MÉDECINS, NOTAIHES ET INSTITUTEURS
Vin. Antoine Clément (1G99). — Peut-être était-il fils de Jean Clément, dont nous avons parlé plus haut, et parent de l'abbé Pasquier Clément. En tout cas, nous le compterons parmi les médecins de Beire, en vertu des termes de l'acte de baptême que nous rapportons ici : « Claudine, fille de mesfeire François Clément, juge en la justice de Bère, et de Françoise Jolliot, a eslée baptisée le 29 septembre 4699, par moy soubsigné, curé de Bère. Son parrain Antoine Clément, chirurgien audit Bère, et sa marraine damoiselle Claudine Brocard, fille de fut messire Guillaume Brocard et de dame Edmée Gruardet, vivant bourgeois à Marsanney. »
IX. Nicolas Clerget (1701). — Sa présence à Beire, en qualité de médecin, nous est révélée par le décès de sa femme , ainsi enregistré par messire Claude Mon gin : « Catherine Odinet, femme de maistre Nicolas Clerget, chirurgien à Bère, mourut le "2' novembre 1701, et fut inhumée le même jour par moy soubsigné, prestre curé dudit lieu. »
X. Jacques Brunet (1710). — C'est à la lenem'de l'acte qui suit que nous devons de savoir qu'en l'année 1710, il exerçait la profession de médecin dans la paroisse de Beire : « Nicolas Cotton, fils de Jean Cotton, dit Grand-Pré, marchand cabaretier à Beyre, et de Michel Quirot, ces père et mère, est née le 12 febvrier 1710 et fut baptisée le 14 par moy prestre, curé dudit Beyre, soubsigné. Son parrain Nicolas Givoiset, fils de fut Nicolas Givoiset, vivant laboureur à Arc-sur-Tille et de Louise Quirot, demeurant à Dijon. Le sieur Anthoine Oriesme estant au service de Sa Majesté et de présent audit Beyre,
l'a tenu en son lieu à cause de son absence. Et sa marraine Estiennette Oriesme, fille de M. Toussaint Oriesme, aussi marchand cabaretier audit Beyre. En présence de messire Jacques Brunet, chirurgien audit Beyre, et de Claude Maitrot, recteur d'escoUe dud, lieu, qui se sont soubsignés avec moy sur le registre. Et quant aux parties, ont dit ne savoir signer. »
XL Antoine Mougin (1714). — Il exerça certainement la médecine à Beire, où il avait sa résidence, ainsi qu'il est démontré par les divers actes qui suivent : « Anthoine Collaudin, fils de légitime mariage de Jean Collaudin, cordonnier à Beyre, et de Françoise Nicolardot, a esté baptizé par moy, prêtre soubsigné, ce jourdhuy unze novembre 1714, a eu pour parain m'^ Anthoine Mongin, maîtrechirurgien à Beyre, et pour maraine Marie Valby, fille demeurant chez messire Queneau, seis^neur de Beyre. « — Le 22 mai 1718, Marie, fille du même médecin Antoine Mongin, fut ondoyée chez lui par la sage-femme. — Voici maintenant l'acte de sa sépulture, par lequel nous apprenons qu'il fut pendant de longues années médecin à Beire, où plusieurs titres des archives du château nous ont prouvé, d'ailleurs, qu'il était en même temps greffier en la justice de ce lieu : « Maître Antoine Mongin, chirurgien à Beire, âgé de soixante et dix ans, est mort chrétiennement, le vingt-sept janvier mil sept cent soixante, et a été inhumé le lendemain, dans le cimetière de cette église, par le R, P. Rulïet, religieux cordelier à Dijon, de l'agrément de M. le curé de Beire. En présence^de Marie Robelot, sa femme,