A CZERNY
(1) « Le jeu de Beethoven, comme pianiste, n’était pas correct, et sa manière de doigter était souvent fautive ; la qualité du son était négligée. Mais qui pouvait songer à l’instrumentiste ? On était absorbé par ses pensées, comme ses mains devaient les erprimer, de quelque manière que ce fût. « (Baron de Trémont, i8oq.)
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J’estime vos œuores au-dessus de toutes les autres œuvres de théâtre. Je suis dans le ravissement, chaque fois que j’entends une nouvelle œuvre de vous, et j’y prends un intérêt plus grand qu’aux miennes propres : bref, je vous estime et je vous aime.... Vous resterez tousjours celui de mes contemporains, que je l’estime le plus. Si vous mes voulez faire un estrême plaisir, c’étoit, si Vous m’écrivez quelques lignes, ce que me soulagera bien. L’art unit tout le monde, combien plus les vrais artistes ; et peut-être Vous me dignez aussi de me compter de ce nombre (0.
(A Cherubini, 1823.)
La pure musique d’église devrait être exécutée seulement par les voix, à part le Gloria, ou tel autre texte de ce genre. C’est pourquoi je préfère Palestrina ; mais c’est une absurdité de l’imiter, sans posséder son esprit, ni ses conceptions religieuses.
(A l’organiste Freudenberg.)
Parmi les anciens maîtres, seuls Haendel l’Al— lemand et Sébastien Bach eurent du génie.
(A l’archiduc Rodolphe, 1819.)
(t) Les mots soulignes, avec leur orthographe défectueuse, sont en français dans le texte.
Nous avons dit plus haut qu'à cette lettre Cherubini ne répondit jamais.
Pensées
Mon cœur bat tout entier pour le haut et grand art de Sébastien Bach, ce patriarche de l’harmonie (dieses Vrvaters der Harmonie).
(A Hofmeister, 1801.)
En tout temps, j’ai été des plus grands admirateurs de Mo 5 art, et je le resterai jusqu’à mon dernier souffle.
(A l’abbé Stadler, 1826.)
Sur la Critique
En ce qui me concerne comme artiste, on n’a jamais entendu dire que j’aie fait la moindre attention à tout ce qu’on a pu écrire sur moi.
(A Schott, 1825.)
Je pense comme Voltaire « que quelques piqûres de mouches ne peuvent retenir un cheual dans sa course ardente ».
Quant à ces imbéciles, il n’y a qu’à les laisser causer. Leur baoardage ne rendra certainement personne immortel, pas plus qu’il n’enlèuera l’immortalité à aucun de ceux à qui Apollon l’a destinée.