‹ Beautés de l'histoire de la Grèce moderneChapitre 7 sur 42 · XVJ AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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roi inconstant, qui ne demeura fidèle qu^à la veuve de Scarron , et qui , despote dès sa plus tendre adolescence, se laissa gouverner danssa vieillesse; enfin la trop fameuse révocation de Yédit de Nantes y éclairèrent les esprits en révoltant les cœurs , et préparèrent des changemens inévitables* Louis XV désirait sans doutele bonheur de la France, mais chargé d'un sceptre, tandis que sa main enfantine ne pouvait porter que des jouets; élevé au sein d'une cour plus que galante, il mit plus d'importance aux grâces extérieures qu'à s^instruire dans les vertus sévères et douces qui seules rendent l'homme ha^bile à manier les rênes du gouvernement, qui seules le font respecter des pervers, adorer par les bons. Lorsque Louis XVI y de vertueuse mémoire , parvint au trône , il trouva dans l'opposition muette , mais en secret organisée , des factions formées par des intérêts divers , le foyer où devait s'allumer le terrible incendie qui menaçait son trône , son royaume et ses peuples. •

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Les oppositions des privilégiés aux principes constitutionnels établis par les représentans du peuple français et adoptés par Louis XVI, nous plongèrent de conélisions en convulsions dans la plus sanglante anarchie. Cependant, il suffit d'examiner lajlure des différens partis, pour se convaincre que la mauvaise foi a pu seule incriminer les idées nouvelles qui survivront aux ruines des factions. Dans notre législation , auprès de conceptions sublimes ont surgi des intérêts personnels, et avec ces intérêts sont nés et ont grandi tous les maux : la déloyauté , lïntrigue, la trahison, l'oubli des maximes sacrées. Nos armes triomphèrent d'une coalition formidable ; mais la bonne foi, l'humanité J^étaient retirées de nous, et nous détruisions nous-mêmes les avantages que tant d'efforts nous promettaient. Nous avions de la valeur , même du dévouement, mais ces vertus séparées delà première de toutes, de la justice, ne servirent qu'à noire gloire extérieure. Redoutables et admirés au dehors, nous

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nous sommes vus déchirés dans riutérierur par ces mêmes mains qui renversaient nos ennemis; ces mains fondèrent à la fois, et la noble indépendance de notre patrie et le honteux esclavage de ses plus vertueux citoyens* L'Evangile a dit*: Tout royaume divisé contre lui-même , sera dé-tniit; toute famille dis^isée sera détruite. La cour, les grands , l'armée , les familles , les ministres même de la religion furent divisés ; nous avons été détruits !

Sur la base de la ntionarchie renversée, s'éleva une monstrueuse anarchie; elle dévora les peuples, elle consuma les villes, elle ensanglanta de toutes parts le sol le plus fécond. Les ennemis des idées nouvelles leur attribuèrent les crimes enfantés par l'intérêt, par la mauvaise foi; la foule ignorante ou crédule donna son aveugliï assentiment à ces assertions falla* cieuses. On vit condamner alors le spectacle le plus admirable que le soleil ait jamais éclairé, cette immortelle fédération française, dont les souvenirs susciteront partout rimpérissable besoin de la liberté,

d'une liberté pleine, HH>dérée, sage et monarchiqne. QuefatiVilp<mrque les peuples en jouissent? li faut on prince qui saisisse roccasion favorable de l'approprier aux besmos de l'Europe, aux lumières du siècle, aux vrais intérêts de la patrie , inséparables de ceux des rois. Les Français ont subi la chute du trône, l'anarchie, la terreur, le gouvernement militaire , et l'invasion étrangère. Depuis trente- quatre ans, ils ont vécu tour à tour sous des tyrans braves ou lâches, habiles ou ignares , irréligieux ou hypo-* crites. ^Çes hommes ambitieux se sont alternativement protégés ou dfcasquésj on les a vus s'élever et s^abaisser , s'associer ou se renverser. Les Français ont droit de recevoir enfin le prix de leurs sacrifices et de leur longue patience. 0 Charles V ! toi qui fus le sauveur de ta patrie, veille sur elle du haut des cieux. Charles X a déjà ton cœur et il possède , aux yeux de tous, les vertus loyales qui commandent l'amour : anime désormais par une inspiration plus par-

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