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papiers qui se trouvèrent sous les scélés. Ces lettres furent du nombre. La dame Aubertin, mère de ma femme, et qui payait une modique pension chez moi avec ses deux filles, ne voulut point profiter comme héritière du défaut d'insinuation de mon contrat de mariage, et dit à l'un de nos amis communs, un sieur Delaleau , que si je voulais seulement me reconnaître débiteur des sommes qu'elle avait prêtées à sa fille, à mon insçu, elle consentirait avec plaisir que je jouisse des avantages de mon contrat de mariage qu'elle avait fait elle-mesme, soit qu'il fût insinué ou non, ce que nous ignorions encore, le notaire ayant refusé plus de quinze jours l'expédition de cet acte qui n'avait jamais été levé, parce qu'à la mort de ma femme ses affaires n'étaient point terminées avec les héritiers de son premier mari. Je signai à ma belle-mère les billets de feue ma femme; ma belle-mère signa son consentement aux avantages de mon contrat insinué ou non. Nous convînmes qu'elle et ses filles resteraient en pension pour un prix fort modique, et tout fut réglé entre nous. Mais cet arrangement ne faisant point celui d'un fils qu'elle avait, ce fut alors vraiment, qu'on employa le ministère de son confesseur pour la faire rétracter de son engagement. Ainsi, ce n'est pas moi qui usai de ce moyen de séduction. Ce furent les parents de ma femme qui l'employèrent sur une vieille femme dévote pour détruire son engagement. Ils y parvinrent enfin, la firent interdire pour sa récompense, et les plaidoiries commencèrent *. . . .
Enfin, trois arrêts contradictoires, en 1781 et 1782, qui
m'adjugent toutes les sommes qui m'étaient dues par eux depuis vingtsept ans, avec les intérêts, et mille écus de dommages et intérêts ont été rendus au rapport de M. Titon.
c Aussitôt celte famille insolente vient se jeter à mes pieds, me demande grâce, et crie merci. On me dit qu'ils sont pauvres, qu'on les à excités contre moi. Je leur pardonne. Et, de 1782 jusqu'en 1788, je ne puis avoir d'eux aucune solution, la patience m'échapa, ils reviennent m 'implorant. Ils obtinrent de moi, en 1788, l'un, remise du quart de sa dette, les autres (ce sont les femmes), qu'elles jouiront toute leur vie de ce qu'elles me doivent, et, dans la transaction, je consens, pour moi ou les miens, de n'être payé qu'après la mort de mes belles-sœurs. Et sur leurs instantes prières, je donnai de plus main-levée des oppositions que j'avais mises sur les revenus de leur frère, mon très ardent persécuteur. Il en a joui jusqu'à sa mort. C'est, avec ce désintéressement, cette générosité peu commune, que j'ai payé douze ans d 'atroces persécutions. Et ce sont ces gens-là qui viennent de remettre au sieur Kornman les lettres d'amour que j'ai écrites à ma femme, leur sœur, dans l'année de mon mariage avec elle, en 1756, il y a trente-trois ans aujourd'hui. <-"- '
« On a vu l'exécrable usage que des scélérats en ont fait. »
I. « Le procès qui est à juger est le vingt-septième qu'on lui ail suscite » lisons-nous p. 37 d'un Mémoire jmir le sieur de Beaumarchais, contre les héritiers Aubertin, imprimé chez Pli. D. Pierres, rue Saint-Jacques, 1781.
CVL.XL DfiS DHOtTS D*ACTITR PERÇUS PAR LES HÉRITIERS DS BEACIARCHAIS DA5S LUS DIS A5S QCl SUIVIRENT SA 10RT
La U^m»Uûoa «te la saecessien de Beaumarchais nous a déjà foorn plus i'uii reasesgnejaRCU amen; ajoute» s-y k suivant, qui est tiré du W Article.
* U a tHtf revu le X Frasery. chargé du recouvrement de la rétribution ifs Aiti<mr$ ir*iiiAûn{Ujes sur les divers théâtres de Paris et des départeowatSv savoir :
EiHhtflfnudjur x» VU 1000,00
Frunuiw au IL 1413,10
fatale 3769,08
Ftoroal 1174,09 •
ftissiûor 720,03
Fnmair*Aa\ 1106,16
ù?nwuai 942,15
ftbKuuiiur 1 545,08
Bramatr* aa \i 888,10
b^ruitui 525,16
Iteu-raL 486,07
tasahir 570,00
f ruccà^c 71 3,03
Çruiua^f au 1U 345,16
V*u*fc* 740,04
M^ssawr 1099,06
F?vc£«ir 743,00
Frrjbur* *» llii 871,04
ùtrtsittl 1072,04
IVAxtAi 977,00
Ftoccàic,.^, 617,12
Frufaur* sa UY 1979,09
Avni !S\* 1459,15
Foner t$fc>7 1579,00
J* wi 882,06
Ami 3219,00
IVwtttoY 1866,00
*av IAV. 2177,08
À celte époque, c'est-à-dire après respiration des dix années que substent les droits d'auteurs sur leurs ouvrages, il n'a plus été rien reçu
i sieur Framery, ci 37947,22. »
C'est un beau denier pour l'époque.
Si nous voulions être complet sur ce point, il faudrait reproduire ici s listes, curieusement détaillées, des recettes de ses pièces adressées par s comédiens français à Beaumarchais ; mais il faut nous borner, môme ms un appendice.
N° 34 (voy. p. 1-24).