L'AMOUR DE LA FEMME
Beethoven, être éminemment pm- et profondément chrétien, ne pouvait concevoir l'amour sensuel qu'à la façon des Commandements de Dieu : en mariage seulement. Il professait la plus sincère répulsion pour ceux de ses confrères qui se vantaient, à la mode du temps, de (juelque relation adultère. 11 blâmait sévèrement .Mozart davoir consacré son talent à décrire les amours illicites de Don Juan : et l'une des causes qui le décidèi-ent à choisir le médiocre livret de Fidelio, fut, nous l'avons vu, lappàt d'v célébrer l'amour conjug'al. Dès lors, rien d'étonnant que sa vie ne nous olfre aucune liaison romanesque, aucune aventure échevelée, aucun crime passionnel. >son, il n"v eut point, de ce fait, de grands événements extérieurs dans son existence. Il y eut mieux: les tourments de son âme en proie au charme féminin, la passion violemment ressentie pour des femmes qu'il ne pouvait pas épouser, la décevante