‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 60 sur 162 · LA OAYAL£RI£ LÉGÈRE · texte numérisé non relu

LA OAYAL£RI£ LÉGÈRE

ELLESMERE (LE COMTE D').

Né en 1800 -Mort en 1857.

Balaclava.

la catalebie légère.

On nous croyait des riens^ des petits maîtres, Nés, mais pour voleter insectes de la paix,

Race avorton de nos nobles ancêtres ; La Presse et le Roman nous traitaient de muguets.

On nous disait des héros de ruelles, Bons au plus à briller à la caserne, au bal ;

De fiers vainqueurs, — mais de simples dentelles, Et ne courant qu'un jeu, — le vin çt le cheval.

Ces "on disait" ont fondu comme neige Devant les beaux rayons d'un éclatant soleil ;

Maint canon Russe est certe un galant pleige Qu'à leur courage altier ne fut rien de pareil.

m Hélas! hélas 1 et dire que le nombre

Etait insuffisant pour pouvoir conquérir!

De ces grands morts la majestueuse ombre

Planera sur l'histoire aux siècles à venir!

Le galant chef à la brillante allure Quand de l'ordre de mort il arriva porteur,

On n'eut pu voir sur sa mâle figure Le plus léger émoi, tant il avait grand cœur !

L'ordre était fou! — ^mais sans rien en démordre, ns furent en avant; comme dans ces tournois

Au temps jadis, que Ton donnait par ordre, Qui pour public avaient un parterre de Rois.

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