‹ Beautés étrangèresChapitre 3 sur 28 · STROPHES ET FRAGMENT · texte numérisé non relu

STROPHES ET FRAGMENT

Nous ne pouvons, pauvres sophistes, Jamais jouir de rien du tout; Nos bonheurs les moins égoïstes Ont un amer arrière-goût, Et nos chants les plus beaux sont aussi les plus tristes,

Mais quand bien même nous serions Des êtres ignorant les larmes, Et non plus de vils histrions En proie aux sinistres alarmes, Hélas! ta joie ailée, est-ce que nous l'aurions?

Alouette, esprit qui délivres, Ame qui planes loin du sol, De ta voix les rêveurs sont ivres; Le ciel s'ouvre à qui suit ton vol.

Que valent, devant toi, tous les trésors des livres?

Donne, donne-moi seulement Un peu de ta gaîté si claire; Et mon divin ravissement Transportera toute la terre, Comme ton chant lointain m'exalte en ce moment!

f4 BEAUTÉS ÉTRANGÈRES

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