‹ Beaumarchais et son temps (volume 4)Chapitre 13 sur 22 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

d'cihord son prolosiiie physique et inétaphypiqiie sur la Nature et le Génie du feu créant des êtres. M"'* de Beaumarchais s'évertue à le consoler de ce malheur avec ces ménagements délicats que les femmes d'esprit savent si bien employer en pareille circonstance. « Ce prologue^ lui écrit-elle en septembre 1795, est d'une philosophie trop supérieure aux facultés des individus composant maintenant l'auditoire; le goût pubhc a changé, l'esprit des spectateurs n'est plus le même, le sublime est en pure perte. » Mais si le sublime prologue était déplacé en 1795, le dénoûment monarchique constitulionnel de Tarare l'était bien davantage encore. Il fallut donc donner à cet opéra un nouveau dénoûment et le mettre à la sauce républicaine. En l'absence de Beaumarchais, c'est un de ses amis, Framery, qui s'en chargea.

Après que le sultan s'est poignardé, au moment où le peuple offre le trône à Tarare, celui-ci, devenu républicain , s'écrie :

Le trône! amis, qu'osez-TOUs dire?

Quand pour votre bonlieur la tyrannie expire, Vous voudriez encore un roi !

URSON.

Et quel autre sur nous pourrait régner?

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