AVANT-PROPOS
Là liberti de la Grèce fortement me* nacée par Philippe de Macédoine , expira sous Alexandre, Les successeurs de ce conquérant auraient bientôt cessé de la compter au nombre de leurs provinces en des temps plus heureux ; les Aratus^ les Philopœmen , eussent fait de grandes choses. Mais Rome devenait plus redoutable que ne l'avait été le grand roi luimême. Après avoir eu long- temps pour disciples les premiers citoyens de la république du Tibre, les Grecs furent scfumis, soit au Capitole , soit à Tempire romain d'Orient , jusqu'à l'époque-tfii Mahomet II changea en mosquée l'église métropolitaine de Sainte - Sophie , enleva Corinthe, assiégea Belgrade et alarma lltalie. Les princes chrétiens restaient désunis ; la puissance ottomane joignit aux con*
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trées florissantes qui depuis quelque temps formaient son domaine dans l'Asie, des régions fertiles en Afrique, et audeçà du Bosphore', une des parties de l'Europe qui étaient alors les plus importantes.
Après la chute du dernier Constantin , on dut penser que les mots de religion , de justice et d'humanité n'étaient que de vaines paroles dans la bouche des potentats. Plusieurs contrées delà Grèce, peuplées de citoyens généreux , implorèrent inutilement les secours des rois chrétiens; une sainte-alliance ne s'établit point , cependant il s'agissait de^auver un peuple.
Toutefois les Grecs ne perdirent jamais le noble désir de rompre leurs chaînes. Dans cet espoir ils se livrèrent avec constance au commerce, aux travaux de Tagriculture ou de la marine, et ils cultivèrent plusieurs branches d'industrie. Ces sources de richesses leur ouvraient des voies pour recouvrer leur indépendance.
Ne pouvaeint-ils pas d'ailleurs pressentir que le dogme -de la fatalité imposé aux