ACTE DEUXIÈME tib
ARTI1UR
Comme le Conservatoire !
ROSiTA, l'entraînant.
Eh bien! viens me donner une leçon de tapotage*. \/ùl< se met au piano. Arthur s'assied à côté d'elle, et pendant ce qui suit, lui tait jouer l'air de: « ali ! vous dirai-je, maman. ») aurélie, visitant la bibliothèque. Ah! tous ces livres !... Ce sont des. romans, dis?... Tu m'en prêteras ?
GASTON
Ah bien! oui, des romans! Qu'est-ce que diraient papa et maman?
aurélie, riant.
Papa et maman ... Il parle comme le phoque de Saint- Cioud.
GASTON
J'en ai bien quelques-uns [D'un air mystérieux .) d'us léger... Oh ! mais d'un léger...
AURÉLIE
Mauvais sujet!
GASTON **
Mais ils sont cachés . Ça, ce sont des livres de droit.
AURÉLIE
Tu travailles donc? Tiens, un code! (File prend le code sur la table.) Où est l'article du mariage? {Elle l'ouvre.)
GASTON
En quoi cela peut-il t'intéresser? (Il veut le lui prendre.)
AURÉLiE, se sauvant.
Laisse-moi donc voir.***
Gaston, courant après elle.
Veux- tu bien !... (Il va lui prendre le code.)
" R., A., Aur., G.
♦ ♦ R , A., G., Aur.
*** R., A., Aur,, G.
00 BÉuâ
aurélie, le donnant à Arthur, Cherche-le moi, Arthur.
Arthur, le prenant.
I.e code! Qu'est-ce que tu veux que je fasse de ça? (Il le place sur le piano.)
aurélie, à Gaston.
Si tu était bien gentil, tu nous chanterais quelque chose.
GASTON
Je veux bien.
aurélie, faisant lever Ilosita.
Ote-toi de là.
ROSITA
Ah! ça allait si bien...
GASTON, avec emphase, s'assryant *.
Ma dernière inspiration. (Il prélude.)
ROSITA, à Arthur.
N'est-ce pas que j'ai fait des progrès?
ARTHUR
Abracadabrants.
aurélie, appuyée sur le piano.
Silence ! (Arthur et Rosila vont s'asseoir sur le canapé.)
GASTON
Air nouveau de M. Emile Jonat.