
oudrais, après ma mort, avoir dans le ciel une place eommo la sienn
(3) En 1919, le Mm Uoséa est à une école des Frères, en ( alifornie.
(4) Le Frère Nethebn, qui a enseigné à Beauharnois en 1870-1871, est célèbre dans le monde religieux, par la gué-
rison miraculeuse opérée on sa faveur par saint Jean Baptiste do la Salle, le 4 ruai 1889. Ce miracle est l'un des deux qui ont fait canoniser saint Jean Baptiste do la Salle cl la photographie reproduite ici le rappelle. Depuis plusieurs m Frère Nethelm devait se servir de béquilles, ses jamhes couvertes de plaies étaient d'une insensibilité complète. I^e 1 mai 1889, fête du Fondateur de l'Institut, le Frère fut guéri Mnément à la communion, après une neuvaine au saint Fondateur.
(5) Le collège, alors, n'avait que les deux étages de l'ancienne chapelle. Les Frères achetèrent une terre qu'ils revendirent en août 1881, à leur départ.
(6) Ces Commissaires étaient V.-A.-T. de Martigny, D.-A. Saint-Amour et J.-Bte Charlebois.
Compléments de la Paroisse: les Écoles
une enquête à Beauharnois et fit un rapport favorable aux Frères. Plusieurs fois aussi il y eut difficulté au sujet des salaires, mais cela encore se régla à l'amiable, grâce à l'intervention de l'évêque de Montréal.
En 1881, de nouvelles difficultés surgirent qui amenèrent le départ des Frères. Les commissaires d'écoles avaient cru devoir demander aux Supérieurs de l'Institut, un changement dans le personnel enseignant du collège; sur le refus des Supérieurs les commissaires décidèrent de ne pas accorder des réparations considérables05 demandées pour le collège par les Frères, et alors les Frères se retirèrent. Ils étaient à Beauharnois depuis 1849.(2)
Au départ des Frères des Écoles Chrétiennes, les commissefires essayèrent, à plusieurs reprises, d'avoir d'autres instituteurs religieux; il fut même question d'établir à Beauharnois une succursale du séminaire de Sainte-Thérèse; mais toutes ces tentatives échouèrent, et de 1881 à 1885, Beauharnois n'eut que des instituteurs laïques; de ceux-là quelques-uns sont connus: Joseph Arpin, Adrien Saint-Onge, Camille Thumas, Victor Leblanc, Irénée Auclair, David Vézina. Les classes eurent lieu au collège et aussi à la Salle du Marché.
En 1885, arrivèrent à Beauharnois de nouveaux instituteurs religieux, les Révé-
(1) Ces réparations projetées comprenaient une "addition de 30 pieds sur toute la largeur du collège, ainsi que toutes les réparations nécessaires à l'intérieur, pourvu que la Fabrique et les Commissaires de la paroisse cèdent et abandonnent sans frais et sans espoir de rémunération tous leurs droits et prétentions sur le terrain et les bâtisses maintenant occupées par l'école." (Registres de la Commission scolaire de la Ville.) En fait, le terrain fut cédé aux Commissaires de la Ville, le 7 août 1881.
(2) Un très grand nombre d'anciens de Beauharnois se rappellent être allés au collège sous les Frères des Écoles Chrétiennes; plusieurs anciens élèves de cette époque ont
rends Frères J.-C. Raymond, J.-E. Bélair, J.-A. Descôtes, J. Richard, de l'Institut des Clercs de Saint- Viateur; la proposition de leur confier l'enseignement, au collège, fut faite à la Commission par Messieurs Philémon Laberge (Shérif) et L.-R. Baker. Il fut proposé, réglé et mutuellement accepté par M. Jasmin, curé, et les commissaires d'écoles d'une part, et les Clercs de Saint- Viateur d'autre part, que ces derniers prendraient charge, le 1er septembre 1885, de l'Académie; ils s'engageaient à donner un cours bilingue commercial complet, avec la faculté d'ouvrir un pensionnat; de leur côté, les commissaires d'école s'engageaient à faire à la maison les modifications et réparations nécessaires.
Ces conditions ont été de part et d'autre remplies. Dès le 15 juin 1885, la Commission scolaire de la ville commençait les réparations promises; Messieurs L.-A. Seers et Ph. Laberge étaient, le 13 juillet, autorisés à signer avec P.-N. Trottier, un contrat pour "démolir l'intérieur et la couverture de l'Académie, et pour faire les réparations, améliorations et reconstructions." Un étage en pierre avec comble français fut ajouté, et le collège'3' prit l'aspect qu'il a gardé jusqu'à nos jours.(4) Les dépenses de ces travaux furent payées par un emprunt de $5,000.00, remboursables en 10 ans, de la succession Rodier.
A leur arrivée, les Frères logèrent dans une maison de M. L.-A. Seers en attendant
occupé ou occupent un rang élevé dans le monde laïque et ecclésiastique, tels, pour ne citer que quelques noms:
Sir Joseph Dubuc, plus tard juge-en-chef du Manitoba; l'Honorable Juge L.-A. Prud'homme, actuellement juge à Saint-Boniface; Son Honneur le juge H.-A. Goyette, deHull; Mgr A.-A. Cherrier, P.A.V.G., de Winnipeg; M. W. Reed, M. P. P. Tous ont gardé de leurs maîtres un souvenir qu'ils aiment à rappeler.
(3) Le travail de maçonnerie fut fait par M. N. Goyette.
(4) En 1888, la Commission emprunta de la Succession Bruyère $8,000 à 5 pour cent pour travaux spéciaux: dépendances, buanderies, cuisine, remise à bois, étable, et pour le
Histoire religieuse de Beauharnois
la fin des travaux à l'Académie. Le 2 septembre 1885, les classes sont ouvertes dans la salle de l'hôtel-de-ville- et dans un autre local de la ville; le 28 septembre, les Frères gardent les élèves à l'étude dans la salle des habitants; le 1er octobre arrive le premier pensionnaire, Joseph Maheu; le 18 octobre, première réception de treize élèves dans la Garde d'Honneur du Sacré- Cœur de Jésus; le 11 novembre, une statue du Sacré-Cœur est installée dans une niche devant l'Académie. Le 11 janvier 1886, les religieux quittent la maison de M. Seers et logent à l'Académie dont on achève les travaux de restauration; le 11 février vient un cinquième religieux, le Frère Edmond Brodeur.
Dès lors, commence pour de bon l'œuvre éducatrice des Clercs de Saint- Viateur à Beauharnois; ce qu'ils ont dépensé de dévouement, de zèle, de science au service de nos concitoyens, ceux-là surtout le savent qui, depuis 35 ans, ont profité de leur direction et de leur enseignement. Depuis que l'Institut des Clercs de Saint- Viateur a accepté la direction du collège il y a envoyé une centaine de professeurs*0 sous la direction des religieux dont voici les noms: de 1885 à 1888, Frère J.-C.
remboursement de l'emprunt Rodier. En 1915, de nouvelles réparations furent faites: mur de soutènement pour assurer la solidité de l'édifice, fenêtres nouvelles, etc. En 1916, fut installé un nouveau système de chauffage. Les dépenses occasionnées par ces travaux d'agrandissement et de restauration ont été payées, comme nous l'avons dit, au moyen d'emprunts; la dette de $8,000 ainsi encourue a été consolidée par des débentures émises en 1899. En 1909, une taxe spéciale de $0.07Ji par $100.00 d'évaluation a été détermmée pour payer la dette contractée pour les réparations du collège.
(1) Voici les noms des Frères de Saint-Viateur qui ont enseigné à Beauharnois: J.-E. Bélair, J.-A. Descôtes, J. Richard, E. Brodeur, A. Bacon, O. Lussier, V. Guèvremont, T. I ' Tint, Z. Lefebm, O. Beauchemin, II. Langlnis, A. Viau, Z. Coûta, Ad. Roy, V. Nadeau, A. Saint-Jacques, H. Latour, Z (lu nette, Jos. Goyet, A. Desrochers, E. Geoffroy, R. Rousseau, .F -B. Luater, L Perreault, T. LeBrun, A. Lussier, \ Beauregard, R. Coulombe, O. Bernier, Z. B (lareau, R. Beauregard, A. Poupart, R. Morin,
Raymond; de 1888 à 1891, Frère A.-D.
Richard ;(2) de 1891 à 1905, Frère L.- B. Dufort; de 1905 à 1911, Frère W.
Denis; de 1911 à 1913, Frère O. Lussier; de 1913 à 1915, Frère J.-A. Larose, de 1915 à 1918, Frère A. Poupart; de 1918 à 1920, Fr. P. Croisetière; en 1920, Fr. N. Richard.
De 1885 à 1911, à la fin de chaque année scolaire, quelques élèves, après avoir subi avec succès des examens spéciaux, recevaient le Diplôme d'études commerciales complètes; en 1911, le nombre des externes augmentant sans cesse, la maison devint trop petite pour recevoir des pensionnaires, la communauté ferma le pensionnat, et l'Académie commerciale devint Ecole Modèle; en 1916, de nouveaux arrangements furent faits entre la Commission scolaire et les Clercs de Saint- Viateur, et un cours académique conforme au programme de l'Instruction publique de la Province de Québec fut établi.
A plusieurs reprises, des projets furent étudiés pour l'agrandissement de la cour(3) des élèves du collège; l'on suggéra de prendre, à cette fin, le terrain occupé par les remises de la fabrique et la maison du bedeau, ou bien l'ancien cimetière, ou encore un terrain acheté à l'hospice;
N. Lussier, H. Coulombe, L. Laferrière, A. Ethier, T. Tardif, A. Généreux, H. Roy, A. Houle, O. Jalbert, Z. Pelletier, A. Paré, T. Royer, J. Ladouceur, J. Favreau, P. Martel, Z Fournier, J. Fafard, H. Gauthier, G. Bourget, N. Lavoie, J.-E. Bessette, J.-A. Roy, J. Marr, U. Faucher, J.-A. Larose. A. Beaudoin, J.-M. de la Salle, J.-B. Laporte, P. Roy, .1 Girard, H. Poirier, J. Dionne, L.-M.-J. Viger, D. Charetto, Ad. Delisle, J. Ethier, J. Lorrain, P. Daigneault, U. Vincent, O. Primeau, T. Pineault, N. Desjardins, O. Degrandpré, \V. Coderre, H. Delisle, N. Richard, G. Pineault, J.-B. LauaoB, F. Deschênes, O. Gagné, A. Blain, L. Ducharme, J. Gravai, J. Robillard, A. Jacques, V. Breton, A. Beauregard, L. Gravel, A. Aubin, G. Paquette, J. Coulombe, A. Laurendeau, A. Paquet, H. Robert, F.-X. Biron, P.-A. LeBel, H. Dutil, A. Laneur, O. Grondin, C. Roy.
(2) Maintenant le R. P. Richard, curé de Saint-Viateur, d'Outremont, ex-supérieur du Collège de Rigaud.
(3) Le jeu de balles de la cour des élèves date de 1891 . il a été renouvelé en 1911.
Compléments de la Paroisse; les Écoles