Les Adieux, V Absence et le Retour, sonate caracté
ristique pour P., mi bémol, dédiée à l'archiduc Rodolphe. G. M. U., 1812, p. 67 : « Une pièce
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de circonstance comme en fait un homme d'esprit ».
Ar. pour gr. orch. par Bierey.
G. M. U., 1831, p. 764 : « La distribution entre les divers instruments est l'œuvre d'un maître ; piano et orchestre sont choses différentes. Bierey n'a pas osé confier à l'orchestre quelques mesures à la fin de la première partie. Si l'original avait permis de faire couvrir par les autres instruments un de ces agencements d'imitation, à peu près comme les mixtures pour l'orgue, l'habile metteur en œuvre aurait eu recours à ce moyen dont l'emploi lui était impossible. Il n'a donc rien pu faire mieux que de supprimer ces quatre mesures (?) »
Le chiffre 81 appartient encore au sextuor pour 2 V., A., Vcelle et 2 cors, mi bémol. Ar. pour P. à 4 m. par Schmidt, par Gleichauf en quintette ; l'arrangement pour P., V. (ou alto) et Vcelle porte le chiffre d'œuvre 83 ; l'adagio, la bémol, a été arrangé pour 2 voix de soprano et 2 basses sans accompagnement sur le texte : « Ecoutez sur la rive le chant des vêpres ».
Nouvelle Gaz. musicale de Berlin, 1852, n° 5, p. 37 : «Le sextuor était extrêmement intéressant (lre soirée donnée par le chœur royal de la Cathédrale). Nous ne le connaissions pas (en 1852) et avions à cet égard notre manière de voir particulière ; nous étions presque disposés à jurer qu'il était de Mozart. Ce n'est dans aucun cas l'op. 81 de B., de même que ce n'est pas un sextuor, mais un concerto (?) pour deux cors, pour lesquels les autres instruments travaillent d'une façon plus habile et avec plus de talent que cela n'a habituellement lieu dans les concertos (?). Nous ne voulons rien enlever
Opéra.
par là au mérite de l'œuvre, attendu que tout ce qu'elle renferme est beau et plein d'art, et captive à un haut degré l'attention de l'auditoire ».
Le sextuor appartient sans doute aux premiers temps de la première manière de B. ; son style le prouve, mais ce n'est point un concerto pour 2 cors, comme le prétend la gazette. Appellerez-vous le quintette de Mozart en lay avec la clarinette, un concerto de clarinette ? Le caractère du morceau le range dans la musique de chambre et non point dans la musique concertante, le style de laquelle la gazette a tort de généraliser, de ravaler au-dessous de la manière dont les instruments à cordes sont groupés autour des deux cors du sextuor quand nous avons les concertos de Mozart, de B.; et si la gazette entendait par hasard ne parler que de concerto pour cor, les concertos pour cor de Marie de Weber, son concerto pour basson, qui est un moindre sire encore, donneraient aussi bien un démenti à cette manière de toiser le concerto in génère. 11 y a concerto et concerto comme il y a fagot et fagot. Oubliez-vous Bernard Romberg, Hummel, Mendelssohn ? Ontils écrit des concertos, ceux-là, qui distancent la charmante bluette sans prétention aucune de B., qui aura ce chiffre d'oeuvre 81 tardivemnt, qui ne doit pas être médiocrement effrayée d'avoir été avancée concerto pour deux cors à Berlin, en 1852, où l'on avoue ne l'avoir pas connue plutôt, où l'on aurait voulu jurer (wir waren geneigt, darauf zu schwôren) qu'elle était une œuvre de Mozart (toujours sans la connaître n'est-ce pas ?).