‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 15 sur 174 · TC CIIAPELLRS ET CROIX · texte numérisé non relu

TC CIIAPELLRS ET CROIX

sédait (les immeubles sur le Image de Beire, dès l'an 1581, ainsi que le démontre la reconnaissance suivante insérée au terrier dressé en 1579 par le notaire Jean Clopin « Noble Jean Morelet reconnaît posséder de mondit sieur... un meix de présent ruineux, auquel soûlait être une maison et grange naguère bruslée, assise à Bère-la-Ville, contenant environ... emprez Jean Mongin, à cause d'acquest des biens de Guyot Pussin, d'une part, et la charrière commune, d'autre part, aboutissant du côté du soleil levant sur la charrière commune, et d'autre bout sur les pasquiers communs. Pour lequel ledit sieur reconnaissant confesse devoir à mondit sieur, annuellement, le cens emphytéote, portant lods, etc., 20 deniers au jour de saint Rémi, etc. Fait à Dijon, en la maison dudit sieur Morelet, le 27 juin 1581. Présent Jean Duché, tailleur, etc. » ;

4° Enfin, il y avait une maladière à Beire-la-Ville, bâtie sur le chemin qui conduit de ce lieu à Vesvrotte : nous avons dit plus haut que Guillemette à'Auhugney, dès l'an 1337, y avait cédé des droits de justice à l'écuyer Achenot de Beire. D'autre part, le dernier terrier du château commencé, le jeudi 17 juin 1723, par Jean Rouhier, notaire à Aignay-le-Duc, désigne la croix Saint- J^aurent sous le nom de croix de la maladière. Le même nom y est également donné au chemin qui conduit de Beire-la-Yille à Vesvrotte, lequel chemin passe devant la croix en question. Or, pour toutes ces raisons, il nous semble assez difficile de ne pas attribuer à la maladière de Beire le fait raconté par Breunot, surtout quand les « hommes de Saulx-îe-

Duc venaient de rafler tout ce qu'il y avait à Veuvrotte. »

Nous pensons donc qu'au lieu appelé la croix Saint-Laurent, mais dont le nom véritable, selon les anciens terriers, serait celui de croix de la Maladière, il y eut, dès l'an 1337 au moins, une léproserie mise sous le vocable de saint Laurent, laquelle aura disparu plus tard, lors du passage de Gallas peutêtre, avec son petit oratoire ; et, l'édifice enlevé, le climat en aura conservé le nom jusqu'à l'époque de la confection du terrier de Jean Ptouhier. Ce qui ajoute encore un nouveau crédit à notre version , c'est qu'à la place même où nous avons, il y a une quinzaine d'années, fait restaurer Ja croix Saint- Laurent, on a retrouvé, en 1822, sous l'administration de M. Charles de Vesvrotte, des pierres de taille cachées sous des remblais, preuve certaine d'une ancienne construction jadis élevée en ce lieu et qui fut probablement la maladière de Beire (1).

IF. ■ — Chopelle de Vesvrotte.

Le hameau de Vesvrotte, éloigné de 1500 mètres environ de l'ancien presbytère, était trop important pour qu'en des temps de foi surtout, on n'y eût pas érigé une chapelle. En effet, en parcourant les registres paroissiaux pendant une période de deux cents ans, nous y avons remarqué les noms de personnes domiciliées en ce lieu, exerçant des profes-

(!) La (iécouverte de nés jiiorres fut faite par François lierthiot.

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