‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 288 sur 338 · BEAUMARCHAIS VEUT BIEN QU'ON LE JOUE · texte numérisé non relu

BEAUMARCHAIS VEUT BIEN QU'ON LE JOUE

Complétons les documents acquis à ce débat par les leltres suivantes qu'adressa à Beaumarchais le censeur Blin de Saint-More, à propos du nouveau théâtre allemand publié par M. Friedel, professeur en survivance des Pages de la grande écurie du roi (Paris, 1782). c A Paris, le 1" octobre 1781. M. Friedel se propose, Monsieur, de faire entrer dans son théâtre allemand la traduction de Clavico, pièce dont vous faites le principal personnage. Je suis nommé censeur de ce recueil et je n'ai point voulu approuver la traduction qui vous concerne, sans savoir si vous consentez à ce que celte traduction soit publique. J'espère, Monsieur, que vous voudrez bien m'insiruire de vos intentions à cet égard, et je vous prie de croire que je me ferai un plaisir de m'y conformer. Sans l'incertitude de vous rencontrer chez vous, j'aurais eu l'honneur d'aller vous demander votre consentement et de vous renouveler les assurances de l'inviolable attachement avec lequel je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Blin de Saint-More, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel. » — La lettre reste sans réponse et est suivie d'une deuxième, c A Paris, le 24. octobre 1781. C'est moi, Monsieur, qui suis chargé de censurer le théâtre allemand de M. Friedel. Comme censeur, je me suis imposé la loi, de refuser toute espèce de satire contre les gens de lettres, et même de n'approuver rien où l'un d'eux est nommé sans son consentement. 11 peut se trouver des circonstances où l'on n'aime pas toujours à paraître sur la scène, même avec avantage. Je me suis aperçu que mes précautions n'ont pas toujours été inutiles; plusieurs écrivains m'en ont su gré. En un mot, j'ai cru devoir à mes confrères ces sortes d'égards, parce que je serais charmé qu'on les eût pour moi, et la reconnaissance que je conserve pour tout ce que vous avez fait en faveur de la littérature f me le prescrirait encore plus particulièrement pour vous. En conséquence, j'ai eu l'honneur de vous prévenir, le 2 de ce mois, que M. Friedel se proposait d'insérer dans son premier volume la traduction d'une pièce dont vous êtes, Monsieur, un des principaux personnages. Je vous ai prié en même temps de me mander si vous consentiez à la publicité de celte traduction ; vous n'avez point jugé à propos de m'honorer d'une réponse. J'en ignore les raisons; je ne peux attribuer

rrc non pl i ^ nu» -3*k3ie i* vas a£iires. S'il n'eût été question que i iut* :3j(;*? ru s» an 3*?rsioû-*i2e. je ne De rappellerais point a votre s^rtfOir. Ti.iis i i LpL **s intérêts 4e H. Fnedel et des vôtres, Monsieur, <t / jl la-une À* ws r^^rer sa prière. Je crains moins d'être impormu rie îx TLi&ubir à; lacnài. J'ai rhonneiir d'être, arec les sentiments ]kts i* ls Lren^-i**i. Bjosôïar, votre très kamble et très obéissant servi- ^fur. ii^i ne Nuc-Jkc*. ne des Francs-Boorgeois-Saint-Michel. > U t^iils* ie 3«rm mariais» vi^** par M. de Loménie (U, 343 '), n'a pu élre rse-iar** jot kjos : n.L'i t«j jcî ce:ie de Friedel, qui clôt l'affaire : € Vous p*i<E*±s «r* assors. M>isi*ar. que la traduction de la pièce allemande çn vws rja.-Tirae ae paniira pas, du moins avec mon approbation, sans ^-n* ;"n* «ïcrf cu«x«fl£T?afc*«£ par écrit. Je viens d'en pré venir M. de Friedel ec .»* ."La*:* i r*as ctnui^m jmer son manuscrit, avant votre départ pour fU.-zm: pw. J* ai:; liidis de vous avoir écrit une seconde fois, car sur v\r~* s-fi-^, j~iiri i b*ea pa approuver la traduction. Il n'est rien tel *T3* i't s't\z^^m±r.

« 7* » fi/jr«.i« «:***? 4i rem dn justice à vos sentiments , et çtul?** cfe4« f* ;a «<:/« *V;i«Vr./di tû*]>y*rs interprété vos démarches de la a»jau<r<v ls p.xi fsxor-ible ans intérêts de la littérature.

«. Je me le.*, te d'avoir trouvé l'occasion de tous donner une faible preuve «ie l'^Lme disânguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur, vv*re tivs htimMe et très obéissant serriteur. Blin de Saint-More. Ce jeudi *oir i> octobre. »

V 6 (tôt. pp. 7 et 31).

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