‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 112 sur 174 · MÉDECINS, NOTAIKES ET INSTITUTEURS · texte numérisé non relu

MÉDECINS, NOTAIKES ET INSTITUTEURS

ce notaire aurait exercé son ministère yjendant do longues années dans la paroisse de Beire (1).

Pierre Girard rédigeait ses minutes en latin, selon la coutume de son temps, et les extraits que le notaire Jean Clopin en a donnés sont clos par cette formule : signum P. Girardi de Berâ. Ita est. — L'official de Langres le qualifie ainsi : « Notre bien aimé et fidèle homme, Pierre Girard, de r»ère, clerc, tabellion juré de la cour de Langres. »

III. Jean Girard (1451). — Nous devons le nom de ce notaire à une feuille en parchemin trouvée dans une liasse de vieux titres gardés au château de Beire. — Cette feuille contient un contrat de vente passé entre le seigneur Nicolas de Baudoncourt et Jacob Mongin, habitant de Beire. Il porte la date du 17 mars 1451 , et on y voit Jean Girard qualifié de la sorte : « clerc, tabellion de ladite court de Langres , notre juré. » — Nicolas de Baudoncourt y apparaît, de son côté, avec ces titres : « Noble seigneur Nicolas de Baudoncourt, seigneur de Promgey et de Bère. » — Jean Girard figure sur la liste des feux de l'an 1469.

IV. Claude Picquet (1489). — Il nous semble certain que, dès l'an 1489, il exerçait le notariat dans la commune de Beire, en même temps que Nicolas Picquet était curé de cette paroisse. Cela nous paraît indiqué par la teneur d'un acte inséré au terrier de Jean Clopin, fol. 126, dont nous transcrivons ici le commencement et la fin : « A tous celx qui ces

(1) Terrier de Jean Clopin, folio 1î

présentes lettres verront et ourront, je Alexandre de Saulx, chevalier, seigneur de Vantoux etdeBère, scavoir fais à tous présents et advenir, que j'ai accensé, baillé et délaissé', -pour moy et pour mes hoirs, à Oudot Carthemièt, etc.... En tesmoing des présentes choses, j'ai signé de mon seing manuel, et fait seeler ses présentes lettres de mon seel armoyédemes armes, avec le seing manuel de Claude Picquet, clerc, notaire publicque et juré des courts de la chancellerye du duché de Bourgogne et de Langres, cy mis à ma requeste le vingt-cinquiesme jour du moie de may, l'an mil quatre cens quatrevingt et neuîz. » — On ne dit pas dans cet acte, il est vrai, que Claude Picquet ait eu sa résidence à Beire, mais il est difficile d'en douter, quand nous voyons, dans la suite, Robert, Hugues et Antoine Picquet exercer le même ministère dans cette commune.

V. Michel Amyot (1505). — D'un acte inséré au terrier de 1579, fol. 157, et dont nous allons donner le commencement et la fin, il résulte qu'il était notaire à Beire dès l'an 1505 : « Au nom de notre Seigneur, amen. L'an de l'Incarnalion d'Icelluy courant, mil cinq cent et cinq, le vingt-troisiesme du moie de may, nous Claude de Saulx, escuyer, seigneur de Bère en partie , et messire Nicolas Picquet, procureur et recepveur de noble et puissant seigneur messire Anthoine de Baissey, chevalier, seigneur dudit Bère, et aussy de Jehanne et Anthoine d'Angolevent, dame de Bère en parties. Lequel messire Nicolas Picquetse faisant fort, etc.. En tesmoing de ce nous avons requis et obtenu le

oo\ MliDKGliNS, NOTAI lŒS Eï INSTITUTELiKS

seel royiil èlre mis ù ces présentes leltres faictes et passées audit Bère, pardevant Michel Amyot, clerc, notaire royal, demeurant audit Bère. »

11 exerçait encore ses fonctions dans la même paroisse en l'année 1522, ainsi qu'il résulte d'un second acte du il mars de ladite année, qu'on trouvera également au terrier de 1570, fol. 132, mais qu'il n'est pas nécessaire de rapporter ici.

VI. Robert Picquet (1511). — Le 3 février 1511, on voit Claude de Saulx et Louise de Salins, son épouse, seigneurs de Beire et de Meilly-en-Auxois, louer une maison à Jacques Delanque, qui devint plus tard notaire à Beire. Or, l'acte de cette location fut passé par-devant Robert Picquet, qui était tout à la fois prêtre et notaire, ainsi que l'indique la clôture suivante de sa minute qu'on peut lire fol. 7 du terrier de 1579 : « En tesmoing desquelles choses, nous avons demandé, obtenu et requis le seel royal être mis à ces présentes lettres d'accensissement, qui furent faictes et passées audit Beire, pardevant et en la présence de Robert Picquet, prestre et notayre royal, juré d'ycelle court pour le roy, notre sire. )) — Rien ne prouve ici, nous le reconnaissons volontiers, que l'abbé Picquet ait eu sa résidence à Beire. ÎMais outre qu'il y possédait certainement une maison, plusieurs autres pièces nous ont fait comprendre qu'il habitait réellement cette localité.

Le volume contenant l'information relative au grand procès des seigneurs de Beire et de laCllianme, nous a appris, qu'à l'époque dont nous nous occupons, il y avait encore, dans cette même paroisse,

un autre prêtre du nom de Pierre Picquet, qui tenait en location la ferme de la Chaume, alors possédée par le sieur de Longecourt, père d'André de P>aissey. — Pendant près d'un siècle, la famille Picquet fournit des prêtres et des notaires à la paroisse de Beire. — Nicolas, Robert et Pierre Picquet, prêtres, devaient être frères et partant contemporains.

VII. Jacques Delanque (1511). — L'acte dont nous venons de parler et qui fut rédigé par l'abbé Robert Picquet le 3 février 1511, qualifie Jacques Delanque du titre de « clerc notayre publicque dudit Bère. » — Un second acte qu'on pourra lire fol. 17 du terrier de 1579, lui donne le même litre. Au surplus, en voici le commencement et la fin : a A tous ceulx qui verront ces présentes lettres, Claude de Saulx, • escuyer, seigneur de Beire-le-Chastel, scavoir faisons à tous présents et advenir, que nous avons baillé, etc.... En tesmoing desquelles choses, nous avons signé ces présentes de notre seing manuel, avec le seing manuel de Jacques Delanque, clerc, notayre publicque et juréde lacourtde monseigneur l'official de Langres, cy rais à ma requeste le septiesmejour du mois de septembre l'an mil cinq cent vingt et neuf. » — On ne dit pas ici que Jacques Delanque ait eu sa résidence à Beire, mais l'acte du 3 février 1511 l'affirme positivement. Une famille de ce nom était d'ailleurs, à la même époque, établie dans ce village.

VIII. Hugues Rameaul.x. (1534). — Il était notaire à Beire en l'année 1534, ainsi qu'il va être établi par la copie suivante que le notaire Jean Clopin a insérée fol. lOi' de son terrier. — Conformément à notre

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inélhode, nous donnons, ù l'appui de notre assertion , le comniencomont et la fin de cet acte : « A tous ceulx qui ces présentes lettres verront et ourront, nous officiai de la court de Langres, salut, scavoir faisons à tous présents et advenir que, en la présence de notre bien aimé et féal Hugues Rameaulx, demeurant à Bùre, clerc, notaire juré de la court, auquel quant aux choses qui s'ensuyvent , nous

ajouctons foy En tesmoing des choses dessus

escriptes, ont requis le notaire sonbzscript signer ces dictes de son seing manuel, cy mis le huictiesme jour du moye de may mil cinq cent trente et quatre. »

IX. Hugues Picquet (1549). — En cette année, il est positif qu'il possédait l'office de notaire attaché à la commune de Beire, ainsi que va rétablir l'acte suivant, collationné sur la minute parMoitoiret, notaire à Pichange, et qu'on trouvera fol. 9 du terrier de 1579.

Nous en donnons ici, comme nous avons déjà fait à l'article précédent, le préambule et la conclusion : (( Au nom de notre Seigneur, amen. L'an de fincarnation d'Icelluy courant, mil cinq cent quaranteneuf, le vingtiesme jour du moye de juing, je Anne de Saulx, dame de Bère et Gissey, femme de messire Charles de Maillet, chevalier, etc.... En tesmoing de quoy j'ai requis et obtenu le scel de la court et chancellerye estre mis à ces présentes, et au semblables d'icelles d'une même forme et sustance. Faictes et passées audict Bère, pardevant Hugues Picquet, clerc, notaire royal, juré d'icelle court, demeurant audict Bère. »

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