IX. — Guillaume et Aijtuon le Borgne, de Beire (IliO
Guillaume de Beire était certainement fils d'Avin, dont nous avons déjà parlé : en eiïet, vers l'an 11 20, ce dernier faisant au monastère de Bèze la concession de cei'tains droits, ses dispositions sont ratifiées par son épouse et Guillaume so)i fils ("2).
A la même date , on voit Aymon le Borync, signer le contrat d'une donation faite par le même Avin au monastère de Bèze (3). Rien n'y indique que cet Aymon le Borgne appartienne à la maison de Beire. Mais Pérard (4) nous renseigne d'une façon si positive qu'il n'y a pas lieu d'en douter un seul instant : en Tannée 1129^ en eflet, Aymon le Borgne de Beire « Aimo libormis de Beria » est témoin d'un acte, aux termes duquel Richard de Fraimont accorde aux religieux du monastère de Saint-Etienne de Dijon tout ce que leurs charrues pourront labourer, dans les pàquiers de Gorbeton, sans qu'ils soient tenus à aucune redevance envers lui. Il y ajoute une maison située en face de celle d'AuUebauld , maison qu'il avait donnée précédemment à Saint-Etienne. — Sont témoins de cet acte , avec Aymon le Borgne , de
(1) Patrol., vol. CLXU, p. 97'..
(i) IJ., p. OHO.
/3) Patrol. ,\ol CLXll, 1>. 980.
(4) PÈltAKli, il. 99.
ET SES ANCiEiNS SEIGNEURS l'Jl
Beire : Girard, prêtre; et Yualdin, chevalier, de Dijon.
En 1147, il était chevalier, et c'est en cette qualité qu'il signa l'acte d'une nouvelle donation faite, par Othon de Mirebeau, aux religieux de Saint- Etienne et aux chanoines dudit Aiirebeau, alors que l'abbé Herbert était à la tète de ces religieux. — Cette donation comprenait toutes les terres qu'ils pourraient cultiver avec leurs attelages; elle leur accordait en outre le droit de construire un four pour leur usage personnel... A la rédaction de ce contrat furent présents: Milon, chantre; Girard d'Aprernont; Gilbert de Grancey; deux prêtres : Constantin d'Arceau et Martin de Mirebeau. — Parmi les noms des chevaliers on lit ceux qui suivent : Odon d'Echirey ; Ponce de Fontaine ; Aymon de Beire, nAimo Bornus de Berija; » et Virric d'Arceau (1).
En l'année 1158, Guillaume et Aymon le Borgne, de Beire, réapparaissent : Avec Hugues d'Arcelot, ils contestent aux chanoines de Saint-Etienne de Dijon le droit que leurs pères, Avin de Beire et Avin d'Arcelot leur avaient concédé, en 1128, ainsi (jue nous l'avons déjà dit, de faire parcourir leurs forêts d'Ahuy et d'Hauteville, d'y ramasser le bois sec et d'y couper les liens dont ils avaient besoin. — Mais cette affaire ayant été portée devant la cour du duc de Bourgogne, elle fut tranchée en faveur des chanoines maintenus dans leurs droits d'usage. — ■ Eudes, deuxième de ce nom, était alors duc de
(1) Pérabd, p. 117.
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Bourgogne, et Ôilbert de Gi'ancey abbé de Saint- Etienne (i). — On voit, dans le traité d'accord qui intervint, que, si Avin de Beire était mort, son épouse lui avait survécu et qu'elle vivait encore ; qu'Ayinon était marié et qu'il avait deux (ils : Odou et Aymon, dont nous n'avons retrouvé nulle part ailleurs la moindre trace certaine.