X. Antoine Picquet (1560). — Rien n'indique
DE LA COMMUNE DE BEIliE 357
d'une façon positive qu'il ait possédé l'office qui semble avoir été de tradition dans sa famille. En tous cas il nous paraît assez difficile d'en douter pour les raisons que nous allons donner :
1*' Le lundi 7 mars •1594 , à huit heures du matin, les jours de Beire ayant été expédiés en l'hôtel de Pierre Bonnet, juge ordinaire en la justice de ce lieu, on y vit Claude Parcheniiney produire un contrat de vente, reçu et si^né Antoine Picquet, notaire royal, le 17 juin 15G6, à l'elTet d'établir qu'il avait bien le droit de construire une maison, ainsi qu'il venait de le faire, sur le mur dont on lui contestait la possession. — On trouvera la preuve de ce que nous avançons ici fol. 279 du terrier de 1579.
2" Puisque Hugues Picquet était certainement notaire à Beire en l'année 1549 , il est assez naturel de penser qu'Antoine Picquet, qui fut également notaire, ait gardé les minutes d'un,e charge qui appartenait à sa famille, et qu'il ait exercé cet office en l'année 1566. — Et puis rien n'indique qu'il n'était pas le fils du notaire précédent.
XI. Jean Glopin (1575). — Ce fut lui qui rédigea les préliminaires du terrier de 1579, et c'est pour cela que nous l'avons souvent appelé le terrier de Jean Clopin. — Il dut vraisemblablement succéder à Antoine Picquet. Toutefois, nous croyons ((u'il y eut une vacance dans l'office des notaires béréens, depuis le départ ou la mort de ce dernier jusqu'à l'entrée en fonctions de Jean Clopin : nous avons constaté, en effet, que pendant les années 1572^ 73 et 74, un certain nombre d'actes intéressant les