‹ BeethovenChapitre 7 sur 9 · LETTRES · texte numérisé non relu

LETTRES

maître de lui, plus mûr, je viens à vous, et je resserre nos vieux liens d'amitié.

Vous devez me voir aussi heureux qu'il m'est accordé de l'être ici-bas, — mais pas malheureux. — Non, cela je ne pourrais le supporter ! Je veux saisir le destin à la gueule. Il ne me courbera certainement pas tout à fait. — Oh ! cela est si beau de vivre la vie mille fois î — Pour une vie tranquille, non, je le sens, je ne suis plus fait pour elle.

... Mille bonnes choses à Lorchen... — Tu m'aimes bien un peu, n'est-ce pas? Sois sûr de mon affection et de mon amitié. Ton

Lettre de Wegeler et (TÉléonore (von Breuning) à Beethoven (î)

Coblentz, 28 décembre 182.1 Mon cher vieux Louis, Je ne puis laisser partir pour Vienne un des dix «•niants de Ries, sans me rappeler à ton souvenir. Si, depuis vingt-huit ans que j'ai quitté Vienne, tu

il» Il m :i semblé qu'il n'était pas sans intérêt de donner les deux l-ttrcs raivantes, qui font connaître ces excellentes gens, les plus unis de Beethoven. Aux amis, on juge l'homme.

Wegeler

n'as pas reçu une longue lettre tous les deux mois, tu peux en accuser ton silence après les premières lettres que je t'ai envoyées. Cela n'est pas bien, et maintenant surtout ; car nous autres vieilles gens, nous vivons si volontiers dans le passé, et nous trouvons par dessus tout plaisir aux images de notre jeunesse. Pour moi du moins, ma connaissance et mon étroite amitié avec toi, grâce à ta bonne mère que Dieu bénisse, est un point lumineux de ma vie, vers lequel je me tourne avec plaisir... Je lève les yeux vers toi, comme vers un héros, et je suis fier de pouvoir dire : Je n'ai pas été sans influence sur son développement ; il me confiait ses souhaits et ses rêves ; et quand plus tard, il fut si souvent méconnu, je savais bien ce qu'il voulait. Dieu soit loué que je puisse parler de toi avec ma femme, et maintenant avec mes enfants ! La maison de ma belle-mère était davantage ta maison, que ta propre maison, surtout après la mort de ta noble mère. Dis-nous seulement une fois encore : « Oui, je pense à vous, dans la joie, dans la tristesse. » L'homme, même quand il s'est élevé aussi haut que toi, n'est heureux qu'une fois dans sa vie : c'est quand il était jeune. Aux pierres de Bonn, à Kicuzberg, à Godesberg, à la Pépinière, etc., tes idées doivent maintes fois joyeusement s'attacher. Je veux maintenant te parler de moi, de nous

pour te donner un exemple de la manière dont tu dois me répondre.

Après mon retour de Vienne, en 1796, cela alla assez mal pour moi ; pendant plusieurs années, je dus vivre seulement de mes consultations, comme médecin ; et cela dura quelques années dans cette contrée misérable, avant que j'eusse le nécessaire. Puis je devins professeur avec un traitement, et je me mariai en 1802. L'année d'après j'eus une fille, qui vit encore et qui est tout à fait accomplie. Elle a, avec un jugement très droit, la sérénité de son' père, et elle joue à ravir des sonates de Beethoven. Elle n'y a pas démérite: c'est un don inné. En 1807, j'ai eu un garçon, qui étudie maintenant la médecine à Berlin. Dans quatre ans, je l'envoie à Vienne: prendras-tu soin de lui?... J'ai fêté au mois d'août mon soixantième anniversaire de naissance, en compagnie d'une soixantaine d'amis et de connaissances, parmi lesquels les premières gens de la ville. Depuis 1807, j'habite ici. j'ai maintenant une belle maison et une bonne place. Mes supérieurs sont contents de moi, et le roi m'a donné des ordres et des médailles. Lore et moi nous allons assez bien. — Maintenant je t'ai fait connaître entièrement notre situation. A ton tour...

Ne voudras-tu jamais détacher tes yeux de la tour de Saint-Etienne? Le voyage n'a-t-ilpas de charme

Éléonore Wegeler

pour toi? Ne voudras-tu jamais plus revoir le

Rhin ? — De madame Lore toutes sortes de choses

cordiales, ainsi que de moi.

Ton très vieux ami

Wegeler

Coblentz, 29 décembre 1825

Cher Beethoven, depuis si longtemps cher ! C'était mon désir que Wegeler vous écrivît de nouveau. — Maintenant que ce désir est accompli, je crois devoir ajouter encore deux mots, — non pas seulement pour me rappeler davantage à votre souvenir, mais pour renouveler la demande pressante si vous n'avez donc plus aucun désir de revoir le Rhin et votre lieu de naissance — et de faire à Wegeler et à moi la plus grande des joies. Notre Lenchen vous remercie de tant d'heures heureuses ;

— elle a tant de plaisir à entendre parler de vous ;

— elle sait toutes les petites aventures de notre joyeuse jeunesse à Bonn, — de la brouille et du raccommodement... Gomme elle serait heureuse de vous voir ! — La petite n'a malheureusement aucun talent pour la musique ; mais elle a tant fait, avec tant d'application et de persévérance, qu'elle peut jouer vos sonates, variations, etc. ; et comme la musique reste toujours le plus grand délassement

pour Weg., elle lui procure ainsi maintes heures agréables. Julius a du talent pour la musique, mais jusqu'à présent il était négligent; — depuis six mois, il apprend le violoncelle avec plaisir et joie ; et, comme il a à Berlin un bon professeur, je crois qu'il fera encore des progrès. — Les deux enfants sont grands, et ressemblent au père, — aussi pour la belle et bonne humeur que Weg., grâce à Dieu, n'a pas encore tout à fait perdue,.. Il a un grand plaisir à jouer les thèmes de vos variations : les anciens ont la préférence, mais souvent il joue un des nouveaux avec une incroyable patience. — Votre Opferlied est mis au-dessus de tout : jamais il ne va dans sa chambre sans aller au piano. — Ainsi, cher Beethoven, vous pouvez voir combien est toujours durable et vivant le souvenir que nous avons de vous. — Dites-nous donc une fois que cela a quelque prix pour vous, et que nous ne sommes pas tout à fait oubliés. — S'il n'était pas si difficile souvent d'accomplir nos plus chers désirs, nous aurions déjà été faire visite à mon frère, à Vienne, pour avoir le plaisir de vous voir ; — mais à un tel voyage il ne faut pas penser, maintenant que notre fils est à Berlin. — Weg. vous a dit comment cela va pour nous : — nous aurions tort de nous plaindre. — Même le temps le plus difficile a été meilleur pour nous que pour cent autres. — Le

plus grand bonheur est que nous allons bien, et que nous avons de bons et braves enfants. — Oui, ils ne nous ont fait encore aucune peine, et ils sont gais, et de bons petits. — Lenchen a eu seulement un gros chagrin : — c'est quand notre pauvre Burscheid est mort ; — une perte que nous tous n'oublierons jamais. Adieu, cher Beethoven, et pensez à nous en toute loyale bonté.

Eln. Wegeler

Beethoven à Wegeler

Vienne, 7 octobre 1826 (1)

Mon vieux ami aimé !

Quel plaisir m'a fait ta lettre et celle de ta Lorchen, je ne puis pas l'exprimer. Certainement j'aurais dû te répondre aussitôt ; mais je suis un peu négligent, surtout pour écrire, parce que je pense que les meilleures gens me connaissent sans cela. Dans ma tête je fais souvent la réponse ; mais quand je veux la mettre par écrit, le plus souvent je jette ma plume au loin, parce que je ne

(1) On remarquera que les amis de ce temps, même quand ils s'aimaient le mieux, étaient d'une affection moins impatiente que nous. Beethoven répond à Wegeler dix mois après sa lettre.

LETTRE A WEGELER

suis pas en état d'écrire comme je sens. Je me souviens de toute l'affection que tu m'as toujours montrée, par exemple quand tu as fait blanchir ma chambre, et que tu m'as si agréablemennt surpris. Aussi de la famille Breuning. Qu'on se soit séparé les uns des autres, c'était dans le cours naturel des choses : chacun devait poursuivre le but qu'il s'était désigné, et chercher à l'atteindre ; seuls les principes éternellement inébranlables du bien nous ont retenus toujours fermement unis ensemble. Malheureusement, je ne puis pas t'écrire aujourd'hui autant que je voudrais, parce que je suis alité...

J'ai toujours la silhouette de ta Lorchen ; (je te le dis) pour que tu voies comme tout ce qu'il y a eu de bon et de cher dans ma jeunesse m'est toujours précieux.

...On dit chez moi : Nulla dies sine linea, et je laisse pourtant la muse dormir : mais c'est pour qu'elle se réveille plus forte ensuite. J'espère encore mettre au monde quelques grandes œuvres : et puis, comme un vieil enfant, je terminerai ma carrière terrestre parmi les braves gens, (i)

... Parmi les marques d'honneur que j'ai reçues, et qui, je le sais, te feront plaisir, je t'annonce que

(1) lïeethoven ne se doutait pas qu'il écrivait alors sa dernière œuvre : le second finale de son quatuor op. 130. Il était chez son frère, à Gneixendorf, près de Krenis, sur le Danube.

j'ai reçu du roi de France défunt une médaille, avec l'inscription : Donnée par le Roi à monsieur Beethoven ; elle était accompagnée d'un écrit très obligeant du premier gentilhomme du Roi Duc de Châtres, (i)

Mon ami bien cher, contente-toi de ceci pour aujourd'hui. Le souvenir du passé me saisit, et ce n'est pas sans d'abondantes larmes que je t'envoie cette lettre. Ceci n'est qu'un commencement ; bientôt tu recevras une nouvelle lettre ; et plus tu m'écriras, plus tu me feras plaisir. Cela n'a pas besoin de se demander, quand on est amis comme nous le sommes. Adieu. Je te prie d'embrasser tendrement en mon nom ta chère Lorchen et tes enfants, et de penser à moi. Dieu soit avec vous tous!

Gomme toujours ton fidèle vrai ami qui t'estime,

A Wegeler

Vienne, 17 février 1827

Mon vieux et digne ami !

J'ai reçu heureusement de Breuning ta seconde lettre. Je suis encore trop faible pour y répondre ;

(1) Duc d'Achat (?)

LETTRE A MOSCHELES

mais tu peux penser que tout ce que tu dis m'est bienvenu, et que je le désire. Pour ma convalescence, si je peux la nommer ainsi, cela va bien lentement encore : il est à présumer qu'il faut s'attendre à une quatrième opération, bien que les médecins n'en disent rien. Je prends patience et je pense : tout mal apporte avec lui quelque bien... Combien de choses je voudrais te dire encore aujourd'hui ! Mais je suis trop faible: je ne puis plus rien que t'embrasser dans mon cœur, toi et ta Lorchen. Avec vraie amitié et attachement à toi et aux tiens, Ton vieux fidèle ami,

A Moscheles

Vienne, 14 mars 1827

Mon cher Moscheles !

... Le 27 février, j'ai été opéré pour la quatrième fois ; et maintenant se montrent de nouveau des indices certains que je dois bientôt m'attendis à une cinquième opération. Où tout cela aboutira-t-il, et qu'arrivera-t-il de moi, si cela dure encore quelque temps? — Vraiment c'est un dur lot que le mien. Mais je me remets en la volonté du destin, et je prie Dieu seulement, qu'il veuille bien décider,

dans sa divine volonté, qu'aussi longtemps que je dois souffrir la mort en vie, je sois à l'abri du besoin, (i) Gela me donnera la force de supporter mon lot, si dur et si terrible qu'il puisse être, avec résignation à la volonté du Très-Haut.

... Votre ami,

(1) Beethoven, près de manquer d'argent, s'était adressé à la Société philharmonique de Londres, et à Moscheles, alors en Angleterre, pour tâcher d'organiser un concert à son bénéfice. La Société eut la générosité de lui envoyer aussitôt cent livres sterling comme acompte. Il en fut ému jusqu'au fond du cœur. « C'était un spectacle déchirant, dit un ami, de le voir, au reçu de cette lettre, joignant les mains, et sanglotant de joie et de reconnaissance. » Dans l'émotion, la blessure de sa plaie se rouvrit. Il voulut encore dicter une lettre de remerciements aux « nobles Anglais, qui avaient pris part à son triste sort »; il leur promettait une œuvre : sa Dixième Symphonie, une Ouverture, tout ce qu'ils voudraient. i Jamais encore, disait-il, je n'ai entrepris une œuvre avec autant d'amour, que je le ferai pour celle-ci. » Cette lettre est du 18 mars. Le 2G il était mort.

Si Ton désire connaître d'un peu plus près Beethoven, on pourra recourir aux ouvrages et documents principaux, dont voici une liste sommaire :

Ludwig Noiil. — Briefe Beethovens. i865, Stuttgart.

Ludwig Noiil. — Xeue Briefe Beethovens. 1867, Stuttgart.

Ludwig Ritter von Koeciiel. — 83 Original- Briefe L. V, B. an den Erxherzog Rndolph. i865, Vienne.

Alfred Schoene. — Briefe von Beethoven an Marie Graefin Erdoedy, geb. Graefin Xiszky und Mag. Brauchle. 1866, Leipzig.

ïiiEODori vox Frimmel. — Xeue Beethoveniana. 1886.

Katalog der mit der Beethoven-Feier zu Bonn, am 11i5 mai 18 go verbundenen Ausstelhing von Handschriften, Briefen, Bildnissen, Reliquien Ludwig van Beethoven's. 1890, Bonn.

La Mar.v. — Musikcrbriefe aus fuenf Jahrhunderten. 1892, Leipzig.

Dr Christian Gottlieb Kalisciier. — Neue Beethovenbriefe. 1902, Berlin et Leipzig.

[La plupart sont reproduites dans la grande biographie «1c Thayer (voir plus loin)].

Bibliographie

Gottfried Fischer. — Manuscrit (intéressant surtout pour l'enfance de Beethoven. — Fischer, mort à Bonn en 1864, était propriétaire de la maison, où vécurent deux générations de la famille Beethoven. Lui et sa sœur Caecilia connurent intimement Beethoven enfant, et notèrent leurs souvenirs, qui sont précieux, à condition qu'on en use avec quelque critique). — Le manuscrit est à la Beethovenhaus de Bonn. Deiters (voir plus loin) en a publié des extraits.

F. -G. Wegeler und Ferdinand Ries. — Biographische Notizen ueber Ludwig van Beethoven (surtout précieux pour la première moitié de sa vie). i838, Goblentz. Traduction française 1862 (épuisé).

Anton Schindler. — Beethovens Biographie, 1840. Traduction française i865 (épuisé) (pour la seconde moitié de sa vie).

Anton Schindler. — Beethoven in Paris. 1842.

Gerhard von Breuning. — Aus dem Schwarzspanierhause. 1874. (La Schwarzspanierhaus est la maison de Vienne où Beethoven est mort.)

Alexander Wheelock Thayer (traduit de l'anglais en allemand, et continué par IIermann Deiters). — Ludwig van Beethovens Leben. 3 volumes.

Commencé en 1866 ; interrompu par la mort de l'auteur, en 1897, à Trieste, où il était consul des États-Unis ; l'ouvrage s'arrête à l'année 1816. — Deiters a entrepris de le terminer, et de compléter les livres déjà parus ; mais seul, le premier volume de sa traduction a encore clé publié. — C'est de beaucoup l'oeuvre la plus importante sur Beethoven, au point <l<- vue de la documentation.

Ludwig Nom.. — Beethovens Leben. 1867-1877. 3 volumes

se,

A.-B. Marx. — L. van Beethovens Leben und Schaffen. i863, 2 volumes.

Victor Weldbr. — Beethoven, sa vie et son œuvre. i883.

Martam Tenger. — Beethovens unsterbliche Geliebte. 1890.

A. EimiiAiiD. — Franz Grillparzer. 1900.

Theodor von Frimmel. — Ludwig van Beethoven (dans la collection des Beruehmte Masiker). 1901, Berlin.

Bbi thovbn. — Œuvres complètes, grande édition critique. Breitkopf und Haertel, Leipzig, 38 volumes.

G. Xottebohm. — Thematischcs Verzeichniss der im Druck ertchienenen Werke von Ludwig van Beethoven. 1868, Leipzig.

Notteeoiim. — Ein Skizzenbuch von Beethoven. i865.

Nottebohm. — Beethovens Studien.

Notteboiim. — Beethov 'eniana. — Zweite Beethoveniana.

George Grove. — Beethoven and his nine Symphonies.

1896, Londres.

Ali redo Colombani. — Le Xove Sinfonie di Beethoven.

1897, Turin.

Siiedlock. — The piano forte sonata. 1900, Londres.

Ch. Czbrny. — Pianoforte-Schule (Quatrième partie, chapitres ir, ni).

[qnaz von Sbyfribd. — L. V. B. Studien im Generalbass, Kontrapunkt, und in der Kompositions Lehre. i832.

W. DB Lbnz. — Beethoven et ses trois styles. (Analyses des sonates de piano) (('-puisé). i854-

Bibliographie

Oulibicheff. — Beethoven, ses critiques et ses glossateurs. 1857.

Wasielewskj. — Beethoven. 1886.

R. Schumann. — Ecrits sur la musique et les musiciens, première série, traduction H. de Curzon, 1894.

Ricuard Wagner. — Beethoven. 1870, Leipzig. (1)

1789. — Silhouette de Beethoven à dix-huit ans. [Maison de Beethoven, à Bonn ; reproduit dans la biographie de Frimmel, page 16]

1791-2. — Miniature de Beethoven, par Gerhard von Kugelgen. [Appartient à Georg Henschel, Londres; reproduit dans le Musical Times du i5 décembre 92, page 8]

1801. — Dessin de G. Stainhauser, gravé par Johann Neidl. [Reproduit dans Félix Clément : Les Musiciens célèbres, 1878, page 267 ; — Frimmel, page 28]

1802. — Gravure de Scheffner, d'après Stainhauser. [Maison de Beethoven, à Bonn ; reproduit dans die Musik du i5 mars 1902, page 1140J

(1) L'œuvre du grand musicien Friedrich Wilhelm Rust (1739- 179G), de Dessau, récemment découvert, grâce aux publications qu'un de ses petits-fils a faites de quelques-unes de ses sonates, est devenue indispensable à connaître, pour qui veut étudier la formation du génie musical de Beethoven. Rust et Char les- Philippe- Emmanuel Bach, comme l'a indiqué M. Vincent d'Indy, semblent avoir été les vrais précurseurs de Beethoven. — Il serait bon toutefois de faire d'abord une étude critique minutieuse des manuscrits de Bust, afin d'établir un texte rigoureusement exact.

Il y a aussi quelque intérêt à connaître certaines des compositions religieuses et dramatiques de Cherubitli, dont le style a parfois servi de modèle à Beethoven.

1802. — Miniature de Beethoven, par Christian Hornemann. [Appartient à madame de Breuning, à Vienne ; reproduit dans Frimmel, page 3iJ

i8o5. — Portrait de Beethoven, par W.-J. Maehler. [Appartient à Robert Heimler, Vienne ; reproduit dans le Musical Times, page 7 ; Frimmel, page 34]

1808. — Dessin de L.-F. Schnorr de Carolsfeld, lithographie par J. Bauer. [Maison de Beethoven, à Bonn]

1812. — Masque de Beethoven, moulé par Franz Klein. [Voir les exemplaires de notre première édition, et ceux de nos collections complètes]

1812. — Buste de Beethoven, par Franz Klein, d'après le masque. [Appartient au fabricant de pianos E. Streicher, à Vienne; reproduit dans Frimmel, page 46; — Musical Times, page 19]

1814. — Dessin de L. Letronne, gravé par Blasius Hoefel. [Le plus beau portrait de Beethoven ; la maison de Beethoven, à Bonn, possède l'exemplaire qu'il offrit à Wegeler ; reproduit dans Frimmel, page 5i ; — Musical Times, page 21]

i8i5. — Dessin de L. Letronne, gravé par Riedel. [Reproduit dans die Musik, page 1147]

i8i5. — Deuxième portrait de Beethoven, par Maehler. [Appartient à Ign. von Gleichenstein. Fribourg en Brisgau. Reproduction à la maison de Beethoven, à Bonn]

i8i5. — Portrait de Beethoven, par Christian Heckel. [Appartient à J.-F. Heckel, Mannheim ; reproduction à la maison de Beethoven, à Bonn]

1818. — Gravure d'après le dessin de Beethoven, par Aug. von Kloeber. [Reproduit dans le Musical Times, page 25]

1819, — Portrait de Beethoven, par Ferdinand Scrtmon.

[Maison de Beethoven, à Bonn ; reproduit dans die Musik,

Bibliographie

page 1149 ; — Frimmel, page 63 ; — Musical Times, page 29]

1819. — Portrait de Beethoven, par K.-Josepii Stieler. [Appartient à Alex. Meyer Cohn, Berlin ; reproduit dans Frimmel, page 71]

1821. — Buste de Beethoven, par Anton Dietrich. [Appartient à Léopold Schroetter de Kristelli ; reproductien dans la maison de Beethoven, à Bonn]

1824-6. — Dessins-caricatures de Beethoven se promenant, par J.-P. Lyser. [Originaux à la Gesellschaft der Musikfreunde, Vienne ; reproduits dans Frimmel, page 67 ; — Musical Times, page i5]

1823. — Dessins-caricatures de Beethoven se promenant, par Jos. van Boehm. [Reproduits dans Frimmel, page 70]

1823. — Portrait de Beethoven, par Waldmueller. [Appartient à Breitkopf und Haertel, Leipzig ; reproduit dans Frimmel, page 72]

1825-6. — Dessin de Beethoven, par Stefan Decker. [Appartient à Georg Decker, Vienne; reproductions à la maison de Beethoven, à Bonn]

1826. — Dessin de A. Dietrich, lithographie par Jos. Krikhuber [Reproduit dans Frimmel, page ?3]

1826. — Buste de Beethoven à l'antique, par Schaller. [Appartient à la philharmonische Gesellschaft de Londres ; copie à la maison de Beethoven, à Bonn; reproduit dans Frimmel, page 74, et le Musical Times]

1827. — Esquisse de Beethoven sur son lit de mort, par Jos. Daniiauheu. [Appartient à A. Artaria, Vienne ; r< produit dans YAllgemeinc Musik-Zeitung , du 19 avril 1901]

1827. — Masi/ur de Itcothoven mort, moulé par Danhauskr. [Maison de Beethoven, à Bonn)

De nombreux portraits de Beethoven ont été faits depuis sa mort. L'œuvre la plus remarquable qui lui ait été consacrée est le beau monument que Max Klinger vient d'exposer à la Kunst Aunstellung de Vienne. (Oesterreich's Sécession, 1902)

M. Jean Chantavoine prépare, en ce moment, une thèse de doctorat sur Beethoven, qui renouvellera sur plusieurs points la biographie de Beethoven, d'après des documents nouveaux, recueillis dans les bibliothèques d'Allemagne. — M. Chantavoine doit publier aussi, prochainement, une traduction des Lettres, et un recueil de quelques morceaux inédits de Beethoven.

La photographie du masque moulé par Franz Klein en 18 12 a été reproduite à quatre cents exemplaires pour la deuxième édition, sur cliché de M. Edouard Château, fini d'imprimer le samedi 12 septembre iqo3 ; ces quatre cents exemplaires ont été réservés à nos collections complètes.

Nous avons donné le bon à tirer après corrections pour les trois mille exemplaires de cette deuxième édition le mardi 22 septembre iqo3.

Ce cahier a été composé et tiré au tarif des ouvriers syndiqués Imprimerie de Sureskes (E. Payen, administrateur), 9, rue du Pont. — 8019

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