TEES A.DBES8É8 À UNE MOUETTE
Tantôt flocon d'écume, au large te tenant, Tantôt en équilibre et d'aplomb dominant Et les flots en furie et de la mer l'abîme, Comme la Charité dans son esprit sublime
Domine et couve la douleur. Les ailes au repos, tantôt avec langueur
Du haut des airs glissant sur l'onde, Comme un ange envoyé pour consoler le monde ! Quand au profond du ciel je te suis du regard, De chauds rayons drapée, ou bien dans le brouillard
Que du ciel frangent sur la route De l'ouragan qui fuit les vapeurs en déroute. Je crois voir un esprit de pureté vêtu S'appuyant sur la foi, sur la seule vertu, Pour dominer vainqueur la vie et ses naufrages, La mort, les passions, les malheurs, les orages !
Surgis ! élève-toi sur les brises du ciel Vers le bleu de l'azur, ton magnifique autel ; Haut, bien plus haut encor jusqu'à ce que la vue Te cherche vainement dans l'immense étendue ; Comment un esprit pur te suivant dans les cieux N'aspirerait-il pas à ce moment heureux Où l'âme surgira, du sein de la matière.
Glorieuse, épurée, au séjour de lumière.
Pour aller saluer son Créateur et Roi ; Quand laissant là le corps, la prison, le convoi, Le drapeau du combat replié, — de la terre Elle ira reposer près de Dieu, — Notre Père !
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