‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 118 sur 174 · ÉVÉNEMENTS QUI SE SONT PASSÉS A ME IRE · texte numérisé non relu

ÉVÉNEMENTS QUI SE SONT PASSÉS A ME IRE

un enfant dont le bras droit, le coude et l'épaule étaient paralysés. — 883-884.)

Sur ces deux guérisons miraculeuses arrivées, la première en 883, la seconde en 884, on peut consulter les Bollandistes (1).

Le premier de ces deux miraculés, nommé Ermenbert et âgé de dix-huit ans, avait été amené attaché sur un char au moyen de fortes courroies, à l'église des saints apôtres Pierre et Paul du monastère de Bèze, où reposaient les reliques de l'archidiacre de Narbonne. Sa guérison fut attribuée à l'intervention de saint Prudent ainsi qu'à celle des patrons de l'abbaye. — Le second n'est désigné par les Bollandistes que sous la dénomination suivante : (( un certain enfant du lieu de Beire , Beriensis uillœ, ayant été apporté au monastère de Bèze. » — Sa guérison fut obtenue, le vendredi saint, pendant que les moines chantaient matines.

En 887, les moines de Bèze portèrent les reliques de saint Prudent au monastère de Saint-Etienne de Dijon, afm de les soustraire à la profanation des Normands qui ravagèrent, l'année suivante, leur couvent et les paroisses du voisinage. Six moines et un novice furent massacrés. — Ce précieux dépôt a été gardé pendant plus de trente ans par les religieux de Saint-Etienne de Dijon, qui auraient voulu se l'approprier. Mais dans un synode tenu le 23 septembre 921, Garnier, évêque de Langres, en ordonna la restitution à ses légitimes possesseurs;

(1) Commentarius iirœviw, § 3, u" 31. p. :J40; id., n» 2o, p. 357.

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et lui-même rapporta, en grande pompe, le cor|)S »lu saint martyr à l'abbaye de Bèze. — Aujourd'hui, les reliques do saint Prudent sont possédées par l'église paroissiale de ce lieu.

Thibaut, moine de Bèze, qui vivait encore vers l'an 4124, a écrit l'histoire de ce saint martyr; de la translation de ses reliques de Narbonne à Bèze, en 883, par Geilon, évêque de Langres ; et de leur seconde translation , de Dijon à Bèze également, par l'évèque Garnier; enfin, il rapporte les divers miracles opérés au tombeau vénéré du saint archidiacre.

Voici ce que M. Alphonse de Vesvrotte a consigné dans un article qu'il a consacré au bourg de Bèze (c'est le travail d'une personne quia dû analyser la vie de sahit Prudent). — Comme il a trait à notre sujet, nous le rapportons textuellement :

« Geilon, évêijue de Langres, dit le moine Thibaut, revenu d'un pèlerinage qu'il avait fait à Saint- Jacques en Galice, passa par Narbonne, demanda l'hospitalité au gardien de l'église où l'on conservait les reliques de saint Prudent, qui la lui donna. Geilon s'imaginant qu'on ne rendait pas à ces reliques l'honneur qui leur était dû, forma le dessein de les enlever et les enleva elïectivement. De retour dans son diocèse, il déposa son précieux larcin (pour me servir des expressions du moine Thibaut) dans l'abbaye de Bèze, qu'il honorait d'une prédilection particulière. — Quoique ce moine loue l'action de Geilon, il a néanmoins senti qu'elle pouvait être blâmée, et qu'elle avait besoin d'apologie, c'est pourquoi il entreprend de la justilier.

c( Ce moine fit la relation des miracles opérés dans le monastère de Bèze parles mérites de saint Prudent, depuis que ses reliques y furent déposées jusqu'au temps où il vivait. Il rapporte ceux qui entêté écrits par un auteur plus ancien que lui, et ensuite ceux qu'il a appris de personnes dignes de foi. — Il ne dit pas qu'il ait été lui-même le témoin d'aucun de ces miracles.

(( On y lit que des convulsionnaires, des paralytiques, des aveugles, des sourds-muets y furent guéris. licite, entre autres miracles, plusieurs guérisons opérées sur des habitants de Selongey, de Flex, de Mantoche, de Bourberain, de Saint-Seine, de Lentilly, d'Echirey, d'Is-sur-Tille, de Pouiliysur-Yingeanne, de Rozières, de Viévigne, de Lux ; la résurrection de Siméon, fds de Camiula, du lieu de Bèze, qui s'était noyé dans la rivière de ce nom, ainsi que la guérison d'Ermenbert et d'un enfant de la paroisse de Beire. »

II. — Exécution de Jacques de Baudoyicourt, sire de Boire, 1359.

Courtépée et Boudot disent positivement qu'en l'année 1359, il fut exécuté -dans la ville de Semur, pour ses forfaictures et démérites, et que sa forte maison de Beire fut confisquée par le duc de Bourgogne. Mais jusqu'ici les circonstances de sa mort sont restées ignorées. On les connaîtra probablement plus tard, lorsque les arrêts de la Cour criminelle seront déposés aux archives départementales. En attendant, nous renvoyons le locteur à l'article relatif à ce seigneur.

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