MÉDECINS, NOTAIRES ET INSTITUTEURS
illettrée; de Prudent et de Jacques Léchenet, laboureurs audit Beire, ses neveux; de François Clerget, marchand à Beire, aussi son neveu; de François Léchenet, laboureur à Gémeaux, aussi son neveu; de Gérard Le Noir, marchand à Beire, son cousin; du sieur François Normand, chirurgien à Arceau; et de Jean-Baptiste Frèrejacques, recteur d'école, tous soussignés. » — Il était aussi beaupère, par sa femme, de Nicolas Garnier, qui avait épousé Bénigne Robelot, ainsi que l'indique l'acte de décès de Pierre Garnier, du 24 mai 175L
Xn. Antoine Dubouchet (1715). — En l'année 1715 il était certainement médecin à Beire, comme il est démontré par la teneur de l'acte qui suit : « Pierre Dubouchet, fils de M. Antoine Dubouchet, chirurgien à Beyre, et de Claudine Le Foulet, a été enterré, ce 7<^ octobre 1715, par moy, prêtre curé soubsigné, âgé d'environ trois semaines. Ont assisté à cette cérémonie ses parents et amis.»
XIII. Charles Roussin (1728). — L'acte que nous allons transcrire ici nous apprend, qu'en l'année 1728, il exerçait la médecine dans la paroisse ' de Beire : « Christian, fils de M. Charles Roussin, chirurgien à Beire, et d'Anne Ponet, ses père et mère, a été baptisé par moy, prêtre curé soubsigné, ce 12 décembre 1728. Parain Jean Léchenet, maraine Christine Durand, femme d'Etienne Cotton, employé dans les fermes du Roy. »
Ce môme Charles Roussin résidait encore à Beire le 14 octobre 1701, comme le prouve le nouvel acte que voici :
« Bonaventure Mugnier, marchand à Beire, âgé
de trente-huit ans, est mort chrétiennement le quatorze octobre mil sept cent soixante-un, et a été inhumé le lendemain dans le cimetière de cette église par le curé de la paroisse, soussigné. En présence de Christine Roussin, son épouse ; de Charles Roussin, chirurgien^ son beau-père ; et de Nicolas Marion, laboureur, beau-frère, tous de Beire, soussignés, et de Jean-Baptiste Frèrejacques, recteur d'école, aussi soussigné.»
XIV. Charles-François Minard (1754;. — Il est certain que, le 16 mars 1754, il exerçait la médecine à Beire, ainsi que le constate l'acte qui suit : « Jean-Margueritte, fils légitime de Charles-François Minard, chirurgien à Beire^ et de Marie Degoy, son épouse, né le quatorze mars mil sept cent cinquante-quatre, a été baptisé le seize, par le curé de la paroisse soussigné. Il a eu pour parrain maître Jean Gilbert, prêtre curé ae Tilchâtel, et pour marraine demoiselle Margueritte Sauvageot, épouse de M. Julien Bosque, bourgeois à Spoy, qui se sont soussignés avec le père de l'enfant et Germain Thibault, recteur d'école de cette paroisse. »
Il est donc impossible de nier qu'à cette date il y avait trois médecins à Beire, savoir : Antoine Mongin, qui était en même temps greffier; Charles Roussin et Charles-François Minard. — Si cela prouve que nos pères savaient se soigner aussi bien que nous, c'est peut-être aussi à cette surabondance de chirurgiens, dans une aussi petite localité, que Beire dut de se voir privé de médecins résidants pendant plus de quarante ans.
Pendant cette lacune, le service médical fut gé-