LES B RATES DU KENT
URFEY— d'— (TOM).
Mort en 1723.
Les Braves du Kent.
Quoique vaillant de Ba personne Quand Harold eut perdu sa vie et sa couronne,
Et que Guillaume le Normand Sur de sanglants débris vint s'asseoir Conquérant ; Quand des comtés afin de conserver leurs terres
Se courbaient devant le vainqueur, Le Kent hardi ne fit pas de prières,
Insoumis resta son grand cœur.
Aux cœurs d'acier du Kent portons bon témoignage, Es sont braves, loyaux et remplis d'un beau feu, Où, parmi les Bretons, se plaît mieux le courage ?
Dans le comté de Kent morbleu !
Du nouveau tyran à l'approche Les fiers franc-tenanciers sans peur et sans reproche.
Mirent sur leur dos vigom^eux Une immense forêt de lances et d'épieux ; Et quand le Conquérant en ordre de bataille
Les vit rangés ces valeureux !
Il s'assura cette noble muraille
Par un traitement généreux :
Les cœurs d'acier du Kent chantons les d'âge en âge. Ils sont braves, loyaux et remplis d'un beau feu. Où, parmi les Bretons, se plaît mieux le courage ?
Dans le comté de Kent morbleu !
Et quand la paix de l'Angleterre Par le fait des Barons devint une chimère,
Et qu'une chaude faction Laissa la porte ouverte à toute ambition.