IV. — L'abbé André
Rien ne s'oppose à ce qu'on le regarde comme le successeur de l'abbé Barthélemi. Il vivait sous le règne de Philippe le Bel, et il fut certainement curé de Beire, ainsi que nous allons le prouver au moyen des documents qui suivent :
1° « L'an 1293, le troisième jour après la fête de saint Barnabe, apôtre, maître André, curé de Beire, dépose, au nom du couvent de Bèze , une lettre de Philippe le Bel entre les mains de Jean de..., bailly de Màcon, à l'effet d'établir certams droits de cette abbaye » (2).
2° Le vendredi avant la fête de saint Clément, l'an de l'Incarnation 1297, le même André, recteur de l'église de Beire, est témoin d'un accord passé entre Haymon de Beaumont et l'abbé de Bèze. Guy de Beire, chevalier, probablement celui dont
(1) Archives départeruentales, copies dea titres de Tabbaye de Bèze, vol. 1, p. 192.
(2) Id., |J. 300.
CUBÉS QUI ONT DESSERVI l/ÉGLISE DE BEIRE 133
la pierre tumulaire se voit encore dans l'ancienne église de ce lieu (Guy de Prangey, sire de Beire), figure également comme témoin dans ce traité d'accord (1).
3° Enfm , le vendredi après la Saint- Vincent, l'an de l'Incarnation 1314, un nouveau concordat a lieu entre le couvent de Bèze et le curé de Beire, relativement au patronage de l'église et aux dîmes de cette dernière paroisse, ainsi que cela s'était déjà fait sous l'abbé Barthélemi. Malheureusement le nom du curé ne figure pas dans la copie de cet acte que nous avons lue dans le Recueil des titres de l'abbaye de Bèze. Ce second traité fut aussi passé devant l'official de Langres, et il est terminé par ces mots : « En foi de quoi nous avons voulu que le sceau de la Cour de Langres fût apposé à ces présentes lettres. Donné le vendredi après la fête de saint Vincent, l'an de Notre Seigneur 1314 » (2). — Bien que le nom du curé de Beire ne figure pas dans le corps de ce traité, qu'il n'y a pas d'inconvénient d'appliquer à l'abbé André, nous avons voulu le mentionner ici , pour faire connaître au lecteur quelles étaient les mœurs de ces temps.