‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 37 sur 174 · XI. — Vahbé Claude Picquet · texte numérisé non relu

XI. — Vahbé Claude Picquet

Nous savons que, vers la fin du quinzième siècle, il y avait à Beire une famille nombreuse portant ce nom ; elle avait donné à la paroisse des notaires et des curés. Il y a tout lieu de présumer que l'abbé Claude Picquet était un de ses descendants. Il fut le successeur de l'abbé Salbrouhot.

Bien que ce dernier fût encore curé de Beire, le lundi 15 juin 1592 (il n'avait d'ailleurs, à cette époque, que 62 ans), l'abbé Claude Picquet était déjcà prêtre dès l'an 1575, et peut-être alors vicaire de Beire : à la tenue des jours de ce lieu par honorable homme Huguenin Amyot, lieutenant à ce commis, Guillaume do Drée, seigneur de Beire, obtint une sentence contre lui, à cause de certains héritages qu'il possédait sur le finage de cette commune. — Ces jours furent expédiés en la maison au Bornet, le vingt-septième jour du mois de juin 1575. Dans le prononcé du jugement il est ainsi qualifié : « messire Claude Picquet, prestre ». — Quelques

;i) Archives (lu château, voUiiue d'inforiualious.

années plus tard, lors de la confection du terrier de Jean Glopin, on le voit, avec le même titre, faire en son nom et au nom de ses frères absents, la déclaration de plusieurs immeubles par eux possédés sur le territoire de la même commune. — Enfin, dans un manuel à cens, sans date, servant à la perception des cens dus à la maison forte de Beire, et que nous croyons, à cause de la parfaite ressemblance de l'écriture, avoir appartenu au receveur Jean -Jérôme Tisserand (1615), il finit par être qualifié du titre de curé de Beire : « discrette personne messire Claude Picquet , cure diidict Bèrey> (1).

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