Quatuor (16e) posthume pour 2 Veelles, A. et V, fa
majeur, dédié à Jean Wolfmeier. Ar. pour P. «. 4 m. par Marx. Le finale porte !a suscription :
BEETHOVEN 42.f»
Opéra.
« Der schwer gefasste Entschluss ; muss es sein ? ja ! es muss sein. » L'édition de Paris traduit : « un effort d'inspiration. » Les quelques mots allemands signifient : « la résolution difficilement prise ; le faut-il? oui, il le faut. » Sch., p. 262, raconte que la ménagère de B. le dérangeait toujours beaucoup en lui demandant de l'argent ; qu'elle était forcée de prouver, le calendrier en main, que la semaine avait passé et l'argent aussi. Pendant sa dernière maladie, B. se serait pris à plaisanter cette bonne femme, en grommelant sur le motif du quatuor cette question : le faut-il ? le faut-il ? et elle de répondre, il le faut, il le faut. Cette plaisanterie a passé dans le finale, le morceau le moins remarquable du quatuor. Une autre version dit que B. prononça cette espèce de monologue, parce qu'il avait à contenter un éditeur qui ne voulait pas attendre. Schindler s'écrie à ce sujet : « Mais quel palais B. n'a-t-il pas construit sur cette base innocente, d'origine assez prosaïque ! » Il n'y a de palais qu'un chaume assez peu avenant, éclairé çà et là par un éclair de génie ; mais on ne saurait assez méditer les trois premiers morceaux du quatuor, d'une touche si délicate qu'on craindrait d'en effacer les couleurs en soufflant dessus. Nous avons déjà dit que pour rendre les câlineries du 1er allegro, les exécutants devraient moins regarder leurs parties que dans les yeux l'un de l'autre ; le lento est indescriptible. Quels feux ce diamant ne projette-t-il pas sous l'archet d'un Vieuxtemps ! Voy. une singulière appréciation de ce quatuor dans la Revue et Gazette musicales de Paris, 1849, p. 52, où M. Henri Blanchard appelle B. un fou sublime
Opéra.
et voit un sens mystique dans le texte : le fautil ?