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dont ses sectateurs ont donné, dans tous les temps, le spectacle à l'univers, nous n'y découvrons que des beautés, devant lesquelles toutes les autres beautés disparaissent, comme le^ plus brillans flambeaux de la terre devant la splendeur de l'astre du jour.
Ce serait une tâche au-dessus de nos forces, que d'en entreprendre un examen détaillé, et nous craindrions de succomber sous ce poids immense de gloire, si nous osions le soulever, pour l'exposer tout entier à l'esprit des lecteurs. A peine vingt volumes suffiraient pour leur faire connaître, même imparfaitement, quelques-unes de ces merveilles de la puissance et de la bonté de Dieu.
Le seul genre de beautés du christianisme, qui consiste dans les vertus de ses sectateurs, et dans les
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grandes actions qu'il leur inspire, est celui que nous nous sommes proposé de présenter dans cet ouvrage.
Quel héroïsme que celui d'une infinité de chrétiens, depuis l'origine de leur religion jusqu'à nos jours!
Quelle charité envers leurs frères !
Quelle courageuse abnégation d'euxmêmes, et de tous les plaisirs de ce monde! Quelle estime des biens d'une autre vie! Quel homme, quel héros que le vrai chrétien! Tout en Dieu, il ne soupire que pour le ciel où il doit se réunir à l'éternel objet de son amour; tout pour ses semblables, son cœur brûle incessamment pour eux de la plus vive et en même temps de la plus tendre charité; leurs afflictions sont les siennes; il compatit à tous leurs maux, et partage toutes leurs souffrances, par la conformité qu'il s'applique à acquénr avec cet Homme-Dieu qui
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a porté toutes nos infirmités et toutes nos langueurs. En aimant Dieu plus que lui-même et par dessus toutes choses, et le prochain comme lui-même, il réunit dans son vaste amour le Créateur et la créature^ l'infini et le fini, c'est-à-dire tous les sentimens nobles et généreux, qui peuvent entrer dans le cœur humain.
Bien différente de cette philosophie qui ne s'occupe que de l'homme, que d'une morale toute humaine, que d'un bonheur peu durable, résultat d'une vaine sagesse, la philosophie chrétienne fait de Dieu seul l'objet principal de ses hautes leçons; elle ne fonde que sur Dieu les maximes de la morale, ne nous montre dans cette vie qu'mi bonheur fantastique, que de vaines illusions qui se dissipent à la mort.
Devons - nous donc nous étonner