Voy. p. 770, édit. Fournicr
4. Bibliothèque nationale, n' 15027. Eiie a d'ailleurs été reproduite par par M. Ed. Fournier, p. 771.
cavalière. Le sentiment en est bourgeois, parfois prosaïque 4 , la moralité un peu lourde. Nous répéterons pourtant avec les auteurs de Favart aux Champs-Elysées :
Beaumarchais a fait des couplets Dont Panard voudrait être père *.
En somme, ce qui manque le plus à ses vers, c'est la poésie. Voltaire saura en mettre un grain jusque dans ses plus fugitifs couplets. Mais faut-il juger dans la grande rigueur ces productions légères, qui partaient étourdiment d'un élan de plaisir ou de sensibilité, et pétillaient spontanément dans une fête intime?
A un ami, et justement après un vers faux, parce qu'il a été moins écrit que parlé :
Ami, crois-moi, tu possèdes un trésor,
il écrivait avec un laisser-aller non joué :
Garde-toi d'éplucher mes rimes redoublées, Mes syllabes peut-être au hasard enfilées, Invoqua-t-on Phœbus lorsque le cœur écrit 3 ?
Ces réserves faites, on peut goûter très souvent chez lui le plaisir
D'un bon mot de deux rimes orné ;
dans VHeureux Successeur par exemple, ou dans la Galerie des femmes du siècle passé. La satire y mêle d'ailleurs presque toujours son sel à celui de la gaieté.
Nous avons déjà noté dans ses Mémoires son goût pour l'apologue * : il lui a donné cours en vers et lui doit une bonne fable : la