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Centenaire de Beauharnois
Y eut-il vraiment, dans l'Église de Jésus- Christ, des prêtres qui rencontrèrent mieux les vues du Siège Apostolique et des conciles en ce qui regarde l'instruction du peuple, que les curés préposés à la direction de cette paroisse depuis sa fondation? Il est permis d'en douter.
Vos curés furent encore des amis et des fervents de l'école. Après avoir doté leur village des meilleures maisons d'éducation, tenues par les religieux et les religieuses, ils s'efforcèrent toujours, conjointement avec la commission scolaire, de choisir, pour toutes leurs écoles, les institutrices les plus compétentes. Afin de les encourager à se dévouer sans compter à leur tâche pénible, difficile et ingrate, vos curés visitaient régulièrement leurs classes. Tantôt seuls, tantôt avec les membres de la commission scolaire, ils faisaient le tour, à date fixe, de toutes les écoles de la paroisse. Et ce geste est plein de sens. De la voix, du regard, d'un bon sourire, autant que par des questions bienveillantes, ils se montraient paternels et encourageants. Enfants et maîtresses voyaient en eux des amis sincères et des guides naturels.
Vos curés s'employèrent encore, pour nourrir la foi et la piété de leurs paroissiens, à rehausser l'éclat du culte, par le chant, la musique et les belles cérémonies.
Tous donnaient l'exemple de la charité, en visitant, avec une particulière affection, les pauvres et les malades, consolant ceux-ci, faisant l'aumône à ceux-là, versant dans l'âme de tous un peu de leur cœur de père, pour guérir ou au moins panser toutes les blessures.
Vos curés furent aussi de vrais patriotes. Les premiers d'entre eux se firent souvent colons, ou furent les amis du colon. Il fallut défricher ici comme ailleurs. Là où se voient aujourd'hui des spectacles si riants, cette campagne riche d'une moisson opulente,
cette jolie ville si coquettement assise aux bords du grand fleuve, c'était la forêt, la savane, la fondrière. L'âpre travail d'un côté, le zèle apostolique de l'autre, ont tout transformé. Plus tard, l'ami du colon se fait l'ami de l'agriculteur, le curé soutient de tout son pouvoir et de tout son prestige, l'habitant, son paroissien. Il favorise les meilleures méthodes de rendement, combat la routine, entraîne ses gens à la culture progressive. Le curé canadien estime qu'il n'y a rien de petit, ni de vulgaire, de ce qui peut unir le peuple au clergé, de ce qui peut procurer le bien du peuple, en développant l'influence du clergé. La science supérieure des choses de Dieu n'exclut pas la notion exacte des intérêts de ce monde.
Enfin, toujours vos curés se sont distingués par un culte ardent du pays natal, comme aussi par une conduite loyale envers les pouvoirs établis: Ils furent, comme leurs confrères des autres paroisses, de vrais artisans de la fortune publique et de la grandeur nationale.
Or, si tels furent vos curés, depuis la fondation de votre paroisse jusqu'à nos jours, jugez, mes frères, de ce que furent vos pères dans la foi et de ce que vous avez été comme paroisse.
Voulez-vous, mes frères, ajuster votre vie à celle des ancêtres, et aller toujours votre marche ascendante vers le progrès? Soyez des enracinés au sol! Aimez ce coin de terre qui vous a vus naître, qui a été arrosé et fécondé par les sueurs des aïeux. Avec quel soin jaloux ils se le transmirent de génération en génération, de telle sorte que de propriétaire à propriétaire, le bien transmis conserva presque toujours le même nom. Hélas! quelle différence, souvent, aujourd'hui. En dépit de nos efforts pour enrayer l'exode des campagnes, un grand nombre de nos jeunes gens, ennuyés
Les Fêtes du Centenaire
Les Fêtes du Centenaire
des travaux des champs, s'en vont dans les grandes villes grossir la tourbe des déracinés, qui y végètent, mangent maigrement leur pain et n'ont pas même un air pur pour dilater leurs poumons. Se peut-il que l'on n'aime plus à respirer l'atmosphère embaumée et vivifiante de nos prairies émaillées de fleurs? Se peut-il que l'on n'aime plus à contempler le grand spectacle des blés jaunissants ployant sous la caresse de la brise? C'est cette bonne odeur des champs qui grisait d'une douce et sainte ivresse nos ancêtres. Et Dieu sait s'ils se portaient bien! Ah! puissions-nous, à leur exemple, aimer notre sol!
Aimons notre langue aussi. Parlons-la avec un légitime orgueil, cette belle langue française, aux périodes sonores, aux expressions riches, variées, précises. Nos pères nous l'ont léguée, c'est un précieux héritage. Nous l'avons conservée avec toute sa saveur antique. Enrichissons-la d'expressions et de tournures du terroir — ce qui ne veut pas dire "Hors le terroir, point de talent!" — Mais, surtout, je le répète, parlons-la notre belle langue, à temps et à contre-temps, aussi souvent que l'occasion se présente, même en nous adressant à nos amis de la prétendue race supérieure. Ne cédons pas trop facilement à la vanité de parler une langue étrangère, même sous le prétexte que nous la possédons bien. Imposons plutôt la nôtre. Et l'on sera forcé d'admettre que c'est nous, en définitive, qui sommes la race supérieure. Nos pères, les habitants d'autrefois, sont restés profondément attachés aux syllabes françaises après la cession. C'est à zet attachement, qui ne souffrit aucun alliage, que nous devons en grande partie la pureté de notre verbe.
Et puis, mes frères, et surtout, pratiquons les vertus qui ont fait la force de nos pères. Au premier plan, plaçons la sanctification du dimanche par un saint repos. Tenons à
l'office paroissial, à la grand'messe solennelle, et au prône du curé, même quand il n'est pas très intéressant. Rappelons-nous que les pièces d'éloquence sacrée produisent une excellente impression, mais convertissent rarement. Loin de moi l'intention de généraliser, mais n'imitons pas, mes frères, certaines gens en villégiature, qui se contentent d'une messe basse et s'empressent à leurs plaisirs pour le reste de la journée. Comment expliquer cette déperdition d'esprit paroissial dans les paroisses où la villégiature est en vogue? Il faut avoir le courage de le dire, au risque de déplaire à quelques-uns. Bien souvent ces braves gens en villégiature ressemblent à des écoliers en vacances. Ils se tiennent pour le moins en marge de l'esprit de la paroisse où ils séjournent et n'édifient pas toujours sa religieuse population. D'aucuns, d'aucunes, aussi, se montrent parfois bien exigeants en matière de dévotion. Parce que toutes les confréries ne fonctionnent pas aussi régulièrement que dans les grands centres, à raison des distances à parcourir, l'on se permet parfois des remarques assez peu obligeantes. L'on oublie trop facilement que la vieille dévotion à l'office paroissial est à la base de toutes les autres, et qu'elle a suffi longtemps à garder à nos bonnes populations rurales l'esprit de foi qui animait nos ancêtres et leur permettait de conserver leurs pieuses et saines traditions. Oh! ces braves gens de l'ancien temps, ils n'avaient pas nos belles routes carrossables, ni nos rapides moyens de transport. En revanche, ils avaient beaucoup de courage, une foi inébranlable qui leur faisait apprécier le jour du Seigneur comme il convient.
Aimons et pratiquons la justice. Nos pères auraient parcouru un long chemin et n'auraient pas laissé coucher le soleil avant de remettre une pièce de monnaie qu'on leur
aurait donner par erreur. Ils étaient francs, honnêtes et n'avaient jamais recours à la fraude pour faciliter une transaction.^ Quand ils prêtaient de l'argent, toujours sans intérêt, quelques centaines de francs, à un voisin, ils lui recommandaient de n'en pas parler. Aucun acte notarié n'en gardait le souvenir. V emprunteur avait donné sa parole, cela suffisait. Ca valait mieux que le papier timbré! Les conditions de la vie ont changé, mais, grand Dieu! que les hommes aussi sont changés! Aujourd'hui, avec notre soif insatiable d'aisance, de confort, de luxe, il nous faut faire fortune rapidement, par n'importe quel moyen. C'est le grand danger. Et cela me remet en mémoire ces conseils qu'un richissime anglais donnait à son fils débutant dans les affaires: "My son, make money, honestly if you can, but make money." Voilà ce que font pratiquement bien des fils de famille, qui n'ont reçu d'autre incitation à faire fortune que l'exemple des parents parfois trop peu scrupuleux. Une autre justice à laquelle on manque encore plus fréquemment de nos jours, c'est celle qui consiste à respecter la réputation de son prochain. L'on se fera scrupule de prendre le bien d'autrui. Mais, quel cas fait-on de son honneur? Est-ce que partout la réputation et l'honneur ne valent pas mieux que toute fortune d'or et d'argent? L'on se fera scrupule encore de retenir le bien d'autrui. D'importantes restitutions sont faites fréquemment. Mais quelle démarche fait-on pour réparer le dommage causé au plus précieux des biens sur cette terre: l'honneur d'un nom intact, irréprochable? Nos ancêtres, reconnaissons-le, comprenaient mieux que nous le double précepte de la justice et de la charité qui résume toute la loi du Christ.
Ce n'est pas tout encore. Voulez-vous, mes frères, ajuster davantage votre vie à celle de vos pères et aller votre marche ascendante
vers le progrès? Combattez l'égoïsme. Cette plaie hideuse est en train de paralyser, chez nous comme ailleurs, les plus nobles énergies et les plus généreux sentiments. Elle fait que ceux qui en sont atteints, une fois campés confortablement dans quelques positions lucratives, oublient complètement ce qui se passe autour d'eux. D'où cette anomalie étrange: la pauvreté, l'indigence, la misère côtoient l'aisance, la richesse, le luxe. La maxime ancienne, c'était: "Rien de ce qui intéresse mon frère, ne doit m' être indifférent." Aussi, il est bien loin ce temps où les païens pouvaient dire des chrétiens: "Voyez comme ils s'aiment." L'égoïsme a remplacé la charité, il dessèche et avilit l'âme, il engendre les vices les plus pervers.
Enfin, tenons-nous en garde, mes frères, contre ce vent de révolte, qui souffle en tempête à travers l'univers, et menace d'ébranler toutes les institutions d'ordre et de stabilité qui régissent le monde. Ce bolchevisme — puisqu'il faut l'appeler par son nom- se manifeste un peu partout dans la société, jusque dans notre catholique province de Québec. Pourquoi ces grèves d'ouvriers contre leurs patrons, cette insolence des serviteurs envers leurs maîtres, cette tendance à niveler toutes les classes? Parce que tous les hommes ont la même nature, en peut-on conclure absolument à des droits égaux et nier la variété nécessaire des conditions humaines? C'est de la démocratie exagérée. C'est du communisme outrancier.
Il faut revenir au vrai communisme, au communisme chrétien, qui, lui, n'exclut ni le droit de propriété, ni le droit de succession. Il faut revenir à la véritable démocratie des premiers siècles de l'Eglise, alors que la charité était si florissante. L'esprit paroissial se prête admirablement à la pratique de cette vertu, qui est un gage et une promesse de vrai succès.
Les Fêtes du Centenaire
Développons donc, de plus en plus, dans le sens de nos traditions ancestrales, ce puissant facteur de progrès, cet excellent excitateur d'énergie. Nous lui devons le degré de perfection déjà atteint. Nous lui devrons aussi de tendre sans cesse vers l'idéal, ce qui vous permettra, mes frères, de faire de votre paroisse un modèle du genre. C'est bien le désir de tous ceux qui assistent à cette fête de votre centenaire.
Permettez-moi, en terminant, de vous offrir mes plus sincères félicitations.
0 belle et grande paroisse de Saint-Clément de Beauharnois, par ta soumission entière à l'autorité légitimement constituée, par ton obéissance fidèle à tes pasteurs dévoués, par ton zèle discret à contribuer aux œuvres de charité, par ton culte spécial pour la maison de Dieu, — cette décoration toute fraîche et de bon goût est à ton honneur et à l'honneur de l'artiste qui l'a exécutée — tu as bien mérité de la religion et de la patrie. Voilà pourquoi ses représentants les plus autorisés sont ici présents pour t'honorer. Reconnais ce geste magnifique de leur condescendance, et que ton âme soit remplie de reconnaissance. Que ta reconnaissance monte plus haut et s'élève jusqu'au trône de Dieu, en ce jour de jubilation et d'actions de grâce! Honneur à ton excellent esprit paroissial! Honneur à tes pionniers! Honneur à tes curés!
Mais ne vas pas l'arrêter à contempler trop amoureusement ces lauriers peut-être trop facilement cueillis. Vas plutôt de l'avant ton chemin, vers de nouvelles luttes, de nouveaux combats, de nouvelles victoires, qui seront l'expression magnifique de ta marche ascendante vers tout progrès véritable. Et alors, "tu garderas la mémoire de ce jour, et tu le consacreras solennellement au Seigneur de générations en générations, par un culte éternel. ' ' — Ainsi-soit-il.
La cérémonie s'achève dans le recueillement général. Après la messe, l'on se rendu au Banquet.
Le Banquet
C'est sur le terrain dit de l'Hospice, audelà de la voie ferrée du New-York-Central, presque en face du cimetière, qu'est élevée la grande tente du banquet. Un orchestre de Valleyfield accueille les convives. Le Comité de Réception a placé à l'entrée une grande table dite table d'honneur. .Une quarantaine de personnes s'y asseoient:
Mgr J.-M. Émard, évêque de Valleyfield; Mgr E.-A. Latulipe, évêque d'Haileybury; Mgr J.-C. Dorais, vicaire-général de Valleyfield; Mgr N.-Z. Lorrain, vicaire-général de Pembroke; Mgr J.-C. Allard, P. A., curé de Sainte-Martine; Mgr J.-A. Bélanger, P.D., curé de Saint-Louis de France, Montréal; Mgr J.-H. Cousineau, P.D., curé du Sacré-Cœur de Montréal; Mgr L.-A. Dubuc, P.D., curé de Saint- Jean-Baptiste de Montréal; Mgr J.-A. Richard, P.D., curé de Verdun; Messieurs les Chanoines T.
Nepveu, curé de la paroisse de Saint- Clément; J.-E. Aubin, supérieur du collège de Valleyfield; A.-C. Dugas, doyen du chapitre de Valleyfield; L.-N. Préville, curé de Saint-Jean-Chrysostôme; R. Chaput, ancien curé de Chateauguay; S.-F.-B. Maynard, curé de Saint-Isidore; R.-M. Descarries, curé de Saint-Henri de Montréal; L.-A. Mousseau, principal de l'École Normale de Valleyfield; L. Cousineau, de l'évêché de Montréal; M. l'abbé J.-D. Nepveu, Ph.
Th.D., curé de Saint-Anicet; les RR. PP. L.-J. Morin, C.S.V., assistant-provincial, et N. Vaillancourt, C.S.V., représentant le collège Bourget; M. l'abbé J.-C. Chaumont, supérieur du collège Sainte-Thérèse; le R. P. Aug. Leduc, O.P.; chez les laïques, M. le notaire L.-C. Tassé, maire de la ville, et
Centenaire de Beatjharnois
Mademoiselle Tassé; l'Honorable juge W.
Mercier et Mademoiselle Mercier; l'Honorable H. Mercier, ministre des Terres dans le gouvernement provincial; M. L.-J. Papineau, M. P.; M. Achille Bergevin, M. P.P., et Madame Bergevin; M. E.-A. Robert et Madame Robert; M. Edouard Montpetit, secrétaire-général de l'Université de Montréal, et Madame Montpetit; M. Arthur Plante, ex-député; M. Howard Smith, président de la Compagnie du même nom.
Aux autres tables, les familles se sont groupées autour de prêtres, parents ou amis; il y a ainsi 36 tables de 12 personnes; en tout 472 convives prennent part au festin.
Après la bénédiction de la table par Monseigneur Émard, de Valley field, le repas commence. Les convives ont devant eux le menu suivant, auquel ils auraient mauvaise grâce de ne pas faire honneur :(1)
Menu
Céleri
Radis
Olives Potage julienne Salade de homard Bouchée de volaille Toulouse Jambon Langue Pâté de Foie
Galantine Saucisson Aloyau de bœuf rôti Pomme purée Salade chiffonnade Mokas, Eclairs, Présidents, Café et chocolat — Mille Feuilles Fruits Café
Le service des tables est confié à la maison Kerhulu et Oudiau, de Montréal, qui a charge du banquet; le repas dure une heure.
(1) l'n paroissien, M. Legault, avait installé sur place un
filtre de son invention, ce qui valut aux convives le plaisir
de boire une belle et bonne eau bien pure de "chez-nous." —
Les tables avaient été décorées avec goût et ornées de fleurs,
d on de Mademoiselle Tassé et d'un groupe de dames de la ville.
Tout-à-coup, les conversations cessent:
Monsieur le Curé est debout; c'est la seconde partie qui commence, les santés:
Monseigneur, dit Monsieur le Curé, (2) nous sommes arrivés à la seconde partie du Banquet. Je n'ai pas l'intention de commencer la série des discours. Je voudrais simplement, Monseigneur, vous offrir d'abord mes plus sincères remerciements pour tout ce que vous avez fait pour la paroisse de Saint-Clément de Beauharnois, particulièrement en cette occasion de la célébration du centenaire.
Je n'ai pas de mots, Monseigneur, pour vous exprimer la reconnaissance que je ressens pour Votre Grandeur en cette occasion. Vous me permettrez bien, Monseigneur, d'offrir aussi mes sincères remerciements à Monseigneur d'Haileybury, qui nous honore de sa présence aujourd'hui, et a entrepris un long voyage pour revenir dans une des paroisses de son diocèse d'origine.
Je voudrais maintenant, Monseigneur, en quelques mots, remercier les distingués prélats, les membres du clergé, les honorables magistrats, les dames et messieurs qui, aujourd'hui, nous honorent de leur présence. Je me vois obligé de constater que je suis à la tête d'une paroisse qui jouit d'une grande considération, et pour m'en convaincre, je n'ai qu'à jeter un regard sur cette assemblée des plus distinguée.
Monseigneur, il vous appartient d'ouvrir la série des discours, voilà pourquoi je vous invite à présenter la santé de notre Saint Père le Pape.
Monseigneur Émard répond dans les termes suivants:
Monsieur le Curé, nous sommes dans un bon moment tous les deux. Depuis hier nous nous faisons les plus beaux compliments. Eh! bien, le bon Dieu a permis que je puisse en
(2) Nous devons à l'obligeance de deux sténographes, M Jean Colonnier, d'Ottawa, et Melle If. -A. Salinon, de pouvoir reproduire, à peu près textuellement, les discours du banquet.
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effet, dans le cours de ma vie, rencontrer sur mon chemin de ces hommes dont la droiture et la vigilance permettent de tout leur confier; M. le Chanoine Nepveu en est un, et c'est le compliment que je lui offre en ce moment. Je parle de ce que j'ai vu, de ce que les circonstances m'ont permis de voir en différentes occasions. Et c'est vrai, j'aime à me rappeler avec grand plaisir la première visite faite à
la certitude qu'on fera plaisir à tout le monde, mais cette fois je suis assuré de mon succès.
La première est celle-ci: en cette circonstance solennelle, Monsieur le Maire, qui avait pensé à tout, s'est adressé à Sa Sainteté le Pape Benoit XV, le pontife de la paix, le pontife de l'amour et le pontife du dévouement aux hommes et à la charité universelle, et qui, malgré tout, trouve encore le moyen de s'in-