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LE MANOIR

Supérieures: (3) Sr M. de la Conception — (4) Sr M. Jude. — (2) Sr M. des Sept-Douleurs.

comme maison d'école à l'externat. Le manoir a eu trois supérieures: les Révérendes Sœurs Marie de la Conception, de

la Paix, Louis Cozaki, Isidore, Antoine de Padoue, Catherine d'Alexandrie, Angèle Marie, Martial, Léontine, Christin, Elisa, de Portugal, Augustin, Hildegarde, Jeanne d'Aza, Eudoxie, André de Florence, Albert de Rome, Bénilda, Macaire, Marie Javénal, Adélie, Joseph Alfred, Vincent Ferrier, Berdina, des Séraphins, Aloduis, Thérèse de Saint- Joseph, Aimé de Jésus, Paule, Sophie d'Ancône, François de Paule, Marguerite d'Ecosse, Charles de Blois, Dismaa, Pierre-Maurice, Dolorès, Robertine, Constant, Paul Miki, Maroienne, Antoine, François Edme, Adelinde, Laurent Justinirn.

Zénaïde, François d'Assise, des Sept Douleurs.

Quelques incidents sont à signaler dans

Cœur de Marie, Sébastien, Madeleine du Calvaire, Apollonie, Paul de Jésus, Biaise.

N.B. — Les fondatrices du Couvent de Beauharnois ont été Sœur Thérèse de Jésus, qui devint supérieure générale en 1857; Sœur Marie- Patrice, Sœur Marie de l'Enfant-Jésus, sœur de Mgr Gravel, premier évêque de Nicolet, laquelle vit encore en Orégon où elle est depuis 1863, et Melle Roussel, plus tard Madame D.-A. Saint-Amour; cette dernière vit encore, 12 rue Joliette, Montréal, et a fourni à l'auteur, des notes importantes sur Beauharnois.

Compléments de la Paroisse: les Écoles

l'histoire de notre couvent: En 1862, une chapelle, qui fut presque donnée totalement par le curé Charland, était construite. En 1880, le 5 novembre, était bénite une cloche avec les noms de Marie-Rose-Charles-Louis, en l'honneur de la fondatrice des Sœurs de Jésus-Marie (Marie Rose Durocher), de l'évêque de Montréal (Mgr Charles Fabre), du curé de la paroisse (M. Louis Charland). Le premier avril 1882, le Chemin de la Croix était installé dans la chapelle du couvent. En 1903, Mgr Emard présidait à de grandes fêtes pour le cinquantenaire du couvent; ces fêtes jubilaires assemblaient au couvent 400 anciennes élèves.

En 1918-1919, la chapelle du couvent fut utilisée pour plusieurs services religieux pendant les grands travaux de restauration de l'église paroissiale.

Voilà quelques notes bien brèves sur l'éducation à Beauharnois, depuis l'arrivée des Communautés religieuses; il y aurait matière à un travail spécial sur l'œuvre éducatrice de nos Frères et de nos Sœurs depuis 1849; du moins, inscrivons ici l'expression de notre admiration pour l'œuvre accomplie, de notre reconnaissance pour les services rendus, de notre souhait que longtemps encore, Beauharnois confie à ses religieux et à ses religieuses l'éducation de ses enfants.

Ainsi donc, des débuts jusqu'à nos jours, l'éducation publique, à Beauharnois, a eu plusieurs étapes: d'abord elle fut affaire d'initiative privée; elle s'est organisée lentement; une école est établie au village, vers 1815 probablement; des projets d'écoles de fabrique restent à l'état de projets;

en 1830 s'établit une école publique au village; elle marque le commencement de Y organisation scolaire; deux autres écoles suivent. En 1845, une commission scolaire est établie; les écoles surgissent dans les rangs; en 1849, les Frères des Ecoles Chrétiennes prennent la direction de l'école du village qui est dans l'ancienne chapelle transformée; en 1881, les Frères quittent Beauharnois; pendant quatre ans, notre ville a des maîtres laïques; en 1885, les Clercs de Saint-Viateur acceptent la direction de l'école des garçons du village, devenue Académie et Collège. En 1853, l'enseignement des filles est confié aux religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie.

Plusieurs fois les inspecteurs d'écoles ont rendu témoignage à la compétence pédagogique des maîtres et des maîtresses des écoles de Saint-Clément: "écoles bien tenues avec succès", "excellent enseignement" , "très bien", sont des termes qu'il fait plaisir de savoir mérités; d'autre part, plusieurs maîtresses des "petites écoles" ont obtenu des primes du surintendant pour leur bon enseignement; ce sont là autant de garanties rassurantes pour la bonne formation intellectuelle et religieuse de nos petits concitoyens!

En terminant ce chapitre sur l'éducation, il convient de signaler deux initiatives intéressantes.

Écoles du soir

En 1909, Y école du soir fut établie à Beauharnois. Depuis quelque temps, la Chambre de Commerce locale se préoccupait de cette question. La Commission scolaire de la ville la résolut; le 16 novembre, les classes du soir étaient établies. MM. Dori Rochon et Camille Fournier en étaient

Histoire religieuse de Beauharnois

nommés professeurs; leur salaire devait être de $1.00 par jour de classe; les classes avaient lieu le mardi, le mercredi, le jeudi et le vendredi de chaque semaine de l'hiver; chaque classe durait une heure, commençait et finissait par la prière. Les élèves devaient payer $1.00 par année et ce prix nominal était remboursé si l'élève assistait aux deux tiers des classes. Le 25 octobre 1910, il fut proposé, à la Commission scolaire, d'établir l'école du soir conformément à la Loi provinciale des écoles du soir. L'école du soir fut maintenue quelques années, et la salle de l'Hôtel-de- Ville fut le lieu des classes. Pour notre part, nous regrettons que cette si utile institution n'ait pas été continuée; puisse-t-elle être un jour rétablie!

Cercle Beauharnois de l'A.C.J.C.

Un autre facteur d'éducation, à Beauharnois, est le cercle Beauharnois de 1' "Association catholique de la Jeunesse canadiennefrançaise." Comme tous les cercles de l'A.C.J.C., celui de Beauharnois a pour but de préparer "par la piété, par l'étude et par l'action, à une vie efficacement militante pour les intérêts de la foi et de la patrie." C'est, avant tout, un cercle d'études.

Ce n'est pas le premier cercle d'études à Beauharnois: vers 1875, il en existait un qui avait nom "Le Cercle Canadien de Beauharnois," dont M. Cyprien Fortin fut le premier président, et M. L.-A. Prud'homme, aujourd'hui juge à Saint-Boniface, le premier secrétaire; les règlements de ce cercle furent préparés par M. Béliveau, père de Mgr Béliveau, et alors comptable chez M. U.-J. Robillard. Ce cercle exista pendant plusieurs années; son premier acte public fut la convocation d'une grande

assemblée pour adopter une résolution demandant la commutation de la peine de mort portée contre A. Lépine, de l'ouest. D'autres séances suivirent; à l'une d'elles, le conférencier fut M. L.-A. Prud'homme, qui parla des "Qualités des Canadiensfrançais."

Depuis la disparition du "Cercle Canadien", nous ne croyons pas qu'il y ait eu des cercles d'études proprement dits. Depuis plusieurs années, le curé actuel, Monsieur le chanoine Nepveu, songeait à combler cette lacune, Au printemps de 1917, le projet parut enfin réalisable. Monsieur l'abbé D.-A. Saint-Aubin, vicaire, avec un zèle et une constance que rien n'a jusqu'ici découragé, commença le recrutement. Les débuts furent difficiles; des réunions n'ont eu que quatre membres; après quelques mois de tâtonnement, le 1er mai 1917, le petit groupe prenait vraiment figure de cercle de l'A. C. J. C. Seize membres signaient leur adhésion. L'été fut bien employé; les réunions se firent plus fréquentes et plus fréquentées. Tout alla si bien que le 24 avril 1919, dans une séance littéraire publique, MM. Aimé Parent et Guy Vanier, du Comité central de l'A.C.J.C., vinrent célébrer l'affiliation du cercle Beauharnois

à r A.cj.c.

Le premier conseil régulier du nouveau cercle se composait comme suit: Aumônier, M. l'abbé J.-D. Saint-Aubin; président, G.-H. Daigneault; vice-président, Jos.-Eug. Leduc; secrétaire, Alfred Mailhot; trésorier, Dollard Théoret; premier conseiller, L.-J. Daigneault; deuxième conseiller; Flor. Doyon; troisième conseiller, W. Doris; porte-drapeau, E. Lemay.

Le cercle compte une vingtaine de membres et de nombreux amis qui viennent

Compléments de la Paroisse: l'Hospice

assister de temps à autre aux réunions, et l'aident pour les séances publiques; parmi les derniers l'on remarque tout particulièrement MM. Alfred Trottier, Raoul Lefebvre, Eugène Gariépy, etc. Les membres actifs du cercle, en janvier 1920, étaient MM. G.-H. Daigneault, Emile Lemay, W. Dorais, Alfred Mailhot, L.-J.

Daigneault, Ed. Gariépy, Chas Gariépy, E. Parent, J.-E. Emard, C. Marchand, E. Gendron, E. Gougeon, C. Huot, J.-B.

Primeau, D.

Théoret, J.- E. Leduc, F. Doy on , P .

Charet, Em.

Bourgie, F.

Tassé, A. Forest.

Le Cercle a déjà étudié de nombreux sujets religieux et patriotiques: la tempérance, les retraites fermées, la supériorité de la religion chrétienne, Véconomie, le

suffrage féminin, la colonisation, la question ouvrière, la langue française.

Puisse le Cercle Beauharnois voir longtemps son œuvre appréciée! Que la sympathie du public l'aide à travailler efficacement à la conservation, à la moralisation, à l'éducation de la jeunesse de Saint-Clément!

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