‹ BeauharnoisChapitre 59 sur 107 · L'ACADEMIE SAINT-CLEMENT ET SES DIRECTEURS, C. S. V · texte numérisé non relu

L'ACADEMIE SAINT-CLEMENT ET SES DIRECTEURS, C. S. V

(1) L'Académie.— (4) Fr. J.-C. Raymond [1885-1888]— (5) Fr. A.-D. Richard [1888-1891]— (8) Fr. L.-B. Dufort [1891-19051 (9) Fr. W. Denis [1905-1911].— (3) Fr. O. Lussier [1911-19131.— (6) Fr. J.-A. Larose ri913-1915]— (2) Fr. A Poupart 11915-1918].— (7) Fr. P. Croisetière [1918-19201.

Compléments de la Paroisse: les Écoles

jusqu'ici, aucun de ces projets n'a été réalisé.

En 1919, l'Académie Saint-Clément donne l'instruction à environ 225 enfants, annuellement.

Quelques incidents de vie collégiale méritent d'être rappelés, si brièvement que que ce soit.

Le 20 novembre 1892, Mgr Emard bénissait, pour le collège, une cloche, don des Clercs de Saint- Viateur et des paroissiens. La cloche recevait les noms de Médard-Eucher-Ludger, en l'honneur de Mgr Emard, du curé Lussier, et du directeur Frère Dufort. Les parrains furent MM. Julien Leduc, L. Bélanger, Cyrille Guimond, Cyp. Fortin, J. Delisle, L.-C.

Tassé, H. Normandeau, H. Bisson, P.

Legault, Fred. Leduc, Eug. Desmarais ptre, Oct. Laurin, J.-G.-H. Bergeron, M.P., E. Montpetit, C. Roy, J.-B. Primeau, F.-A.

Lavallée, ptre, C.-E. Durocher, C.S.V., J. Lussier, C.S.V., L. Dufort, C.S.V., N.- A. LaFerrière, C.S.V., A. Martel, C.S.V.

En 1911 était établie au collège une Caisse scolaire; elle a grandement contribué à inculquer aux enfants le sens de l'épargne.

La même année, la Commission scolaire achetait les Tableaux antialcooliques des Clercs de Saint-Viateur et les exposait sur les murs des classes du collège; ces cartes murales sont une continuelle prédication de tempérance des plus bienfaisante.

En 1918, le 3 décembre, un cercle d'études était fondé au collège; il recevait le nom du curé, — cercle Nepveu — et la devise Je veux; il devait "grouper les élèves d'élite de l'Académie pour parfaire leur formation intellectuelle, morale, sociale et religieuse et, ainsi, les préparer efficacement à servir la Patrie et l'Eglise." A poursuivre ce but les membres0 ' trouvent des avantages:

" créer entre eux des liens de fraternelle amitié; s'instruire en s'amusant, par des travaux spéciaux: lectures, rédactions, discussions, etc.; s'exercer à l'art de la parole en public; développer le goût de la saine littérature; s'habituer à parler un langage soigné; se former à une aimable politesse chrétienne; attiser leur amour de la patrie par l'étude de l'histoire nationale; s'initier aux œuvres d'apostolat social; vivre courageusement leur foi; se préparer à faire partie du Cercle Beauharnois, affilié à l'A. C. J. C." C'est donc, en réalité, une Avantgarde de l'A. C. J. C. que le cercle Nepveu; puisse-t-elle, dans la fidélité à son généreux idéal, préparer à la Patrie et à l'Eglise les serviteurs qu'elles attendent.

En 1919, un groupe d'élèves du collège faisaient le pèlerinage Dollard, à Carillon; ce fut, croyons-nous, le premier de la série de ces pèlerinages patriotiques que l'Action Française de Montréal a entrepris d'organiser. Le Devoir croyait le geste assez important pour le signaler.

Pendant les travaux de restauration de l'église paroissiale, en 1918-1919, la salle de récréation des élèves du collège a servi de chapelle temporaire pour les offices religieux sur semaine.

(1) Les membres-fondateurs du cercle Nepveu furent les élèves Paul Charest, Eucher Lefebvre, Robert Daigneault, Lucien Primeau, Antonio Émard, René Gervais, Walter Renaud, Edmour Thibert, Orphir Gervais, Joseph-Médard Leduc, Claver Montpetit, Ernest Parent; les élèves peuvent devenir membres aux conditions suivantes: Les élèves du

cours académique sont admis sur simple demande; les élèves du cours intermédiaire doivent avoir une moyenne de 60 pour cent aux listes de classe; les élèves de 4e année doivent avoir une moyenne de 70 pour cent; outre ces conditions, tous les aspirants doivent mériter la note bien pour la conduite et très bien pour le travail.

Histoire religieuse de Beauharnois

Le Couvent

Tout près du collège, porte voisine, existe à Beauharnois le Couvent des ' Révérendes Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie; l'établissement date de 1853.

En 1850, le 8 juillet, la fabrique autorisa le marguillier en charge, David Viau, à "céder, transporter et abandonner aux Commissaires d'écoles, un terrain de 130 x 192 pieds, à prendre sur le terrain de la fabrique joignant, au sud, la clôture du cimetière, au nord, le résidu du terrain à l'usage du curé, à l'est la continuation de la clôture du cimetière le long de l'église, et à l'ouest, le Domaine Saint-Louis; gratuitement, sans aucune charge que celle d'y ériger, d'hui à trois ans, une maison et dépendances, pour servir de logement à des religieuses qui se chargeront de l'éducation des filles de la paroisse, sous l'autorité des dits Commissaires d'écoles et leurs successeurs à perpétuité."

Les Commissaires s'entendirent avec les religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, récemment fondées à Longueuil, et un couvent en pierre, à deux étages, fut construit; en 1853, la fabrique donna à la Communauté des SS.NN., pour fins d'éducation, "pour par elles en jouir et en user en propriété tant qu'elles y enseigneront, le terrain de 198y2 x 184V2 x 180 piedssur lequel est un bâtiment en pierres, à deux étages — borné en front par la rue Hannah, en profondeur par le Domaine Saint- Louis, du côté nord-est par la moitié X. E. du n° 115 du village, et du côté N.O.

partie par du terrain non concédé, et partie par du terrain de la fabrique;" les religieuses étaient chargées de l'entretien.

Le 15 juillet 1853, Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, bénit le nouveau couvent. Dès le 5 septembre de la même année, 52 élèves s'inscrivaient aux registres du pensionnat, 18 comme quart-pensionnaires et 60 comme externes0' En 1862, les élèves étant devenues plus nombreuses, on reconnut la nécessité d'une chapelle; Monsieur le curé L.-C. Charland en assuma les dépenses et la chapelle fut construite. Quelques années plus tard, sous le supériorat de Sœur Marie-du-Saint-Esprit, et grâce encore aux largesses du curé Charland, le couvent fut exhaussé d'un étage; enfin, quelque temps avant sa retraite du ministère, Monsieur Charland fit construire une aile qui acheva définitivement le couvent; c'est là qu'il se retira en septembre 1881 et qu'il mourut en octobre 1882.

Au recensement de 1861, on lit, relativement au couvent, la note qui suit: "Le cours d'étude se compose de six ans, il comprend la lecture, l'écriture, la grammaire, la logique, la géographie sacrée et profane, l'usage des globes, l'astronomie, un cours complet d'histoire, l'art épistolaire, la rhétorique, la chronologie, l'arithmétique, l'horticulture, la tenue des livres, la musique vocale et instrumentale, le dessin, la peinture, l'art de bien tenir une maison, le tricot, l'ouvrage à l'aiguille en tout genre, etc., etc.". On le voit, c'était déjà l'enseignement complet y compris celui des arts d'agrément et aussi de l'enseignement

(1) Parmi les pensionnaires se trouvaient Melles Philomène Martin, nièce de la Supérieure, décédée au couvent peu de temps après son entrée; Lydie Leduc, fille d'André Leduc, devenue Madame Pierre Montpetit; Archange Daignault (Sr Marie-Clément); Adèle Daoust (Sr Marie-Charles); Kmélie Hoyer (Sr Pierre d'Alcantara); Léocadie Sarault (Sr

Marie Anselme); Josephtc Leduc (Sr Marie- Nathalie); Angèle Leduc (Sr Marie-Ambroise) ; Léocadie Lebœuf (Sr Marie-Félicité); Oméline Lambert (Sr M. -Alexandre); Célina Lamoureux, Jeanne Bonhomme, Caroline Lamontagne, Art émise Martin et M. Saint-Pierre.

Compléments de la Paroisse: les Écoles

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