Comme il empiète! Quel agent
àrw* et «sas les pMHBlii paas éTase fais, dans la crainte qu'Us n'aie* ■as I as»jrd ée* saisis sas* kmr plms heureux point de vue.
Le in**? qae jt se dèsarae pas kx, nais que Votre Majesté connaît par S. À* \*tç"hi**. estât et ssaubre. Je n'ai pour U faire adopter gue k fi*~i de se rswtms- Je *•«* vaylif, Sire» de les peser avec toste lattesl»m ru* a^nv cne porcine afaire.
«juauî v*as aarcs kt ce travail, mam devoir sera rempli. Cest à um & i -*iQ'i*rr; a psms - >*rr , eV juger. Et faire taebe est bîem pins importante u Mtre; car a»>as a'avaas à tous lia a aire que de la pureté dans * r&st: et e*sms nr?»mftV* a Dieu, Sire, à tous mesme et à tout us p-rtp^f <^ vwns est câoué da bien cm du mal résaltant du parti TO? va» K>t&crès-
E. ùt T*rreui« ■'écrit q^e Votre Majesté croit sa justice intéressée a m* pis vi :$ 1er T expédient propose.
L':c ;**.**:•)* *» porte iooe ni *ar r tausfsst utilité du projet, si sur les àxi ptn de «*>i ex«aL>n ; mais uniquement sur ta délicatesse de couscience dd Y An Mijestt.
fr* pur? ::s bv*l£s de refus sont si respectables qu'il faudrait se ooodi^&fr aa s e^v-e et s'arrêter font court, si l'extrême importance de Tôt y* ?<^>po*é n invitait pas à examiner Si la justice du roi de France est rti*fmmt intéressée à me pas adopter um pareil expédient.
1! es! certain en général que toute idée, tout projet qui blesse la justice doit être re/rié par un b^nnete Domine.
M us. Sire, il u>a est point de la politique des États comme de la m:^zU dis atrpens. In particulier ne peut faire aucun tort au prochain, que Ipe biec qui doive lui en revenir : parce que tous vivent sous l'empire d'aae loi ci* iie et commune à tous, laquelle a pourvu à la sûreté de tous.
Mais un royaume est un grand corps isolé; plus séparé de ses voisins p*r in dic+rute d'intérêts que par la mer, les citadelles et les barrières qui le renfermant. Il m'a point de loi commune avec eux qni r«w à sa sûreté. Leurs seules relations sont celles du droit naturel; c'est-à-dire celles que la conservation, le bien-être et la prospérité de chacun lui imposent, relations modifiées en plusieurs manières sous le nom de droit de gens, dont le principe, selon Montesquieu mesme, est défaire son proprt bien pour première loi ; avec le moins de mal possible aux autres Etats, pour seconde.
Et cette maxime est si rigoureusement établie en principe politique que le roi qui gouvernerait un peuple indigent, affamé, devant se regarder étranger à tout autre peuple et Père du sien, ne pourrait justement empêcher ses malheureux sujets, à défaut d'antres moyens de subsister, d aller enlever leur nécessaire et même à main armée dans les États
voisins.
Car la justice et la protection qu'un Roi doit à ses sujets est de devoir étroit et rigoureux; au lieu que celle qu'il peut accorder aux Étals voisins n'est jamais que de convenance. D'où il suit que la politique
nationale, qui maintient les États, diffère presque en tout de la morale civile qui gouverne les particuliers
Mais Sire, entre la France et l'Angleterre, y â-t-il jamais eu, peut-il y avoir un seul lien capable d'arrêter Votre Majesté? Quand il est prouvé que le repos de votre royaume, le bien-être de vos sujets, la splendeur do votre règne dépendent uniquement de l'abbaissement où vous aurés l'art de tenir cet Ennemi naturel, ce rival jaloux de vos succès, ce peuple toujours injuste envers vous par système, et qui n'a d'autre principe à votre égard que cette damnable maxime : Si nous voulions être justes envers les français et les espagnols, nous aurions trop à restituer. Notre devoir est de les affaiblir sans cesse f Maxime répétée mille fois et applaudie dans la bouche de ce fameux Pitt, devenu V idole de la nation anglaise, après s'être vu refuser une simple compagnie de dragons comme n'ayant n'y assés de noblesse ni assés de capacité pour exercer ce mince emploi /
C'est donc à ce peuple audacieux sans frein et sans pudeur que vous aurés toujours affaire. C'est aussi lui seul que j'ai en vue dans le plan proposé. (Test lui, Sire, qu'il vous importe d'humilier et d'affaiblir, si vous ne voulés pas qu'il vous affaiblisse et vous humilie en toute occasion. Ses usurpations et ses outrages ont-ils jamais eu d'autres bornes que celles de ses pouvoirs f Ne vous a-t-il pas toujours fait la guerre sans vous la déclarer? La dernière encore n'a-t-elle pas commencé de sa part, en pleine paix, par la prise inopinée de 500 de vos vaisseaux? N'est-ce pas lui qui vous a réduit à l'humiliation de détruire vous mesmes Je plus beau de vos ports de l'Océan, qui vous a forcé de désarmer dans tous les autres et a fixé le petit nombre de vaisseaux qu'il vous suffirait désormais l ? N'est-ce pas lui qui tout récemment encore a soumis vos navires marchands à sa propre visite dans les parages du Nord ? humiliation que les holandais mesme n'ont pas voulu souffrir, et qui nous était exclusivement réservée? humiliation qui eût fait à Louis XIV plutôt manger ses bras que de n'en pas avoir raison; humiliation enfin qui fait saigner le cœur de tout bon français, surtout lorsqu'il voit cet insolent rival attirer dans ces mesmes parages ou nous n'osons aborder, des vaisseaux Russes à qui Von apprend le chemin de nos possessions d'Amérique pour qu'ils puissent un jour aider nos ennemis à nous les
enlever
.... Si votre délicatesse est telle que vous ne vouliés pas favoriser mesme ce qui peut nuire à vos ennemis, comment souffres- vous, Sire, que vos sujets disputent à d'autres européens la conquête de pais appar-
1. Assertion erronée de Beaumarchais, qu'il répétera quatre ans plus tard dans les Observations sur le mémoire justificatif de la cour de Londres; d'où un démenti officiel cruel et gauche. Voy. Gudin, Histoire de Beaumarchais, p. 254, sqq., pour les détails que reproduit en partie M. de Loménie, IL 161
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que U a>X.:*f*e f«t wm*n.z*gwt Se* urina expert présume en tant de U wwiU qmi ystterwt Us p*trî*r%j»r*'$~
*« £** sV.mmes ^tt^-at 4** *>*«**. *sm* dsmte, û faudrait mépriser, 4> tester me*m* U p'.uX^emt. Jfta a te ions étaient des auges, ils * <r*ri^*( /** teK-t* ■*■ pins de ni* fixes pour Us éclairer, de loir pour les reqtr, de nvz fistrjts pn*ar les contenir r de soldats pour les soumettre, et Vi terre, au Lr* 4>Art mme ïmaji virant* et temftr, serait elle wurnue *« s^ovr céleste. Mais rwfm U fumt Us prrmérr tels fuils $o *t et U Roi le plm* f*st? me p**t pms alier ptws loin arec smx que U lerjulatenr Sfito*. f «ri é&iU ; Je mai pas donne aux Athéniens les meilleure* knx pottibles; Mais seulement les plus amtenabUs aux lieux, aux terns, et aux kommes pour fui je travaille,
Pui4 donc que la loi Souveraine des États est la Politique et que celte politique est indispensable a leur maint iem 7 daignés, Sire, ne jamais perdre de rue que le chef-d'œuvre d'une bonne politique est de fonder votre tranquilité sur les divisions de vos ennemis. En réservant cette précieuse morale, qui tous rend si respectable, pour l'administration intérieure de votre royaume tous aurés rempli dignement tons les devoirs d'un bon et d'un grand roi.
Richelieu, cet nomme élevé d'un état obscur an pins haut degré de puimnce, cet homme au génie duquel l'autorité royale en Francs a tant d'obligations, Richelieu voulant suivre avec sécurité les projets de grandeur qu'il avait formés pour son maître, ne crut pas la justice de tauis XIII intéressée à ne point fomenter en Angleterre les troubles qui ont enfin renversé Charles I" de son trône
Armer ainsi V iniquité contre elle mesme est le plus sûr moyen
de ta détruire infailliblement. Or nous ne devons jamais oublier que {Angleterre est à la France ce que les voleurs anglais sont aux citoyens
de leur pats t
. . . Je tous suplie, Sire, de ne pas vous laisser surprendre au sophisme brillant (Tune fausse délicatesse. Summum jus, summa injuria.
J'ai traité sommairement la plus grave des questions dans la crainte d'énerver mes raisons en leur donnant plus d'étendue, et surtout dans la crainte de fatiguer l'attention de Votre Majesté.
Que s'il tous restait encore des doutes après m'avoir lu, Sire, effacés ma signature, faites copier cet essai d'une autre main afin que le faible état du raisonneur ne nuise pas à la force de ses raisons, offres ce travail à la discussion de quelque homme instruit par une longue expérience du monde et des affaires; et s'il en est un seul, à commencer par M. de Vergennes, qui ne tombe pas d'accord de mes principes, je me tais, je jette au feu Scaliger, Grotius, Puffendorf, Gravina, Montesquieu, tous les auteurs de droit public, et je conviens que V étude de ma vie entière n'a été qu'une longue perte de tems ; puisque elle ne m'a conduit qu'à l'impuissance de persuader mon Maître en un sujet qui me semble aussi clair qu'il est important pour ses intérêts. ......
Il est absolument impossible de traiter par écrit tout ce qui
tient au fond de l'affaire à cause du profond secret qu'elle exige; quoiqu'il me soit infiniment facile de démontrer la sécurité d'entreprendre, la facilité de faire, la sécurité de réussir et la récolte immense de gloire et de repos que doit donner à votre règne, Sire, la plus chétive semaille avancée aussi à propos.
Puisse Yange gardien de cet état tourner favorablement le cœur et l'esprit de Votre Majesté, s'il nous donne ce premier succès, tout le reste ira seul et sans peine. J'en répons. >
On conviendra bien, en regard des faits, que Beaumarchais avait le droit d'écrire un jour : c J'ai traité les affaires de la plus haute politique et je n'étais point classé parmi les négociateurs, inde irae... > (Fgm. inédit de son apologie : voy. p. 46, ci-dessus.)
N° 21 (voy. p. 74).