L'ILE DE L'ARGENTIÈRE ; COSTUME DES FEMMES DE CE PAYS
L'île de Cimoles, nommée KimoU par les Grecs modernes , et par les Français ^rgen-» tière, parce qu'on y découTrît autrefois des mines , est le séjour le plus désagréable et le plus triste qui soit au monde. Les rochers qui la couvrent presque entièrement empêchent la végétation : il y polisse peu d'arbres , et jamais le sol n'est paré de verdure* Quelques champs d'orge ou de coton entourent un village qui n'est qu un amas de cahutes misérables y où les femmes , les «ifdns et les bestiaux sont en** tassés les utis sxu: les autres*
Les femmes de ce pays ont pour vêtement une masse énorme de linge toujours fort sale; une chemise très -courte et brodée de rouge leur sert de jupon. La plus grande beauté des femmes consiste dans Fextrème grosseur des } ambes 5 auèsi celles qui n'ont pas r^çu cet avan-
3o3 tage de là nature y suppléent par trois ou quatf é paires de bas très-épais; et comme unc^ jambe, pour être parfaite, doit être également grosse dans toute sa longueur, elles mettent des demibas ou brodequins de velours piqué , quel-* quefois brodéj et garnis de petits boutons d'argent. ^
MÉTELIN, ANCIENNEMENT MTTILÈNË*
Les anciennes descriptions de Mylilènd font parfaitement connaître cette ville , telle qu'elle subsiste de nos jours sous le nom de Mételin.
Strabon dit : « Mytilène a deux ports : le <t méridional , inaccessible aux trirèmes , peut a offrir un asile assuré à cinquante bàiimens ; le « septentrional, grand et profond, est couvert « par un môle. Devant ces deux ports se trouve « une petite île , sur laquelle est bâtie une « partie de la ville. »
Longus dit : « Mytilène est ane belle et (( grande ville de 1 île de Lesbos.Elle est coupée « par des euripes où coule la mer , et ornée a de beaux ponts de marbre poli. Vous la « prendriez plutôt pour une île que pour une « ville. »
La petite île est actuellement occupée par
3t)i une forteresse turque ; lo^détroit qui la séparait de Lesbos a été comblé , et les deux ports qui communiquaient autrefois par un euripe , sont aujourd'hui séparés; les petits bateaux peuvent seuls entrer dans le pori méridional. Le port septentrional est plus vaste et plus profond ; le mâle dont parle Strabon ef\iste encore : il est terminé par un fanal.
La viUe de Mételiû est élevée sur les ruines de Mytilêne. On y rencontre de tous côtés une foule de magnifiques débris^