‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 317 sur 338 · CAQUETS ET RIVALITÉS DE COULISSE · texte numérisé non relu

CAQUETS ET RIVALITÉS DE COULISSE

c Monsieur, ayant ouï faire le plus grand éloge de votre ouvrage, par tous mes camarades en général, et en particulier par Mademoiselle Doligny,

fcn* tous les regrets da m mit de ne lavoir point entendu*, et le désir le nf d'y jouer un rôle ; cela était tout simple, je demandai ea eoaséâ Manenms*ikl>oiignTsiJenarais an dans la pièce, elle me dit oui, qni] 5 arait urne jeune sumbrttte naturelle et «aie* *, qui, se pouvant être joué par Madame BeJcour, me serait sûrement donné, je eoo- Tk-ns arec tous que cela aie fit le plus grand plaisir ; mais je rots maintenant qu'il ne faut jamais conter {ûc) mie sur ce que Ton tient et que qui conte sacs son iétf , coure (sic) souvent le risque d'être trompé: c'est ce qui nf arrive en ce moment ; votre conversation d'hier avec Mademoiselle Itoliguy a détroit mon illusion, et comme ce n'est pas sans peiLe qne Tc« se voit privé de celle qui peut nous être agréable, je vous avoue, Monsieur, que j'en ai ressenti beaucoup en apprenant quo votre intention était de donner votre rôle de soubrette à Mademoiselle Contât, dont ce n'est point le genre *. Je sais qu'un auteur est maître de distribuer ses rôles comme U lui pbit, mois il ne oral trouver mauvais, je crois, que Ton 9 sott sensible;)* le sois d'autant pins à cette espèce d'injustice, qne f avais espéré que mes talents et les encouragements que le puLlic daigne y accorder chaque jour avaient pu vous faire penser à moi.

c Je sans bien éloignée assurément de vouloir vous faire violence, si vous jugez le talent de Mademoiselle Contât plus digne de remplir votre rôle, il font sans contredit le lui donner; on auteur ne devant rien négli/er pour ses pièces. Cette préférence pourra nf affliger, mais si vous m'assurez qne tous êtes décidé, je ne récriminerai point, et me contenterai d'applaudir arec tout le public à cotre nouveau succès, ne pouvant y contribuer par mes faibles talents. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre trèshunihle et très-obéissante servante. Fanier, ce onze octobre 1781. »

N* 27 (voy. pp. 78, 89 et 91).

1* Là CINQUANTIÈME DC C M ABU G E ». — £• BRID'OISON CHANTE LE ÇA MA.

1* Addition au Mariage de Figaro. Pour la cinquantième représenta' tion au profU des pauvres mères nourrices \

t Après le premier couplet, finissant par Gaudeant bene nanti. Suzanne. — A quoi penses-tu donc, Figaro? Tu ne dis rien sur noire

bonheur?

FlGAftO. — Ah! que je suis béte, moi ! Je l'oubliais....

Suzanne. — Cest bien obligeant

BfUD'otsON. — E... Est-ce que vous le croyex donc? i... i... il fait semblant.

I. Cette déanition s'appliquerait mieux au rôle de Fanchette qu'à celui de Sutanne, mais s'échaufferait-ou tant pour un troisième rôle? M" Beliccourt joua Marceline et M"* Laurent Fanchette.

3. Beaumarchais en jugea autrement, s'il s'agit de Suxanne, car M ll « Contât cul le rôle, et la pauvre Fanier, rien.

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