‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 14 sur 174 · I. — Chapelle de Beire-la^Ville · texte numérisé non relu

I. — Chapelle de Beire-la^Ville

Bien que cette section de la commune ait constamment possédé l'église paroissiale, nous pensons qu'elle avait encore une chapelle particulière. — Nous n'en avons aucune preuve positive, il est vrai, mais nous sommes porté à le croire, par la raison qu'il y avait certainement une maladrerie à quelques centaines de mètres de l'égUse principale, et que cet hôpital devait probablement avoir son petit oratoire.

En effet, dès l'an 1337, sous le règne de Philippe de Valois, Guillemette d'Aubigny, dame de Beire (1), se dessaisit de la quatrième partie de la justice de la maladière de ce heu, en faveur d'Ache-

(i) Analyse do PKiNr.Eiiif, vol. XIX, p. 33*.

not de Beire, éciiyer. — En 1571, le 3 juin, Guillaume de Drée, seigneur de Beire, loue un journal de terre à Claude Couchot, laboureur, au lieu appelé la Maladière (1). — Le 27 juin 1595, on voit les hommes de Saulx-le-Duc, après avoir « raflé tout ce qu'ils treuvent au village de Veuvrotte, menacé de moissonner les bleds, etc. (2) » , emmener et battre à leur façon rtccoMsh<mee des vignerons proche de la Maladière, donner un grand coup de coutelas au pauvre Villemotj vigneron de M. Morelet.

M. Joseph Garnier applique ce dernier fait à la maladière de Dijon, mais nous nous croyons autorisé à le conserver pour celle de Beire, en raison des motifs que nous allons donner :

1° Il y avait un vignoble sur le territoire de Beire, avant comme après l'année 1594, ainsi qu'on pourra s'en convaincre, soit en parcourant le terrier de Jean Clopin (1579), soit en lisant divers autres titres conservés au château de Beire : il y avait donc alors un certain nombre de vignerons domiciliés dans cette commune;

2° La liste des feux de l'an 1469 comprend deux habitants du nom de Villemot, et le jour de la Toussaint, 1" novembre 1648, on voit encore messire Claude Gomard baptiser Claudine, fille de Richard Villemot, couvreur à Vesvrotte ;

3" Il est également hors de doute que noble Jean Morelet, qui avait son domicile à Dijon, pos-

(l) Terrier du château, 1579, loi. 12.

(•2y J. GiRNlER, y&urwa/ rfe BreMno^ vol. II, p. 173.

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