‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 42 sur 174 · XVI. — L'abbé Prudent Brocard · texte numérisé non relu

XVI. — L'abbé Prudent Brocard

Il fut docteur en théologie : le notaire Jean Rouhier lui donne ce titre, fol. 61 de son terrier, où on le voit, le 5 février 1724, être témoin d'une reconnaissance faite à messire André Malpoy par Pierre Genelot et Prudent Chambrette, du lieu de Beire.

Le premier acte des registres de catholicité revêtu de sa signature porte la date du 23 février 1711 . Cependant nous sommes autorisé à croire qu'il prit possession de la cure de Beire avant ce temps, et tout au moins dès le 23 décembre 1710, jour où nous voyons « honnête Prudence Brocard, nièce du sieur curé, » tenir Etienne Lombard sur les fonts baptismaux de cette paroisse (2).

(1) Registres de catholicité.

(2) Id.

i5'2 CUnÉS QUI ONi' DESSERVI l'ÉGUSE DE BEIRE

Le 8 septembre 1744, il termina son ministère par le l)aptême cVAiiloiue Ladrey. En conséquence il administra la paroisse de Beire pendant plus de trente-trois ans.

Il mourut, le 30 septembre 1744, âgé de soixanteet-un ans, et fut inhumé, le lendemain, devant le maître-autel de l'église de Beire -la-ViUe. Voici, d'ailleurs, l'acte de sa sépulture : « Le 30 septembre mil sept cent quarante-quatre, est décédé Prudent Brocard, curé de Beyre, âgé de soixante-un ans et muni des sacrements de l'Eglise pendant sa maladie, et le lendemain il a été inhumé aux pieds du grand autel de ladite église, par le soussigné curé de Tasnet, doyen de Mirebeau, en présence de M" Arnoux, prieur curé de Gémeaux, doyen d'Issur-Tille, et des soussignés curés : Perriquet, de Flacey ; de Gissey, du Val de Saint-Julien ; Noblot, de Marcennay ; Pelsenet, de Mégné (Magny); Tournier, deBrognon ; Mossère, de Belleneuve; Maîtrejean, de Lux; Huot, de Spoy ; et Foroy, d'Aiceau (1). »

Pendant la vacance de la cure de Beire, qui dura trois mois environ , la paroisse fut desservie par l'abbé Foroy, curé-recteur d'Arceau; par B. Ducy, curé de Viévigne; enfm, par l'abbé Noirot qui prit le titre de « prêtre desservant la cure de Beyre (2). »

Le terrier de 1723 dressé par Jean Rouhier contient, fol. 130, une sentence des requêtes de Palais

(1) Registres de catholicité.

(2) Id.

CURÉS QUI ONT DESSERVI l'ÉGLISE DE BEIRE 153

de Dijon, du 17 juin 1728, qui condamne l'abbé Brocard à démolir le four qu'il avait fait construire dans la maison curiale pour son usage personnel, et à porter désormais sa pâte au four commun, ainsi que ses prédécesseurs et lui avaient fait jusquelà. — Néanmoins, madame JosèpheVestu, dame de Beire, veuve de messire André Malpoy, lui fit la remise des dommages et intérêts, que la cour lui avait accordés après qu'elle eut démontré que, de temps immémorial, les curés de Beire cuisaient leur pain au four banal appartenant au seigneur de Beire -la- Ville.

A l'instar de ses prédécesseurs, l'abbé Brocard fit, en mourant, donation d'une somme deSOO livres à la fabrique de Beire, à charge de services religieux.

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