‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 322 sur 338 · TÉMOIGNAGE DU CHEVALIER DE CU BIÈRES POUR BEAUMARCHAIS DANS · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE DU CHEVALIER DE CU BIÈRES POUR BEAUMARCHAIS DANS

L'AFFAIRE kOBNMAN

(Autographes.)

c 27 mai 1787. Vous pouvez donc, Monsieur, faire de ma lettre l'usage qu'il vous plaira, je l'ai signée et je ne la désavouerai point. L'attaque qu'on vous fait me parait injuste et malhonnête, et je sens qu'à votre place le désir d'obliger une femme opprimée m'aurait rendu aussi coupable que vous. Les moyens, d'ailleurs, qu'emploie votre ennemi, sont «l'une faiblesse à faire pitié, cl si j'avais été homme de loi, j'aurais parlé avec bien plus de rigueur; je vous prie de ne rien changer à ma lettre, si vous la placez, soit dans vos pièces justiûcativcs, soit ailleurs. Je souhaite bien vivement qu'elle puisse vous être utile, vous m'avez donné des marques de votre honnêteté et de votre obligeance dans une occasion que je n'ai point oubliée, et je voudrais en trouver de plus essentielles do vous prouver les sentiments distingués avec lesquels j'ai l'houneur

fonsicur, votre très humble et très obéissant, le chevalier de

petites écuries du roi, cul-de-sac du Doyenné, le 27 mai 1787. » iris, le 31 mai. Vous avez bien raison, Monsieur, les enragés qui unnient et vous injurient ne respecteraient point M"" de B... e publiais la lettre que je lui adresse au sujet de votre affaire, lis au désespoir que son repos et sa tranquillité fussent cornille-mèmc n'est point d'avis que je la publie, malgré l'estime )us a depuis longtemps vouée, et je me rends à ses conseils et îs, persuadé que personne ne peut m'en donner de meilleurs. esterai pas moins convaincu de la bonté de votre cause et de la plate méchanceté de vos ennemis. Envoyez-moi votre mémoire paraîtra, je veux être un des premiers à l'admirer, à l'applaudir re applaudir et admirer par toutes les personnes qui aiment encore

foi et la justice. Quelle longue suite de bassesses et d'iniquités révélez dans votre lettre! Quoi! le même homme qui a plaidé nari contre la femme a offert de plaider pour la femme contre Quoi! le même mémoire où vous êtes injurié, on a offert de vous •A M m% de B... a été aussi indignée que moi de cette conduite de e, et vous devez être bien lier d'avoir à combattre d'aussi mépriinemis; quelle que soil l'issue de votre incroyable contestation, serai de rendre justice à votre honnêteté et d'admirer le cou-

vous a fait voler au-devant d'une infortunée. C'est dans ces its que j'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très .serviteur. Le chevalier de Cubières. >

upplément d'information, nous renverrons à une curieuse broc nous avons pu nous procurer, où la défense de M. Le Noir et lent celle de Beaumarchais, sont présentées de la bonne encre.

intitulée : Lettre d'un magistrat de province à M. Bergasse, :., et Ton y lit, page 3$ : t Vous avez écrit, vous avez imprimé: ai l'éloquence humaine jusquoà elle peut aller. Je ne sais pas

vous l'avez portée; je ne sais pas quels ont été vos succès e la multitude ; mais écoutez les véritables juges des talents et uence, les gens de lettres, je n'en ai pas vu un seul à qui vous persuadé quelque chose, et, si j'en crois les impressions que s dans la multitude elle-même, chaque jour l'espèce de succès i avez eu auprès d'elle décroît et tombe. » Hélas! l'auteur n'était ns que prophète.

N"3l (voy. pp. 9 et 113).

i son mariage avec notre sœur, etc., jamais le sieur de Buaus ne se serait acquis à la cour et à la ville cette célébrité dont il », > disent les frères Aube r tin dans une pièce citée par M. Bos, [les Avocats aa conseil du roi). L'auteur le prend do haut

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