DEUXIÈME COUPLET
Sous bois on aime le silence, On marche en se pressant le bras.
Pendant qu'en tremblant on s'avance, On pense à ce qu'on ne dit pas.
Mais voici comment l'amour cause :
(Bruit de baisers.) Etc., etc.
AERÉL1E.
A t-il une voix, hein? En a-t-il, une voix! {L'em- ,,raln,)Z^ ta es beau! Et je M L.I («— «
lcce:) rosita, à Arthur.
Je connais Malborough aussi !
ARTHUR
Mazette ! quel répertoire! {Elle se remet au piano \)
AURÉL1E.
A propos, tu ne sais pas...
Gaston, s asseyant sur h pouf devant le piano.
Quoi?
aurélie, se mettant sur ses genoux.
Je ne peux pas dîner avec toi, ce soir.
GASTON
Ah! bah!
AURELIE
Impossible, mon loulou. Je venais te le dire.
GASTON
Et moi qui avais justement organisé une partie carrée avec un des mes cousins. .
AURÉLIE
J'en suis désolée... Mais qu'y faire? Je dîne chez ma mère.
♦ R., A., Anr.,0.
GASTON
Tu as une mère?
W AURÉLIE
Ce n'est pas pour mon agrément, va... (Se levant, à liosita.) Ah ! bien non ! plus d'exercices ! C'est agaçant!
ARTHUR
Voulez-vous un nocturne à quatre mains? Viens, Gaston !
Gaston, se levant .
Ah ! voilà qui est ennuyeux par exemple ! (Ils se mettent au piano et jouent an quadrille entraînant*.)
AURÉLIE
Ah ! le joli quadrille ! De qui est-ce ?
Gaston, tout en jouant.
De ton fol amant !
AURÉLIE
Il fait tout ce qu'il veut, ce gaillard-là.
p.ObiTA, commençant à sautiller.
A la bonne heure! voilà de la musique!
auuélie, de même.
Ma foi, je n'y résiste plus! Viens donc, Itosita. (Elles se mettent à danser.
Gaston, jouant toujours.
Elles dansent, mon vieux, elies dansent!
ARTiiuu, même jeu.
Et nous tenons le piano.
GASTON
Tiens le tout seul ! Je me lance ! (Arthur continue à jouer. Gaston va faire un cavalier seul devant Aurélie et Rosita qui dansent tovjours**.) C'est-y ça?... C'est-y ça?
AURÉLIE
Il se formel
* G., A., R., Aur.
** A., G., Aur., R.