‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 118 sur 162 · CHANT FUNEBRE · texte numérisé non relu

CHANT FUNEBRE

Le chaud soleil n^est plus; froide gémit la bise, La fleur pâle se meurt, et la branche agonise ;

Le vieil An Enfonce en son linceuil sa tête déjà grise, Et sous la feuille morte, en demiôre analyse, Se laisse ensevelir au souffle de Tautan.

Oh ! Mois venez- vous en, Et Novembre et Décembre, Janvier, Février, Mars, Avril jusques à Mai, Venez, et vous couvrant de cendre.

Sur le corps du défunt chantez un triste lai: Des ombres de vos jours faites triple hécatombe. Et que leurs spectres froids veillent près de sa tombe.

Le vent froid souffle, souffle, et le ver en rampant Se traîne sur le sol, et va clopin, dopant.

Le Tonnerre Pour le vieil An défunt s'en va partout frappant Son glas funèbre, et court galopant, galopant Eveiller, effrayer les échos de la terre.

En sursaut les happant.

Plus aucune hirondelle.

Plus de gentils lézards; venez Mois, tous les Six

Au deuil que chacun soit fidèle.

Sur le corps du vieil An chanter Deprofundis; Vous rendrez verts, de pleurs si votre œil n'est pas sobre, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre et même Octobre!

A riTE ALOITETTE. 253

A UNE Alouette,

Salct Eéprit joyeux! Car d^im oiseaa ta n*as qae rapparence, Qm nous verse des deux Avec tant d abondance Des torrents dliarmonie et des flots de cadence.

Pins hant, plus hant encor D^nn bond, d*an vol ta t'élances de terre, Comme on noage d^or, Et Fazar est la sphère D^où ta Yoîx en chantant nous jette nne prière.

Dans Téclat flamboyant De ces rayons qm dorent les noages.

Toi tu coars en favant

Parmi tons ces rivages, Comme on éclair de joie à travers les orages.

La limiière dn soir Se fond aotoor de ton vol qni se voile; Comme sons on ciel noir

S'étiole rétofle Invisible à l'œil na, — ton doax chant se dévoile.

Ton doux chant pénétrant Comme la flèche il monte, il monte et file, Dans son cours ascendant Agile et pins agile An plus haut de la sphère oik tiens ton domicile.

Le ciel, la terre et Tair Ta les remplis de tes sons si soaves, Ainsi par un temps clair La lune sans entraves De ses reflets d'argent rend les ombres esclaves.

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