UN PROJET DE PONT SUR LA SEINE
c Proposition relative à la construction d'un pont sur la rivière de Seine, entre le jardin du roi et le jardin de l'Arsenal, du côté des fossés formant la communication avec le boulevard du Midy, etc.. > Il devait avoir cinq arches, c présenter l'appareil d'un pont de pierre par l'arrangement de la coupe des bois >, reposer sur colonnes de fer et maçonneries; coût, 883499 fr. 6,8; affaire montée par actions, raison sociale Guerues frères et Hugaud; prix du péage, inférieur de plus de moitiéà celui du bac des Invalides : un carrosse à deux chevaux, 5 fr.; à 4, 7 fr.; à 6, 9 fr. ; un homme à cheval, 1 fr. ; à pied, 3 sous; un bœuf, 1 fr. 6 deniers; 1 mouton, 6 sous, etc.. c Pour éviter l'agiotage de ces recon- • naissances, elles seront au nom des personnes qui les auront levées, et elles ne pourront être transmises à un autre propriétaire qu'en le déchargeant contre d'autres, au nom du nouvel acquéreur, » Le pont Beaumarchais devait être c fini avant la fin de 1789 ». On a attendu pendant près de cent ans le pont Sully, son succédané. Cf. pour d'autres détails, Histoire de Beaumarchais, p. 382, et la note de M. Tourneux,
V tf? ^r ^
^ur- ileii: à* EhUm» du 2S janvier 1779, pour qu'il s'intéi S. ?"r«frx. caar^f kiwi 2 y arût eu un* lettre de cachet pour twïtr mun* 7 ^sann» i une élâ** créature.
« 1 Yim=«xritf*ir 5* u;i?<*«kii ter de Rieheftîeu, gouverneur de la
t I à» Jknrjô Fvtstil. 4t fti re*2t*i*u juive, né à Bajonne, ayant toute ^i fcmiil* i Lirte^ux. aumuemi eu 1?*8 de la D"» P*** 1 , nièce da sieur ?"■■• maxnufT. en eue un\ cséu&L Duus la première chaleur du ressentiiieac ûk? ium,i.esw m xr^nzara le jeune rVretra d'une lettre de cachet. H sine tu Froise. e« ôcs fs~ïl est en Angleterre, il écrivit an sieur Jacob P***, iwr? à; ii in ou es*..'*., (x^. HfipGn épris de sa iDe, fl allait tâcher de la nenc-r wr à» trtn»u sur»; qu'il serait cinq aas ans prendre de 5"naLe- L i. teoa sari**. Bl ce temps écoulé, il a récrit an père pour loi ittniaaiDfr «dmc* as* $nt* » ilie, en hn envoyant Fêtât de sa fortune et in iusaoc jort ôt IVoc*s*u p?uchai*e qu'il trouvait de se marier avanti^'02*onfac i Lf<nàry& 11 a vainement atlenda sa mois une réponse qui t«st w« i* tvaae.. s'est e*i* marié. Maintenant qu'il désire aller à taréau euLk-asafr sa s<èrr ce revuir sa famille, il tous supplie humbleai***. M/«ss*i.r*«jr. àe vtcksr bèen rassurer «s'il n'existe point contre fc£ « v^rre àe cac&ret k*{aeile n'aurait pu être obtenue que par tous, ou tx: aawôer imct* paissante protection pour la faire lever, si elle existe , h ùsfe ex\-«si>4e de r»a>*ar, commise eu sa jeunesse, n'ayant été que trop rvww viir *iw aas c>\i et par la privation absolue de celle qu'il aimait. >
fcv&trarcfc&b «art le sauveur attitré de la famille. Voyez, en effet, dans U r**aèie à la C*oi!£&ne «GoJia, Y, ï*$j, comment un autre malheureux isracïite, J«$eph rVrvira, fut tiré des griffes de l'Inquisition et sauvé de r*ut*vi*fe |ur Beaumarchais c pleurant à genoux > devant M. le comte de \ergeaaes. On sait d'ailleurs avec quelle ardeur il défendit, en tons ttnwps et en tous lieux, la cause des protestants (voy. Gudin, IV, 477, et Hi<1<-irt 4* Bra*marrkm*s 9 p. 233). Mais ici son xèle est moins méritoire; il se souvenait que sa famille paternelle était d'origine calviniste. Il est vrai qu en cas pareil d'autres se hâtèrent d'oublier.
3r» 47 (voy. p. 351).
R£ACMAR£HàI> PRÈCt R5ECB DE M. DE LBSSEPS
On verra son projet de canal à travers l'isthme de Panama par le lac Nicaragua, expose tout au long dans Gudin (Histoire <fe Beaumarchais,
t. Le nom ne faisant rien à l'affaire, nous le tairons.
p. 460, sqq.). 11 y a en outre parmi ses papiers d'affaires tout un dossier relatif au commerce des Indes par la mer Rouge, le Caire et Marseille, avec des annotations autographes. On y voit l'entreprenant chef de la maison Roderigue et O très occupé vers 1779 à rouvrir au commerce français la grande route du pays des épices, jadis familière au vaste trafic des Romains (voy. les études si intéressantes de l'amiral Jurien de la Graviére sur la marine des Romains, dans la Bévue des Deux Mondes, 1884). Un volumineux mémoire sur cet objet se termine par cette devise :
Tanta abundat materia Labori faber ut desit, Non fabro labor.
L'ouvrier est venu deux fois, là et à Panama, et il est Français. Gomme Beaumarchais eût applaudi !
N« 48 (voy. p. 354).
À l'occasion de divers prêts faits à La Fayette par de Francy pour le compte de Beaumarchais, il s'échangea entre eux une correspondance dont nous publions quelques extraits.
Ils datent de 1778, époque où le bruit d'une guerre imminente 1 entre la France et l'Angleterre rappelle au jeune héros de Monmouth qu'il se doit d'abord à son pays.
L'alliance de son enthousiasme libéral et de son patriotisme s'y peint au nature).
Dans sa lettre du 2 mai, il lui disait : c Complimentons-nous réciproquement, Monsieur, sur la bonne nouvelle arrivée de France ; nôtre patrie s'y est prise à tems, et je vous avoue que ces discours de North, les lettres de Jonhsone et ces commissaires commençaient à me donner de furieuses inquiétudes. Heureusement voici, dit-on, des articles superbes, nobles, irrefusables; voilà la France glorieuse, l'Amérique /indépendante par sa protection, et, grâces à Dieu, l'Angleterre coulée à fond. Je ne pense pas que le Congrès balance ; mais s'ils se permettaient d'héziler (sic), c'est aux Français d'York à parler, à les couvrir de honte et de ridicule, etc., etc. Car enfin il est bien aisé de leur prouver que leur salut est dans la protection de la France ; j'aime leur cause, il est vrai, avec quelque enthousiasme; mais je serais bien fâché et bien consterné qu'elle réussît dans un sens désavantageux à ma très aimée et très adorée patrie. »
c Du 14 may.
c Si mes compatriotes font la guerre dans quelque coin du monde, je volerai sous leurs drapeaux, et aussitôt que la flotte et un paquebot fran-