‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 110 sur 174 · MÉDECINS, NOTAIHES ET INSTITUTEURS · texte numérisé non relu

MÉDECINS, NOTAIHES ET INSTITUTEURS

néralement fait par M. Balland, installé à Bèze, et que les vieillards de Beire nous ont dit souvent avoir été un praticien d'un réel mérite. — Il savait allier la science à la religion, et nos registres de catholicité nous le montrent baptisant à la maison, le 13 avril 1769, une fdle de Jean Brûlé, charpentier, et d'Anne Roy, son épouse.

XV. Nicolas-Augustin Henriot (180G). — Après la longue vacance que nous venons de signaler, la commune eut de nouveau son médecin résidant. Ce fut Nicolas-Augustin Henriot qui avait le titre d'officier de santé. — Nous avons déjà dit qu'il avait dirigé les affaires de la mairie de Beire , du 9 février 1806 au 9 janvier 1808. — Une mourut point à Beire et alla, nous dit-on, se fixer à Paris.

XVI. — Aune époque qu'il ne nous serait pas possible de déterminer, vers 1820, nous assure-t-on, le service médical fut fait dans la commune de Beire par un officier de santé, appelé Desmaillet, qui alla se fixer ensuite à Talmay.

XVII. François Faitot. — Avant 1830, sous l'administration de M. Charles de Vesvrotte, nous savons qu'il faisait déjà partie du conseil municipal de la commune de Beire. — Il était alors officier dosante. — Nommé maire de ce village le 22 décembre 1834, il se fit installer le 1«'" janvier suivant. — Il avait épousé Marie Clerget, et il mourut à Beire le 20 aoùl 1839, âgé de quarante ans.

XVIII. Pierre-Armand Lucan. — Il était docteur en médecine, et il succéda à François Faitot, vers la fin de 1839 ou au commencement de 1840. — Il mourut à Beire le 11 septcml)re 1870, âgé de eiii-

quanle-six ans seulement, usé par les fatigues inhérentes à ses fonctions qu'il exerçait comme un véritable sacerdoce. Le surlendemain, il fut inhumé au cimetière paroissial au miUeu d'une foule considérable de parents et d'amis, qui étaient venus apporter une dernière marque d'estime et de regret à ce médecin modèle, dont le dévouement fut toujours sans bornes. — Le docteur Lucan était aussi distingué qu'il était humble et modeste. Son esprit est resté proverbial dans la paroisse, et de longtemps on ne trouvera à Beire un aussi charmant conteur.

Un remarquable discours, qui nous émut tous jusqu'aux larmes, fut prononcé sur sa tombe par le tant regretté Arthur de Boissieu, son ami personnel, qui devait, hélas! si peu lui survivre.

Le bon docteur laissa de tels regrets dans la commune de Beire, que le conseil municipal n'hésita pas à y perpétuer son souvenir vénéré, en décidant, à l'unanimité de ses membres, que la rue qu'il avait habitée s'appellerait la rue Docteur Lucan.

XIX. Auguste Guillabert. — Il vint, ve'rs 1859, s'installer parmi nous , avec le titre d'officier de santé. Mais son séjour à Beire fut de courte durée, de trois ans environ. — 11 alla ensuite s'établir à Marsannay-la-Gôte, où il exerce actuellement sa profession.

XX. Jules-Joseph Loquin. — Il est venu se fixer à Beire au. mois de juillet 1872, ayant le titre de docteur. Un an plus tard, le 15 juillet 1873, s'étant déjà affirmé comme un médecin plein d'avenir, il épousait mademoiselle Marthe-Marie-Clémentine Delacre, fille de M. Pierre-Timolhée Delacre, n^aire

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