‹ Beaux-arts et voyagesChapitre 3 sur 49 · PAR M. FOISSET · texte numérisé non relu

PAR M. FOISSET

Je viens, après tous les autres, parler d'un homme digne de tous les éloges et de tous les regrets. M. Wallon, M. Vitet, M. Mérimée, M. de Camé, ont rendu assurément ma tâcihe difficile. Je veux essayer pourtant de redire une fois de plus, aussi brièvement que je le pourrai, cette vie trop courte, hélas I bien que si pleine et si diversement féconde, cette vie si heureuse et si soudainement, si douloureusement tranchée.

M. Charles Lenormant était né à Paris le l'*'' juin 1802.

Originaire d'Orléans , son père appartenait à Tune de ces familles de vieille souche bourgeoise, la plupart mieux conservées au xviii» siècle que la Noblesse elle-même, mais qui s'en vont perdant chaque jour, elles aussi, leurs traditions, leurs souvenirs, leur physionomie, leur caractère, eaiportées qu'elles sont et comme submergées par la marée montante de nos mœurs démocratiques. Simple bourgeois, il pouvait nommer ses ancêtres en remontant la chaîne des générations jusqu'à

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