Voy.Jïwloire de Besumarchais, p
Figaro. — Charmant esprit! Allons, ma Suzanrie, chante la preère.
Suzanne chante.
Pour les jeux de notre scène
Ce beau jour n'est point fêté ;
Le motif qui vous ramène,
C'est la douce humanité ;
Mais quand notre cinquantaine
Aux bienfaits sert de moyen,
Le plaisir ni (sic) gale rien.
Figaro.
Nous heureux cinquantenaires,
D'un hymen si fortuné,
Rapprochons du sein des mères
L'enfant presque abandonné ;
Faut-il un exemple aux pères?
Tout autant qu'il m'en naîtra
Ma Suzon les nourrira... (bis).
Suzanne.
Mon ami, je ne sais guère
Quel devoir sera plus doux ;
Comme épouse et comme mère,
Mon cœur les remplira tous.
Entre l'enfant et le père
Je partagerai l'amour
Et chacun aura son tour... (bis).
Kigaro. — A vous, Monsieur le juge... > Le reste manque.
2° Variante sans date sur une feuille volante, main inconnue :
« Couplet de Brid* Oison.
Or, Messieurs, c'te comédie, Qui n'est plus qu'un passe-temps, Sauf respect peignait la vie De c'bon peuple en d'autres temps.
Pour tromper sa maladie, H chantait tout l'opéra ; Dame!... il n'sait plus qu'ce p'tit air-là, Ça ira, ça ira 1 ; 11 n'sait plus qu'ce p'tit air là Ça ira, ça ira, ça ira, ça ira, Soit que l'ennemi s'avance ou qu'il fuie, Oui, ça ira, ça ira, ça ira.
. On sait que le mot est de Franklin, à propos des premiers succès de ihington, et qu'il fut importé et popularisé par La Fayetlt*.
itO APFESDft'.E.
Jamais ce beam feu as* refroidira»
De tout boa Français <?'<at le r-froui.
Autrefois c'était an pauvre train.
Chacun ar/iit sa canfrar**- Point »le Patrie.
Il n y manquait qne ce!:u Jfan ça ira T ça ira. ça in»
Soit que l'ennemi s'avanee an »piU fiii*- Oni, ça ira, ça ira, ça ira.
Jamais ce beau feu n'a* refroidira.
fOn danse une ronde sur cet air. i »
Y' 28 <voy. p. 1/7).
HkiCHt OC PftOt Of.CE DE TABJtftE ET C DfS*EBTATTô!f PBILOSnWWCÏ 1 CE SUJET » : CATAI.OGCE DES VANC^ttUTS DIÉOIT? DC C TlR^l* B.
Voici la première idée de ce prologue, jetée sur an boat d* pap«*r, (juste avant la réflexion physiologique citée pins haut, p. £» : c D me semble que je diviserais mes facultés >, etc.): c Faire an prologue ou U nature fait tirer au sort deux embryons ou deox atonies, leqnel tsû'i sers roi et l'autre esclave. Dissertation philosophique à ce sujet {sic*. » —La dissertation fut faite et nous en retrouvons le lambean autographe «ni suit : € Ébauche du prologue entre le génie 4u feu et ceiui delà reproduction. Oaris ce prologue, le génie du feu s'informe avec curiosité des fonctions du génie de la reproduction, lequel lui apprend qn'ii est io~ t inê par le créateur à renouveler sans cesse Us espèces par la destruction des individus; le génie du feu, curieux de voir opérer la nature, excite celui de la reproduction i lui donner une idée de son emploi à l'instant Le génie productif ramasse tous les éléments qui peuvent composer une génération et lui ordonne de paraître. Le produit de son ordre est une foule de statues vêtues de blanc, à peu près comme des ombres. Il les anime et tous ces groupes forment des danses graves et tranquilles. Mais comment distinguerez-vous leur état? dit le génie curieux. Je ne m'en occupe point, répond l'autre génie, toutes ces différences imperceptibles sont nulles à mes yeux, je m'occupe des espèces et non du sort des individus 1 ; cependant je puis, pour tous amuser, fixer ici le sort do quelques-uns. Il appelle deux ombres, les interroge sur ce qu'elles font et ce qu'elles désirent d'être. Les deux ombres répondent avec autant d'ignorance de leur être que d'indifférence pour leurs étals. Choisissons pour eux, dit le génie du feu. Je le veux, dit l'autre,
1. t La nature, dans sa marche uniforme, mais magnifique et prodigue, semble tin *'orciipr*r en rien des individus, elle ne donne son attention qu'aux espèces quVIIi» multiplie le a unes aux dépens des autres à son gré. » (Beaumarchais, l'ennéen inédite*.)
mais d'un vain amusement, d'une minute, va résulter une différence énorme dans l'état de ces deux créatures; Tune des deux sera roi d'Ormus et sultan de tout l'Orient, et l'autre sera un simple soldat, choisissez. Qu'ils choisissent eux-mêmes, répond le génie. Mais les ombres, interrogées sur le choix, ne peuvent ni ne veulent en former. Tironsles donc au sort, dit le génie curieux, car i7 me coûte infiniment de rendre l'un des deux aussi malheureux que l'autre sera surchargé de bonheur. Non pas, répond la nature, ce n'est pas ainsi que je l'entends ; leur bonheur ou leur malheur n'est à votre choix ni au mien. Absolument étrangère à l'état de l'homme, sa félicité dépend de lui seul et de l'usage qu'il fait de sa liberté. Je ne puis vous croire, dit le génie; un empereur est sûrement plus heureux qu'un pauvre soldat. Tout cela est conditionnel; mais faites votre choix, et nous verrons ensuite, c Le génie choisit et dit à l'un : Sois le superbe Atare, sultan d'Ormus. Et toi, pauvre malheureux, va gémir dans ta foule oubliée des pauvres. Tarare! gémir ! répond la nature, il ne gémira point. Comment, Tarare? répond le génie, c'est un drôle de nom que cela. Eh bien, dit la nature, il est sans doute singulier, et ce sera le sien. Mais je réfléchis, dit le génie, que je vous ai engagé à produire toute une génération pour satisfaire ma curiosité. Mais qu'en allez-vous faire? Nés subitement, les voilà sans aucun des liens qui forment les sociétés. Point d'idées acquises par l'éducation; aussi stnpides par l'esprit qu'ils sont formés par le corps : comment allez-vous remédier à la foule d'inconvénients qui résultent de leur croissance fortuite? Je vais, répond la nature, etc. > — Au verso de la page, on lit :
€ Acteurs de l'opéra.
Atare, nommé le Superbe, sultan d'Ormus et de tout l'Orient.
Osai», son grand vizir.
Marally, son chef des eunuques.
Tarare, soldat janissaire.
Amélie, maîtresse et femme de Tarare.
Fa time, esclave du sérail qui sert Amélie.
Chandagor, grand prêtre de Brama.
Noizam, jeune enfant pris entre les augures.
Prêtres de Brama.
Grands de la nation.
Esclaves ou odalisques du sérail du sultan.
Muets.
Bostangis.
Janissaires.
Peuple, etc.
La scène est à Ormus, dans le sérail à' Atare, au bord de la mer. >
Astasie s'y appelait d'abord Amélie. C'est le prénom qu'aura sa fille et aussi celui de la trop fameuse héroïne des lettres du British Muséum.
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»• 29 (tôt. pp. 19 et 109).