LA BATAILLE DE BLEKHEIM
" Avec ma mère et ses enfants.
Le pays ëtait au pillage, Et rien^ ni le sexe ni Tâge, Rien n^arrêtait les triomphants.
Mais tout cela c'est Taccessoire De chaque célèbre victoire.
^^ C^étaît, dit-on, spectacle affîreux Après la sanglante bataille, De voir gisant, vaille que vaille, Nombre de cadavres hideux. Mais tout cela, c^est Faccessoire De chaque célèbre victoire.
^^ Le Duc Marlbro* gagna pardieu !
Renom, aussi le Prince Eugène ! " • . .
— " Ohl que tout ça m*eut fait de peine I ' Dit Wilhelmine : " Oh I non, mon Dieu !
Enfant, tout ça, c'est de la gloire !
Ce fut une fière victoire I
" Et le Duc devint un Bayard
Un héros" — " Mais alors," dit Pierre
" Fûtes-vous plus heureux, grand-père?*
— " Oh que nenni ! "... dit le vieillard :
" Toujours est-il, et c'est notoire.
Ce fut une fière victoire II î *
LA. CATABACTI DE LODOBl. 308
LA Cataracte de Lodore.
Comment le flot descend-il à Lodore f
Il descend tout éblouigsant, Sombre parfois, et mugissant ; Ici fumant, là frémissant, Filant vite, vite, et luttant, Renversant presque son amphore ; Puis de temps en temps tempêtant, Et sévissant, et sanglotant Avec des cris de minotaure.
Et surgissant, et bondissant,
Et se traînant, et s'affaissant.
Et se gonflant, se dégonflant
Et 8*ondoyant, se d^erlant.
Et tournoyant et jaillissant,
Et folâtrant, et blanchissant.
Et se tournant, se retournant Que c'est merveille I
Se rassemblant, puis s'inclinant Avec ces doux glouglous que fait une bouteille !
Et puis frappant, puis se pâmant,
Puis s'endormaut, toujours charmant.
Se confondant, se reformant Et donnant un vertige, une peur à Foreille I
Se retirant, et s'avançant'
Et se brisant, et se berçant.
Se séparant, et s^élançant.
Et serpentant, et s'étalant,
Et bourdonnant, ou bien siôlant,
Et frétillant, et frémissant,
Et se tordant, s* entortillant,
Se secouant, se bousculant,
Et tremblotant, et mugissant.
Frappant, fendant, se trémoussant,
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S< ke^Lrac:, «« xoctulu oa bien nelwiidissant, Tr^T^ùldi::;. r.^svvoUBt. pîirpant. ^tincclant. Crùu3t« ev'iAbocssan:. dv4eat oq ntrimleiu.
Ou bî^^n <» cihfvmnchdkBt dkeseecdaiit, descendant, OiKtiouUnt, n>aUnt« tonroïiis plus abondant, Av«^r un bnin stritient. àes éclairs de phosphore..
Voêlà comment U lioi riftit i Lodort !